Archives pour la catégorie Péché mignon

Péché mignon

Je suis seul à la maison
Je regarde par la fenêtre
Mieux vaut ça que d’être
L’eau passe sous le pont

Je suis seul à la maison
Je mange sans avoir faim
Du fromage avec du pain
Voilà mon péché mignon

Je suis seul à la maison
Ça me fait doucement rire
Je ne trouve rien à redire
A l’état de notre horizon

Ça me fait doucement rire
Je suis seul à la maison
Voilà mon péché mignon
Je ne trouve rien à redire

L’ours

Que vois-je ? Mais c’est ma polaire
Qui s’est pendue à la patère ?
Est-ce à cause d’aiguilles ennemies
Ou de la constellation des tapis ?

Dis, Hello Kitty, que regardes-tu ?
La photo d’une plage d’Honolulu ?
Gardiens ? les deux anges de pierre ?
De quels secrets cachés derrière ?

Et pour qui, dans le vaisselier,
Toute cette armée en rangs serrés ?
Le shi-tzu dort-il dans sa panière,
Moi, comme lui, dans cette tanière ?

Le hasard

Avec la musique que j’aime je suis enfin parti
Sur ce semblant de bohème réglé mon esprit

Sur cette mer du hasard
J’irai croiser aux Hébrides
Au zèbre lâcher la bride
Dans les terres d’espoir

Ce que je possédais est désormais dans la futaie
Au pied d’un peuplier mon identité je l’ai déposée

Dans les terres d’espoir
Au zèbre lâcher la bride
Je vais croiser aux Hébrides
Sur cette mer du hasard

Avec ce semblant de bohème réglé mon esprit
Sur la musique que j’aime je suis enfin parti

Le diable l’emporte

Tu dis que tu vois de la haine dans mes yeux
Si c’est par là que tu commences à chercher
Tu dis que tu vois de la haine dans mes yeux
Ce n’est pas là que je l’ai caché en premier

Si
Je suis
Le chien derrière la porte
Un Dieu, le diable l’emporte

Tu dis et le répètes que j’ai un cœur de pierre
Mon cœur je ne sais pas de quoi il est fait
Tu dis et le répètes que j’ai un cœur de pierre
Même si je sais : il n’est plus aussi léger

Si
Je suis
Le chien derrière la porte
Un Dieu, le diable l’emporte

Samouraï

Où êtes-vous ?
Où êtes-vous
Plein de charme
Mes matins calmes ?
Oh mais
Dans ma tête
Je suis bête !
Et que faire de vous ?

Cette vie d’ascète n’est pas assez
Cette vie d’ascète n’est pas assez
Bûcheron de l’oubli
Je plante de nouvelles forêts
Avec des scies

Où suis-je ?
Qui suis-je ?
De toute bataille
Le samouraï ?
Oh mais
Par mon épée
Transpercé !
Et pour quel vertige ?

Cette vie d’ascète n’est pas assez
Cette vie d’ascète n’est pas assez
Mon passé, ce dur à cuire
Revient par un fait exprès
Sans coup férir

Les infidélités du destin

C’est un homme tournant en rond. Habillé tous les jours de la même façon, sa vieille sacoche sous le bras, il attend le bus, ne le prend pas.
Sous ses volutes de fumée, perdu dans ses pensées, peut-être voit-il défiler sur le mur de l’autre côté, les nombreuses infidélités que son destin lui a fait ?

Je ne peux m’empêcher, m’empêcher de penser : Voilà comme nous attendons, tous, qui que nous soyons. Mais le faisons simplement chacun différemment.

Je suis un homme tournant en rond. Comme hier à la fenêtre du salon, je passe mon temps, mets de côté des minutes avant d’aller travailler.

Le bon endroit, le bon moment, j’attends juste leur conjugaison. Que fait cet homme à tourner en rond ? Que fait cet homme à tourner en rond ? Le bon endroit, le bon moment, attend-il enfin leur conjugaison ?

Journée type ( Entre parenthèses )

Une demi-heure que je suis levé, je me décide un deuxième café. A midi je sortirai un truc du frigo, le mangerai en écoutant la radio.
Ma nouvelle ville, ma nouvelle vie, ma nouvelle vie dans la même ville, celle que je poursuis et qui me poursuit.
Quel été pourri nous est promis : pluie glacée au sortir de la bibli, mais de toute façon je m’en cogne, me parfume l’eau de Pologne.
Ma nouvelle ville, ma nouvelle vie, ma nouvelle vie dans la même ville, celle qui m’a produit, que je reproduis.

Entre parenthèses, si j’étais un animal, le passé ne serait qu’expérience. Non cette espèce d’absence ou bien de ville idéale.

Parallèle

Ton homme extraordinaire est en mille morceaux
La colombe atteinte par la bave du crapaud
Comment avons-nous fait ?
Qu’est-ce qui nous défini ?
Animale que tu es
Parasite que je suis

N’y a plus rien à espérer de ce lit défait
N’y a plus aucun diamant sur aucun canapé
Comment avons-nous fait ?
Qu’est-ce qui nous défini ?
Horizontale tu l’es
Parallèle je le suis

On peut s’engueuler pour un oui ou pour un nom
Et voilà que nous revenons à nos prénoms
Comment avons-nous fait ?
Qu’est-ce qui nous défini ?
Singulière tu l’es
Paradoxal je suis

Le beau rêve s’est effondré avec la maison
Les pensées ne sont pas belles en cette saison
Comment avons-nous fait ?
Qu’est-ce qui nous défini ?
Verticale que tu es
Parallèle que je suis

Tableau de bord

On était parti dans l’après-midi
Après avoir un peu dormi
Mais je me frottais les yeux
Et je ne voyais rien de mieux

Pourtant quand tu t’endors
Les pieds sur le tableau de bord

Avec son masque de l’infini
Ce pays nous mettait au défi
Si j’avais su qu’on irait si loin
Je n’aurais pas pris ce chemin

Pourtant quand tu t’endors
Les pieds sur le tableau de bord …

Pourtant quand tu t’endors
Les pieds sur le tableau de bord
Pourtant il n’y a rien à faire
Les moments que je préfère
C’est encore quand tu t’endors
Les pieds sur le tableau de bord
Pourtant cela semblait plausible
Un pays où tout serait possible
Maintenant il n’y a rien à faire
Les moments que je préfère
C’est encore quand tu t’endors
Les pieds sur le tableau de bord

Alors j’oublie ton Amérique
Et n’entends plus sa musique
Le coin de l’oeil sur le compteur
Je compte
Je compte
Compte bien tromper ma torpeur

Les volets bleus

Derrière les volets bleus
Peut-être des gens heureux …

On ne se connaîtra pas
A cela
Rien n’y fera

Peu importe le temps passé
Passé à tes côtés
Notre lot journalier
De tendresse, d’intimité

Derrière leurs volets bleus
Peut-être des gens heureux …

Peu importe
L’ouverture de portes
Et le temps passé
Passé à t’écouter
Notre lot journalier
De rires et de baisers

Mon amour par hasard
Mon amour, par hasard
Nos volets seraient-ils noirs ?

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