Archives pour la catégorie Maison en flammes



Le dessin à la craie

J’croise les bras
Sur sa poitrine
Regarde là-bas
Ce qui m’chagrine

J’croise les bras
Et ferme les yeux
Dans ses cheveux

( Dansez cheveux
Dansez cheveux )

J’pense au dessin
Sur le trottoir
Aux nuages noirs

J’pense au dessin
Fait à la craie
Y’a dans mes mains
Tout ce que j’ai

( J’touche ce que j’ai
J’touche ce que j’ai )

J’pense au dessin
Aux nuages noirs
Qui se préparent
J’pense au dessin
J’croise les bras
Croise les doigts

Maison en flammes

Maison en flammes
Est une maison en flammes
Au cœur
De la nuit

Devant
S’éclairant
L’auteur
Nous sourit

Maison en flammes
Est une maison en flammes
Au cœur
De la nuit

Sandrine

Je minimise les jupes
Minimise les âges
Les miss occupent
La ligne de partage

Je suis de tous les jeux
Les membres noueux
Des nues sautent aux yeux
Mon autoportrait en creux

Je dessine dans l’espace
Des anges qui passent

Sandrine Sandrine
Je marche sur des ombres
Je marche sur des ombres

J’ai conservé
De toi
Quelques étincelles
Qui tendent parfois
A éteindre celles
Qui t’ont remplacé

Sandrine Sandrine
Je marche sur des ombres
Sandrine Sandrine

Je dessine dans l’espace
Des anges qui passent

Tu étais celle
Étais celle
Dont j’étais fou

Fou fou fou
Fou fou fou
Fou fou fou

Roche Tarpéienne

J’ai fait les rives de la Garonne
Une telle foule de gens heureux
J’ai fait la place du Capitole
Et j’ai fait les trois drapeaux
J’ai fait le rose de la pierre
Fait le soleil et le ciel bleu
Et j’ai fait ce contraste-là
Sur chacune de mes photos
A Toulouse vous pensez
A Toulouse vous pensez

J’ai fait la tombée du soir
La plus extrême des douceurs
L’ai fait couchée sur le trottoir
La plus extrême des maigreurs
L’ai fait de Delhi ou de Calcutta
Ne lui ai fait ni jambes ni bras
A Toulouse vous pensez
A Toulouse vous pensez

J’ai fait les réponses possibles
Qu’elles soient les plus terribles
A Toulouse vous pensez
A Toulouse vous pensez

Et j’ai fait de ma fuite
Notre ligne de conduite
A Toulouse vous pensez
A Toulouse vous pensez
Et j’ai fait de ma fuite
Notre ligne de conduite

Les moyens

J’habite une ville moyenne
Une ville moyenne
Telle est ma corpulence
Telle est mon intelligence
Les notes de mes enfants
Tel suis-je comme amant
J’habite une ville moyenne
Et tel est mon âge
Tel est mon courage
Mon appétit pour cette vie
Et ta beauté ma chérie
Oui, la mienne aussi

J’habite une ville moyenne
Une villa moyenne
Tel est mon jardin
Mon humeur ce matin
Et ma belle terrasse
Telle est ma classe
Une villa moyenne
Telle celles des voisins
Leurs « Bonne journée »
Ceux des femmes adultères
Telles sont leurs œillères
Celles des femmes trompées

Tel est mon horizon
Telles mes raisons
Tels sont mes moyens

Et puis telle devient
Mon envie de partir
Mon envie de la fuir
Par tous les moyens
Et alors telle devient
Mon envie de partir
Mon envie de la fuir
Par tous les moyens

Tant d’années

Il y a si longtemps déjà, tant d’années
Je suis de ceux qui ne savent pas oublier

Dans les volutes d’une de mes premières cigarettes ?

Je me revois encore je me retournais
Cherchais le truc pour capter ton regard
Me rappelle de grandes traces de craie
Un des après-midi sur un blouson noir

Il y a si longtemps déjà, tant d’années
Il y a si longtemps déjà, tant d’années

Dans les volutes d’une de mes premières cigarettes ?
Ou dans le rouge sang d’une de nos premières fêtes ?
Souvent une promesse me revient en mémoire …
Mais peut-être n’était-ce qu’un vœu de ma part ?

Il y a si longtemps déjà, tant d’années
Je suis de ceux qui ne savent pas oublier
Il y a si longtemps, tant d’années déjà
Et je suis de ceux qui ne savent pas …

Il y a si longtemps déjà, tant d’années
Un enfant de cet âge entrerait au lycée

L’homme entre deux âges

Pans de murs écroulés
Ce sont comme autant
De maisons éparpillées
Ce sont comme autant
De vies de voix envolées
De rires et de baisers
De beaux rêves évaporés
Et il se peut
Que parmi eux
Les yeux bleus
Il y ait celui
Que chérit
Un homme entre deux âges
D’une tristesse de nuage

La Rochelle

Tous les badauds de ce triste trottoir
La brume voilant là-bas Fort Boyard
J’espère que tu t’entendras avec le hasard
Le même homme, les souvenirs s’entêtent
Le premier étage, la même vieille fenêtre

Je t’aime
Tu sais que je t’aime

Comme le jour où tu m’as rencontré
J’espère que tu t’entendras avec le hasard
Comme je sais que tu l’as toujours fait
Pour qu’ensemble ensemble vous fassiez
Que jamais plus je ne doive te revoir

Je t’aime
Tu sais que je t’aime
Et mon amour est petit comme le monde
Et mon amour est petit comme le monde

Aux Minimes, le clapotis le long du quai
Comme le jour où tu m’as rencontré
J’espère que tu t’entendras avec le hasard
Vois-tu moi, je n’ai pas ce pouvoir

Les casquettes rouges

J’ai une casquette rouge
Une belle casquette rouge

Cet homme au kayak là-bas qui me regarde
Ou ces femmes en maillot qui bavardent
Le bébé et sa petite main sur la rambarde

J’ai une casquette rouge
Une belle casquette rouge

Mr Bernier que je cherche, ne trouve pas
Céline qui montre quelque chose du doigt
Ou bien son amoureux, celui qui parfois
Sait si bien me mettre dans l’embarras

J’ai une casquette rouge
Une belle casquette rouge

Un des garçons de la partie de football
Le grincheux qui ne veut plus être goal
Celui qui a marqué un but à l’instant
Chacune des personnes autour de ce lac
La fille qui vient vers moi maintenant
A qui pourtant n’appartient pas ce sac

J’ai une casquette rouge
Une belle casquette rouge

Et je rejoins mon groupe
Et je rejoins le groupe
Des casquettes rouges

Mais ma casquette rouge
Est-ce une belle casquette rouge ?
On a bien tous la même
Puisqu’on a tous la même …

La pluie

J’ai joué avec le vent
Comme un idiot
Comme un idiot
J’ai joué avec le vent

J’ai cru que je pouvais
Comme quand t’étais nue
Que je jouais avec le soleil

Mais j’aurais pourtant dû
Me douter de son attrait
Ecouter tous les conseils

Je le sais maintenant
Tu es partie avec lui
Que je joue avec la pluie

J’ai joué avec le vent
Comme un idiot
Oh petit oiseau
J’ai joué avec le vent
Mais c’était si tentant

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