Archives pour la catégorie L’exception

Cailloux mie de pain

J’ai semé sur le chemin
Cailloux mie de pain
On m’a dit t’iras loin

J’ai semé sur mon chemin
L’amour même en vain
Toujours mieux que rien

J’ai semé des baisers des pensées des pas de danse

J’ai semé chemin faisant poursuivants foule immense !

J’ai semé sur le chemin
Mie de pain cailloux
Et personne ne dit rien

J’ai semé sur mon chemin
Mie de pain cailloux
Cela n’sert à rien du tout

Jamais on ne revient

L’espace d’un instant

Le lendemain de l’enterrement
Il but la cafetière et fuma
Les seules choses qu’il avala
Le lendemain de l’enterrement
Le temps était étouffant

Il s’arrêta dans l’escalier
Fixa la fenêtre du palier
Et il ne sut plus
L’espace d’un instant
Et il ne sut plus
Où il était exactement

Le lendemain de l’enterrement
Quelques éclats de voix
Montèrent soudain d’en bas
Le lendemain de l’enterrement
Les enfants étaient contents

Il les voyait qui couraient
Chahutaient, se poursuivaient
Et il ne sut plus
L’espace d’un instant
Et il ne sut plus
Où il était exactement

Le lendemain de l’enterrement
Les vacances approchaient
L’école qui bientôt finirait
Le lendemain de l’enterrement
C’était la fin du printemps

L’exception

Souvenirs et regrets une autre fois
T’as juste à dire l’heure mon amour
Il y a ta jeunesse et j’y ai foi
Ce n’est que le début du parcours

T’as juste à dire l’heure mon amour
Et tu me verras en bas de chez toi
Ce n’est que le début du parcours
Dans ma poche le grain de ta voix

Et tu me verras en bas de chez toi
Ton sourire tes jambes à mon cou
Dans ma poche le grain de ta voix
Tes clés ouvriront tous les verrous

Ton sourire tes jambes à mon cou
La beauté et l’exception pour loi
Tes clés ouvriront tous les verrous
Souvenirs et regrets une autre fois

Probablement un lapin

Il y a
Qu’il y a
Eu le siège passager
Qu’on m’a dévisagé
Et qu’on m’a dépassé
Un lapin
Probablement un lapin

Il y a
Qu’il y a
La bande de corbeaux
Qui revient maintenant
Tous et tous sautillant

Reprenant leur festin
De bouts d’intestins
Un lapin
Probablement un lapin

Il y a
Qu’il y a
La bande de corbeaux
Qui calmant sa faim
Ne va laisser qu’la peau
D’un lapin
Probablement d’un lapin
Un lapin
Probablement un lapin

La nuit étoilée

Le temps s’est arrêté
Sur le pays enneigé
La route familière
Sur la voiture lancée
Sa banquette arrière
Le temps s’est arrêté

Le temps s’est arrêté
Sur un amour rêvé
Nos corps enlacés
Ton rire qui a fusé
Mort dans un baiser
Le temps s’est arrêté

Ne me souviens plus où nous allions
Plus non plus avec qui nous étions
Me souviens de ce que tu portais
Et me souviens que tu me souriais

Le temps s’est arrêté
Sur un plaisir pur
Notre si beau futur
Sur ce monde figé
Et la nuit étoilée
Le temps s’est arrêté

Ne me souviens plus qui nous étions
Plus non plus ce que nous cherchions
Mais me souviens de ce que j’avais
Tes lèvres, ta langue, ton palais

Le temps s’est arrêté
La route familière
La banquette arrière
Ton rire qui a fusé
Et la nuit étoilée

Profession

J’aime cette femme à son balcon
Et fais de cette foi ma profession
Quand j’aime j’aime … j’aime
Comme d’autres font des poèmes
Et fais de cette joie une effusion

Mais je ne suis pas le premier
Elle a aimé avant, je l’ai été
Mon temps à chercher, à creuser
Sur son visage, dans ses prunelles
J’veux retrouver la fille en elle

J’aime cette femme dans son salon
Et fais de cette foi ma profession
Quand j’aime j’aime … j’aime
Mais je reste toujours le même
Et fais de mes lois une profusion

Il y a quelqu’un là dans ses bras
Qui dit Maman, ce n’est pas moi
Et qu’elle chérit plus que moi
J’n'suis que contours, contorsions
Au final, simple abstraction

J’aime cette femme dans sa maison
Et fais de cette foi ma profession
Quand j’aime j’aime … j’aime
Même perdu dans un parc à thème
Où bascule parfois mes convictions

Mais elle est capable de pirouettes
Toutes ses idées derrière la tête
Choses allant contre l’étiquette
Je n’ai pas besoin de jumelles
Pour retrouver cette fille en elle

J’aime cette femme pour cette raison
Et fais de cette foi ma profession
Quand j’aime j’aime … j’aime
Comme les uns dans leurs poèmes
Sur les illusions d’une fusion

Poupée de chair

( Inspiré du film « Baby Doll » d’Elia Kazan – « Poupée de chair » était son titre français à sa sortie ).

Oh ma … Oh ma … Oh ma …
Poupée de chair, ma poupée
Mon petit oiseau volage
Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Singes-tu sans ambages
Mon amour chimpanzé ?

L’effet que tu m’fais
Tu n’en as pas idée
Ta figure de proue
Me mets à genoux
Et tu maquilles tout
Ton regard en dessous
Ta gorge en armada
Tu ne décolères pas

Tu me fais l’effet
De tout bien calculer
Visage sans expression
Princière hésitation
Et je m’fais l’effet
De tout sur-jouer
Obligé d’affronter
Tes sourcils froncés

L’effort que je fais
Tu n’en as pas idée
Tes baisers me sont
Qu’humiliations
Ta détermination
Quelle abomination
Quand là tu étales
Feins la femme fatale

Alors comme l’est cet amour
Je suis cruel à mon tour
Alors comme l’est cet amour
Je suis cruel à mon tour

Oh ma … Oh ma … Oh ma …
Poupée de chair, ma poupée
Tu sais pourtant mon âge
Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Singes-tu sans ambages
Mon amour chimpanzé ?

Oh ma … Oh ma … Oh ma …
Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Oh moi … Oh moi … Oh moi …

Fenêtre sur cour

On a une femme qui fait les carreaux
Et un homme qui retire son polo
On écoute la musique très très fort
On va faire pisser le labrador
Puis on lance des regards de glace
Aux p’tits gosses du pavillon d’en face

Sans le plâtre
James Stewart
Mes journées qui passent
Et les journées passent

Voilà on a rempli un caddy
Mon Dieu c’est vrai on est samedi
Si t’es Espagnol, sors ton drapeau
On chasse un chat noir de son capot
On change le jaune pour le marron
Mais on se gare de la même façon

Sans le plâtre
James Stewart
Sans femme qui trépasse
Sans visite, sans grâce

On est sur les réseaux jusqu’à tard
Une fois son soutif, qui veut le voir ?
Verse un pichet dans la jardinière
Sur les bigoudis d’la ménagère
T’as une fille qui grandit à vue d’œil
Elle fait chauffer son lait toute seule

Sans le plâtre
James Stewart
Mes journées qui passent
Et les journées passent

J’ouvre le volet tous les matins
Vais l’après-midi chez mon voisin
Un jour le voisin n’ouvrira pas
Mon volet ne se lèvera pas

Sans le plâtre
James Stewart
Sans femme qui trépasse
Sans visite … de Grace

Sans le plâtre
James Stewart

Le champ

Si je me suis décidé à partir
C’était juste histoire de revenir
Si je me suis décidé à partir
C’était juste histoire de me dire

J’ai dit : Tu vois, je t’ai vu
J’ai dit : Me reconnais-tu ?
Ce voyage nous a changé
Je crois savoir ce que tu es

Je voulais te voir différemment
Comme l’étranger en passant
Je voulais te voir différemment
Faire un champ contrechamp

J’ai dit : Je suis revenu
J’ai dit : Me reconnais-tu ?
Ce voyage moi, m’a changé
Je crois savoir ce que tu es

Eteins derrière toi

Suis dans la cuisine je ne sais pas
A un moment tout devient évident
Me lève pour la suivre elle me voit
Ses yeux vont se rétrécissant
Elle dit éteins derrière toi
Chéri, éteins derrière toi

Parle des mots sortent je ne sais pas
A un moment tout devient évident
D’accord en tous points n’est-ce pas
Elle hoche la tête en souriant
Elle dit éteins derrière toi
Chéri, éteins derrière toi

Roule la nuit le jour je ne sais pas
A un moment tout devient évident
Mais le bon chemin n’est-ce pas
Ses traits d’abord s’atténuant
Chéri, éteins derrière toi
Elle dit éteins derrière toi

Voudrais la suivre ne pourrais pas
A un moment tout devient évident
Le bout de la route n’est-ce pas
Mais oui oui c’est ça en sortant
Chéri, éteins derrière toi
Elle dit éteins derrière toi



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