Archives pour la catégorie La maison de bois



Portée disparue / Alice est si là

Où est-elle, où est-elle ?
Partie replanter
Les myosotis
Que j’ai arrachés ?

Où est-elle, où est-elle ?
Y a-t-il des indices
Que je puisse
Examiner ?

Où est-elle, où est-elle ?
A quelle hélice
S’est-elle accrochée ?

Où est-elle, où est-elle ?
Y avait-il des prémices
A cette terrible injustice
Ne pas être à ses côtés ?

Où est-elle, où est-elle ?
Une raison à ce supplice
Qu’on veut m’infliger ?

J’ai chanté Où est-elle, où est-elle ?
L’ai cherché, recherché
Dans toute la maison
J’ai chanté Où est-elle, où est-elle ?
L’ai trouvée, retrouvée
Dans une autre chanson

… … … Oh oh ah … … … Oh Alice est si là
… … Oh oh ah … … A la surface de l’eau
… Oh Alice est si là … …
Aurorale … … … … … A la surface de l’eau
… Étendue d’eau étale … … Alice est si là
Robe à fleurs, pétales … … A la surface de l’eau
… Oh oh ah … … … Oh Alice est si là
Oh Alice est si là … … Sur le dos
Alice est si là … A la surface de l’eau
… … A la surface de l’eau … … Alice …
… … … A la surface de l’eau … … … Alice …

Saint Thomas

Alice me dit qu’elle m’aime
Je suis bien obligé de la croire
Dit-elle aussi qu’elle m’aime
Lorsque je ne peux pas la voir ?

Alice susurre … chuchote …
Et ce soleil, moi qui détruisait tout
Alice murmure … marmotte …
Et ce soleil, moi construisant tout

Les sombres, les rudes, les blêmes
Sur moi glissent toutes les histoires
Alice me dit qu’elle m’aime
Je suis bien obligé de la croire

J’aime Alice j’aime lui dire « Je t’aime »
Comme quand y’a plus rien entre nous
C’est la plus belle de toutes les gemmes
A côté d’son éclat moi je me renfloue

C’est un miroir plein de couloirs
Quand même un curieux dilemme
Je suis bien obligé de la croire
Alice est la fin du long carême

Alice me dit qu’elle m’aime
Je suis bien obligé de la croire
Alice me dit qu’elle m’aime
C’est tout ce que je veux savoir

Images de printemps

Je sais dessiner le contour
De ma main sur ta peau crème
Mon amour,
Loin l’ordre alentours nous enlace là dans la déraison des draps
Tu empruntes aux printemps des voix que je ne connais pas
Mon amour,
Tu imprimes sur mon coeur les lendemains de ton appétit bohème
C’est un berceau de coraux, de sursauts, d’instants de grâce
Mon amour,
Je veux donner libre cours à la beauté de tes mouvements
Te laisser écrire lenteur grâce à l’alphabet du monde flottant
Mon amour,
Je suis et nous sommes le K à la surface
De l’O qui nous terrasse

Mise en abime

Premier oh sur le plateau
Je me suis levé trop tôt
Si c’est pour la déprime
Des blessures, oh des crimes
Je joue le rôle du bourreau
Aussi celui de la victime

A quoi je sers ?
A quoi je sers ?
A quoi je sers, hein ?
A rien, à rien, à rien …

Alors oh je reste là
C’est le sort des vieux
Des acteurs marron
Alors oh je reste là
Regardant sa création
Aussi triste qu’un Dieu

A quoi je sers ?
A quoi je sers ?
Hein, je sers à quoi ?
A rien, à rien, à rien !
A rien tout au moins
Rien qui t’enflammera

A quoi servent tous les films ?
Et toutes ces mises en abyme ?

L’hôtel de Salinger

Tu sais, elle a un nom dans cette histoire
Et elle semble pareille aux autres soirs
Mais là peu importe comment elle s’appelle
Cette route, c’est celle qui mène à l’hôtel

Me trouveras-tu ?
Me retrouveras-tu ?
Non, non, je suis caché, rien à faire !
Je suis caché et t’as mieux à faire !

Cet hôtel s’appelle l’hôtel des solitaires
Cet hôtel j’l'appelle l’hôtel de Salinger
C’est aussi cet hôtel, celui de ma peine
C’est aussi cet hôtel, celui de Holden

Je ne suis pas qualifié pour parler de courage
Car j’ai pris sur moi de m’éloigner de l’orage
Je ne sais rien et rien des heures sous la mitraille
T’attends pas à ce que je rentre dans les détails

Cet hôtel s’appelle l’hôtel du solitaire
Cet hôtel j’l'appelle l’hôtel de Salinger
C’est aussi cet hôtel, celui de ma peine
C’est aussi cet hôtel, celui de Holden

Me trouveras-tu ?
Me retrouveras-tu ?
A cet hôtel où je t’attends
A cet hôtel où je t’attends
A cet hôtel me souvenant
De noces girondines, de temps meilleurs
A l’hôtel d’Anaïs Nin et d’Henry Miller

Sur la route de Babylone

Entre Ahun et Detroit
Le groupe avait décidé
Une pause dans la tournée
La petite Franny et moi
On s’en est allé dealer
Nos restes de reggae

Sur la route de Babylone
Chantent les grandes personnes
Sur la route de Babylone

C’est à ça qu’on jouait
Au jeu du « On dirait »
Quand monta Ch’veux Blancs
D’humeur à bout portant
Hé on dirait Lee Marvin
Souffle alors la frangine

« It noh funny » chantait LKJ
J’étais pas d’accord avec lui

Sur la route de Babylone
Chantent les grandes personnes
Sur la route de Babylaune

I think it’s William Holden
And sure il sentit sa pain
Jeu peux dire Franny est pretty
Tou est d’accaurd as I see
Jeu feurai pas d’histoire
But don’t call me salopard

« It noh funny » chantait LKJ
Là j’étais d’accord avec lui

Sur la route de Babylaune
Chantent les enfants aphones
Sur la route de Babylone

Hope you’ll understand
Wanna see an old galfriend
Fait mon Lee au carrefour
Ce n’était qu’un p’tit détour
Mais on y voyait Babylone
Avec des airs de Madison

« Loraine » chantait LKJ
Lee nous parla d’Angie

Sur la route de Babylone
Chantent les grandes personnes
Sur la route de Babylone

Puis on s’cassa sur Exideuil …
… Exideuil !
Exideuil ! …
Ramasser quelques feuilles
Se rappelant Mister Marvin
Hurlant « Goodnight Irene »

Sur la route de Babylaune
Chantent les enfants aphones
Sur la route de Babylone
Chantent les grandes personnes
Sur la route de Babylone

La petite prairie dans la maison

Aujourd’hui ça va
Aujourd’hui me va

Je casse une croûte
Je l’invente pas
C’est sur la route
Celle des Peintres
Je rentre chez moi
J’ai fini les feintes
De Des Esseintes

Aujourd’hui ça va
Aujourd’hui me va
Le canevas de la vie
Le canevas de ma vie

Je me suis décidé
A traverser le pré
Celui des conséquences
Je vais souffler
A l’orée du bois
De son silence
Les mots qu’elle aimera

Aujourd’hui ça va
Aujourd’hui me va

Derrière tout ça
Je sais qu’il y a
Toujours le mystère
Je ne cherche pas
A l’élucider
Juste m’émerveiller
Aux bords de la rivière

Aujourd’hui ça va
Aujourd’hui me va
Le canevas de la vie
Le canevas de ma vie

Petit ciel

C’est on dit que c’est une terre plate
Où mes doigts jouent sur tes omoplates
C’est on dit que c’est un timbre poste
Mon amour troglodyte de ta Cappadoce
C’est on dit que c’est un tout petit ciel
Mais on y fait des feux d’artifices d’étincelles

C’est on dit que c’est un coquillage
Dans lequel on perçoit des échos d’abordage
C’est on dit que c’est les poèmes de Noël
Même quand ils reviennent à la Saint-Michel
C’est on dit que c’est un tout petit ciel
Mais on y fait des feux d’artifices d’étincelles

C’est on dit que c’est le Youpipotaufeu ( Noël est la fraîcheur )
C’est on dit que c’est le Youpipotaufeu ( Et la chaleur )
Et je crois Franny lorsqu’elle me dit ( Plus de peur )
Que ça ne veut rien dire en Cherokee ( Mais du bonheur )
Mais si c’est petite Justine qui nous le dit
Que c’est on dit que c’est le Youpipotaufeu ( Noël joue dans les branches )
Alors bienvenue bienvenue au Youpipotaufeu ( Qui se balancent )
Bienvenue bienvenue au Youpipotaufeu ( C’est la danse des enfants )

( Poème Noël entre parenthèses : jeune auteur inconnu )

La Maison de bois ( Mandala )

Franny juste arrivant
Décharge les présents
Hélène fait sa sauterelle
M’abandonne la vaisselle
La Maison de bois
Tout y est condamné à
Rentrer par le toit

Baptiste qui examine
Il propose Janis, j’opine
Notre Maître des Pirates
Se dresse en suricate
La Maison de bois
Tout y est condamné à
Rentrer par le toit

Alice chat sur les seins
Dépose baiser diablotin
Math en pétard éclate
Sa cigarette renégate
La Maison de bois
Tout y est condamné à
Rentrer par le toit

Summertime et bientôt
Il y a
Des pas
En haut

Marianne vers le fil
Panière à la main
Elle habille ce matin
Comme d’un rien
Mais si subtil
Mathy dans son Tolkien
La robe d’été d’Hélène
Mains de Franny massant
Les tempes de Baptiste
Moue du Papa accueillant
Comme les bras d’Alice
Sarah et les garnements
Jusqu’en bas
Jusqu’en bas
De la Maison de bois
Que tout le monde y soit

La Maison de bois
Tout y est condamné à
Rentrer par le toit
Et Thomas
Rien ne sortira

Passé présent

Alice entrelace – Passé présent – Alice entre – Et sort – Lançant sorts – Et querelles
Alice entrelace – Passé présent – Entre – Entre ses dents – Ses dentelles

Alice entremêle – Prose et chant – Alice pose – Reprend – Epines et roses – Et ses ailes
Alice entremêle – Prose et chant – Ose – Tout et petits riens – Couple et refrains

Alice entretient – Cartes et destins – Alice voit – Suggère – Champs, rivières – Pierres et festins
Alice entretient – Cartes et destins – Renvoie – Cliques, claques – Nos entrelacs

Alice entrebâille – Portes, bonheurs – Alice prend – Entre mes flans – Dit entre chats – On se comprend
Alice entrebâille – Portes, bonheurs – Assaisonnant – Etés, moqueurs – Et maison de bois

Alice entrelace – Passé présent – Sur le quai – Un train l’attend – Sur le quai – Sur le quai du temps

Passé présent – Alice les entrelace
Bruits, silence – Causes, conséquences –
Passages, absence – Souvenirs, présence – Alice les entrelace

Passé présent
Passé présent – Alice les entrelace – Indéfiniment

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