Archives pour la catégorie ( Journal intime )

La reine

Je l’aime et …

La reine est sur son trône. Elle gouverne son royaume.

Son trône est parfait. Son royaume est partout.

Que me faut-il faire pour une audience auprès d’elle ? Et si je l’obtiens ? Dois-je y faire étalage de toute ma peine ? Ou bien la lui dissimuler ?

Caldeira

Je l’aime et …

Plus que, maintenant, ça et là, quelques fumerolles. Les reflets d’un temps. La caldeira d’une période folle.

Parcours

Je l’aime et …

J’étudie des parcours. Je note les étapes. Je note les temps de silence et les accélérations ou bien la régularité. J’essaie de comprendre avec le recul qui est le mien les accidents.

Un parcours même timide, peu remarquable, est, dans sa finalité, parfait.

Il y a les lents et ceux rapides. Il y a les secs et ceux aux nombreux relais.
Il y a les longs et puis il y a bien sûr les étoiles filantes. Je suis admiratif des uns. Je suis obsédé par les autres.

Connaissant la moitié du mien. Plus ? La majeure partie ?

Il est des sanglots

Je l’aime et …

Il est des sanglots comme il est des peurs, comme il est du choeur.

Il est des sanglots comme il est des pensées, comme une ombre portée.

Il est des sanglots comme il est des fantômes, comme il est de la nuit, comme il est des hommes, comme il est de cette vie.

Il est des sanglots, comme il est des hommes, comme il est de la nuit.

Elle était dans mes bras

Je l’aime et …

Sapins, toiles irisées, cristal, rosée, je l’ai déshabillée, de fil en aiguille, je l’ai déshabillée.

Elle était dans mes bras, elle était dans mes bras comme je ne savais pas.

Tous ses habits, tous ses atours, tous ses attraits, je l’ai déshabillée. Tous ses baisers, tous ses regards, tous ses regrets, je l’ai déshabillée.

Je ne savais pas ce qu’il y aurait après. Elle était dans mes bras tout ce que j’avais connu.

Elle était dans mes bras comme je ne savais pas.

Elle était dans mes bras mais de fil en aiguille, je me suis retrouvé dans les siens. Comme je ne savais pas. Elle m’avait déshabillé.

Certains l’ont

Je l’aime et …

Certains l’ont, certains courent. Certains l’ont et d’autres non.

Certains l’ont. Ce n’est pas possible qu’ils ne se rendent compte de rien.

Ils sont forcément heureux – sinon qui saurait l’être ?

Ils doivent bien se rendre compte comme le vent, même fort, est tendre avec eux, comme la lumière les cerne. Ils doivent bien s’en rendre compte s’ils se rendent compte de ce que certains n’ont pas.

Certains l’ont et certains courent après. Mais ça ne sert à rien. Certains l’ont, d’autres non.

Désir et beauté retrouvés

Je l’aime et …

Formes parfaites, veste ouverte et c’est une fille en jean que j’ai retrouvé. Boots noires en prime.
Décolleté, poitrine esquissée : c’est une fille sensualité que j’ai retrouvé. La démarche en prime.

Douceur, soleil, légère brise, avril en novembre : c’est une beauté assurée que j’ai retrouvé.

Mal-être, malaise, vertige, honte et nausée : c’est la beauté que j’ai retrouvé.

C’est la beauté que j’ai retrouvé ; elle avait disparu, je l’ai retrouvé.
C’est mon désir que j’ai retrouvé ; il s’était perdu, je l’ai retrouvé.

C’est mon désir, sa vaine démesure ; c’est la beauté que j’ai retrouvé.

Un oiseau blanc

Je l’aime et …

Il y a là-bas un oiseau qui dirait peut-être : « Merci ! »

Dans le champ là-bas, une troupe d’oiseaux blancs s’offre un festin quand s’y incruste soudain un oiseau noir. La troupe violemment fait comprendre à l’intrus que ses espoirs ne sauront qu’être vains.

Il y a là-bas un oiseau qui dirait peut-être : « Merci ! Merci de m’avoir fait ainsi ! d’avoir fait de moi un oiseau blanc ! »

Je veux la chanter

Je l’aime et …

Je veux la chanter, chanter sa beauté et son corps doux, sa malice et sa fougue et ses moues. Je veux la chanter dans la rigueur des villes de France avec la chaleur des villes d’Espagne. Je veux la chanter avec le torride d’une guitare gitane. Je veux la chanter avec les mots mêmes de Garcia Lorca. Je veux la chanter et la chantant, obtenir son désir et partir à ses côtés.

Duende

Je l’aime et …

C’est l’Espagne que voilà, l’Espagne avec son Sud, avec son Andalousie, avec ses maisons blanches, sa chaleur et ses routes de poussière, l’Espagne avec sa musique, l’Espagne avec sa toute proche Afrique, l’Espagne que voilà.
Et comme elle m’entraîne où bon lui semble, je la conduis où elle le désire et elle, me conduit vers sa grâce et sa beauté.

C’est une danseuse de flamenco. Au repos, mais toujours danseuse.

Nous sommes – moi comme elle, moi avec elle – sur le qui-vive.

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