Archives pour la catégorie D’ici peu

Viviane à contre-jour

Il y a un instant
Il y a deux jours
Viviane m’est apparue à contre-jour

A-t-elle émergé
De son lac étale
Du château de cristal ?
A-t-elle flotté
Sur des cours arides ?
A-t-elle quitté
Le bien et la pureté
Pour toute discrétion
Visiter
L’avancée de ma mission ?
J’ai cru qu’elle venait
En silence questionnait
Sur son bien-fondé

Il y a un instant
Il y a deux jours
Viviane m’est apparue à contre-jour

Maintenant je ne sais plus
Je l’imagine perfide
Dans les contreforts de cristal
D’Avalon la spectrale
Où doit se trouver
Enfermée
L’éternité
Maintenant je ne sais plus
Je m’imagine perdu
Dans des contretemps de métal
Pense mon âme torturée
Enfermée
Pour l’éternité

Il y a un instant
Il y a deux jours
Viviane m’est apparue
Lui ressemblant
A contre-jour

Artistes

Regarde mieux regarde encore
C’est bien ton œuvre ton trait
C’est bien ton trait tu reconnais
Visage exsangue boursouflures
Corps allongé et meurtrissures
Regarde mieux regarde encore
C’est bien pour ça
Que tu es là
Dis-moi
Ce sont des œuvres de jeunesse
On y sent l’influence de Tapies
Regarde moi regarde encore
C’est bien pour ça
Que tu es là
Je crois
Oh on ne devrait jamais faire
Le même métier que son frère
Maudite est la peinture
Comme elle maudit certains
Maudite soit la peinture
Parce qu’elle maudit certains

Poisson rouge

Sans tarder j’irai
A la cuisine me demander
Qui de la vache ou de lait
Est arrivé en premier
Dans mon bocal le poisson rouge me dit que …

Un seul ami ici
En silence qu’il est parti
Entre chien et loup
Ici se transforme tout
Dans mon bocal le poisson rouge me dit que …

Le poisson rouge me dit que
C’est aussi le nom d’un jeu
Et j’y joue tous les jours
J’suis le meilleur, toujours

Clown

Dans une bulle de savon …
Je peux imaginer
Un nuage-poisson
Qui semble nager
Seul à reculons

Si jamais je sors de piste
Alors ma chanson est triste
Je ne suis pas de ceux que l’on aime
Je ne suis pas de ceux que l’on aime

Sous le cône immaculé …
Je peux jongler
Avec mes idées
Ou leur faire
Si nécessaire
Des croche-pieds

Si jamais je sors de piste
Alors ma chanson est triste
Je ne suis pas de ceux que l’on aime
Je ne suis pas de ceux que l’on aime

Dans la petite larme noire …
On pourrait voir
Un acte partisan
L’unique raison
De ce visage blanc

La mémoire d’Ambre

Je voudrais ça à sa mémoire …
A celle éternelle en retard, à qui on ne pouvait en vouloir …
Celle qu’ici tout le monde aimait, qui nous en faisait voir quand elle dansait …
Je sais que je ne suis pas le mieux placé pour parler d’elle et de ce qui s’est passé …
Et pour parler de son cœur, de son attention en dents de scie, de sa beauté en deçà, même de ses moues, de sa mélancolie et de ses caprices aussi …
De celle qu’ici tout le monde aimait, qui nous faisait fondre quand elle chantait …
Celle qui partait sans laisser d’adresse – qui n’avait pas vraiment d’adresse – même si je pourrais vous en donner, des même qui vous ferait sursauter …
Celle qu’ici tout le monde aimait …
Celle qui ne m’a jamais rien donné, sinon son absence pour un baiser, celle à qui je n’ai jamais rien pu donner, sinon ce qu’elle m’a emprunté … mon regard de côté et mon sourire pour oublier

Je voulais ça à ta mémoire …
Le menthol d’une de tes cigarettes et le Cologne de Keith Jarrett …
Me souvenir
De ton rire
A ma boutade …
Ta pirouette …
Ta dérobade

Désert, 2ème partie

Et
J’entends
Le vent
Soufflé
Et
La neige tombée

Je suis
Ceint d’esprits
La diagonale aussi

Un essaim d’esprits
Entoure mon corps
Ceinture mon sort

Loin de là
Tant s’en faut
Loin de là
Tant s’en faut

Je suis sain d’esprit

Ce sont
Dieu sait
Quels démons

Le souffle

Elle qui sort de l’eau
Sirène de ce royaume
Sourit comme l’oiseau
Dans la nuit d’arômes
Sel de lune sur ta peau
Mon cœur est soudain
Il est soudain si léger

J’sais les yeux tournés
De ces îles non loin
Vers l’étreinte jalousée
Nos corps de sable fin
Sel de lune sur ta peau
Mon coeur est soudain
Il est soudain si léger

Invisibles les poissons
Écaillent des chansons
Elle miroite de reflets
Et semble s’ébrouer
De tous ses secrets
Sel de lune sur ta peau
Mon cœur est soudain
Il est soudain si léger

Nous repartons dans l’heure
Comme des mômes
Ou des guerriers sans peur
Sel de lune sur ta peau
Même fantôme
Le souffle de nos chevaux

L’évidence

Si je suis quelqu’un d’autre
Je lis quelque bon roman
A l’ombre sur un banc
Si je suis quelqu’un d’autre
Elle me regarde en passant

Si j’avais été quelqu’un d’autre
J’aurais pris le premier train
Ou au premier coin de rue
J’aurais sans doute disparu
Si j’avais été quelqu’un d’autre
J’aurais été par quatre chemins

Mais il me faut l’admettre
Je me suis rendu à l’évidence
Je me suis rendu à l’évidence
Et il me faut l’admettre

Ce ciel-ci aussi indéniable
Si j’étais quelqu’un d’autre ?
Cette ville-si aussi insatiable
Si j’étais quelqu’un d’autre ?

Si mes rêves devenaient réalité
Je serais plongé dans le passé

Et il me faut l’admettre
Je me rends à l’évidence
Je me rends à l’évidence
Mais il me faut l’admettre

Un amour impossible, voilà

Comme un ange aux cheveux d’or
Ouvre un œil, je rêve éveillé

Et voilà que je tombe
A l’instar de la colombe
Voilà que j’anticipe
Le reste par principe

Mais la vie est impossible
Comme un amour impossible

Préoccupé comme le chat
Dans ce qui doit être
Sa toute dernière vie
Comme le lion aigri
Dans ce qu’il sait être
Une simple vie de chat

Mais l’amour est impossible
Mais l’amour est impossible

Et il semble que je vais
Un serpent sans venin
Et mû par le destin
Et il semble que je vais
Pressé par les étoiles
Sous le ciel et ses voiles

Mais la vie est impossible
Comme un amour impossible
Pour moi qui ai fait le mort
Sur le champ des possibles

Et l’amour est comme la vie
Et l’amour est comme la vie

Pourquoi je le fais ?
Personne me pousse à cet aveu
Je n’ai jamais été
Aussi triste d’être amoureux

Il n’y aura que les montagnes

Il n’y aura que les montagnes
Mais on ne pourra
S’y fier
Sifflera
Le vent
Dans la vallée

J’aurai beau
Me prendre le pouls
Ce sera
Chercher
A défaillir
A ton sourire

Il n’y aura que les montagnes
Mais on ne pourra
Rien nier
Rien n’y sera
Même temps
Pour l’éternité

J’aurai beau
Me tordre le cou
Ce sera
Marcher
Comme pour fuir
Mes souvenirs

Il n’y aura que les montagnes
La couche de neige mon amour
Que l’absence
Il n’y aura que les montagnes
Et nos vies entre mon amour
Dans la danse

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