Archives pour la catégorie ( Chira-chira )

Festins du ciel

Te voilà revenue
Toi la merveille
Que peut le soleil
Mais je sais par le sang dans mes veines
Qu’il n’y a aucun mirage qui tienne

L’espoir est têtu
A revendiquer
Cette façon de t’aimer
Mais je les sais par cœur ces éclaircies
Ces festins du ciel que j’ai déjà vomi

Te voilà reconnue
Ton parfum de nuée
Et de fatalité
Et je les ai en tête ces éclairs-ci
Et ils finissaient toujours en pluie

Mais je sais par le sang dans mes veines
Qu’il n’y a aucun mirage qui tienne
Mais je sais par le sang dans mes veines
Je sais par le sang
Je sais par le sang

Blues

Je ne lui ai chanté que des blues
Je ne lui ai chanté que des blues
Cette nana me tapait sur les nerfs
De tels tremblements de terre
Des sept sur l’échelle de Richter
Tout ça pour nourrir mon ulcère
Elle voulait faire de moi un père
Peut-être bien aussi que je l’épouse
J’avais le « Comment me sortir de cet enfer ? » blues

Je ne lui ai chanté que des blues
Je ne lui ai chanté que des blues
Quand on va trop sous la surface
On trouve un fond dégueulasse
Quand la surface n’est pas sensass
Guerre froide, soupe à la grimace
Avec aucune gomme qui nous efface
Sinon à caresser la fameuse grouse
J’avais le « Et si j’attendais qu’ça passe ? » blues

Je ne lui ai chanté que des blues
Je ne lui ai chanté que des blues
Une bonne ou une mauvaise chose ?
Comptais chaque jour mes ecchymoses
Traitait les factures à la Burroughs
Pensant à ce que le couple présuppose
A ce contrat tordu et à ses clauses
Tous ces bateaux, hommage à La Pérouse
J’avais le « Mais part donc, si tu l’oses ! » blues

Je ne lui ai chanté que des blues
Je ne lui ai chanté que des blues
Je me souviens de la dernière danse
Pas et de loin la moins intense
Mais j’avais acquis une belle prudence
Quand à toutes nos réjouissances
Quittais a jamais les dépendances
Pourquoi se venger alors de la pelouse
J’ai le « Prends le parti du silence » blues

Dans son carquois se dressent

Dans son carquois se dressent
Et des flèches d’or et des flèches d’argent
La tête de son cheval caresse
L’idée d’affronter le vent
Les flammes du dragon et la fleur
Comme les nuages au vol ivre
Tous les manants pleurent
Car ils ne peuvent la suivre

Les oiseaux prennent la tangente
De la forêt des angles obtus
Ils virent, volent et enfin chantent
Sur la corde de l’arc tendue
La solution du rébus : marcheur
Le soleil cercle de cuivre
Puis certaines ombres pleurent
Car elles ne peuvent la suivre

Tout le monde est de jury
Au grand concours de ricochets
La rivière rêve d’être son lit
La lune se verrait pour chevet
Ainsi va la danse de ses heures
L’aube fera fondre tout le givre
Et de joie la vie pleure
Car elle peut la suivre

Un début

C’est la première fois
Que je reprends le même chemin
Qu’ayant fait un rêve je m’y tiens
C’est la première fois
Que je répète la même requête
Prends la mer avec sa tempête

Parce qu’une autre fois
J’aurais regardé le niveau du verre
J’aurais opté pour la machine-arrière

Il y a un début à tout dis-tu
Et tu as raison que veux-tu
C’est la première fois …
Que je continue

Elle embrasse divinement

Elle embrasse divinement
Se love idéalement
Elle innove à tout instant
L’espace environnant

Dites-moi, quels sont vos rêves ?
Avec vos lèvres, que cherchez-vous ?
Dites-moi, quelles sont vos tables ?
Avec vos fables, que cherchez-vous ?

Elle embrasse divinement
Se love idéalement
Elle innove à tout instant
L’espace environnant

On lui verrait d’un soupir
Assouvir quelque désir
Mais peut sans absolution
Son absence à disposition

Elle slalome entre les tables
Les hommes et leurs fables
Et enveloppe de sa chair
L’incarnation d’un mystère

Elle embrasse divinement
Se love idéalement
Elle innove à tout instant
L’espace environnant

Dis-moi, quel est ton rêve ?
Avec tes lèvres, que cherches-tu ?
Dis-moi, quelle est ta table ?
Avec cette fable, qui te crois-tu ?

La médecine, la cuisine, la loi et certains qui la font

Dès que franchi la porte d’entrée
Je tombais sur une fille en pleurs
On m’a dit de ne pas m’inquiéter
La manière de fêter les vainqueurs

Je venais d’une dernière consultation
Où j’avais guéri ma petite cousine
Ayant découvert cette nouvelle vocation
J’arrêtais tout de suite la médecine

J’ai mis un point d’honneur …
Coûte que coûte
Goutte après goutte …

Je frottais casseroles, frottais couverts
Le batteur puis toute la batterie
Je me croyais un grand reporter
Dans les coulisses de la vie

Était-ce l’entrée ou le dessert ?
Mais le chef avait au bout du fil
Quelqu’un avec qui décoller de terre
Je crois que c’était son nombril

J’ai mis un point d’honneur …
Coûte que coûte
Doute après doute …

Le roi du pétrole a amené Madame
Consigne donnée dans l’établissement
Fallait éviter toute gaffe tout drame
Il n’était pas venu depuis longtemps

Le fric dégoulinait des propriétaires
La bêtise du goulot du sommelier
Si j’avais décidé de me taire
Ma vie aurait été facilitée

J’ai mis un point d’honneur …
Coûte que coûte
Joute après joute …

Je posais mes lèvres sur les siennes
Glissait deux mains sur ses fesses
M’a fallu encore une autre semaine
Pour qu’elle m’autorise l’inverse

Alors je recommençais la médecine
Mais cette fois en étant patient
Ma doctoresse était très câline
Prescrivait de bons traitements

J’ai mis un point d’honneur …
Coûte que coûte
Goutte après goutte …

Rien ne s’est arrangé au boulot
C’était vrai de très beaux culs
Mais combien combien plus de faux
Et pas la moindre de leurs « vertus »

Souvent la soupe à la grimace
Pour le vilain petit canard
Tout ça peut laisser des traces
Comme se faire traiter de cafard

J’ai mis un point d’honneur …
Coûte que coûte
Croûte après croûte …

Non j’n'ai pas touché à la recette
Mais celle du voleur celle de l’emploi
Ils savaient bien où placer ma tête
Et les cafards n’ont pas d’avocat

Coûte que coûte
Coûte que coûte …

Vous voulez savoir pour ma copine ?
Elle m’a donné chaud m’a battu froid
Et puis c’est un peu ma routine
Ne m’a plus fait ni chaud ni froid

Coûte que coûte
Coûte que coûte …

Ils ont dû retrouver ma tenue dans un champ
Mais moi longtemps que j’n'étais plus dedans …

J’avais continué droit devant tout droit devant
Droit devant … jusqu’au tournant suivant

J’ai fait un doigt d’honneur …

La course folle

Et puis j’ai pris ce chemin
Sablonneux entre mes doigts
Toutes les senteurs du matin
Presque souvenirs déjà

Quand je dansais avec toi
Le monde tournait autour
Quand je dansais avec toi
Le monde tout autour
Existait, n’existait pas
Au-delà de nos pas
Au-delà de toi et moi

Un jour partir à été un cas d’école
Et notre voyage est devenu une course folle

Il m’a bien semblé avoir vu
Sur les marches d’un hôtel de ville
Quelqu’un lisant, me ressemblant
Ce n’était pas un homme tranquille
Ça pouvait être Le Festin nu

Et par une fenêtre quelque soir
Une petite scène en noir et blanc
Une impression de déjà-vu ?
Cela pouvait être de Godard

Il m’a bien semblé avoir vu
Devant la grille d’un cimetière
Une femme qui me faisait un signe
Et si c’était là un salut ?
Cela pouvait bien être ma mère

Et un éclair dans ton regard
Comme une lueur un peu maligne
C’était pas encore une histoire
Cela pouvait être le début

Car je danse avec toi
Le monde tourne autour
Car je danse avec toi
Le monde tout autour
Existe, n’existe pas
Au-delà de nos pas
Au-delà de toi et moi

Alors je veux toujours boire tes paroles
Et puis reprendre à l’instant notre course folle
Tu vois j’ai pour toutes les routes une bonne foi
Même pour ce chemin-là entre mes doigts

Fermer les yeux

Tout ceci, tout ici paraît fariboles
Vu par la lame de mon Laguiole

Rien ne peut m’énerver
Comme un disque rayé
On peut fermer les yeux
Mais pour s’échapper
Il y a beaucoup mieux

La vache qui rit acquiesce
A l’autre bout de la pièce
Qu’aurais-je sur ma fourchette
Si j’étais dans mon assiette ?

Rien n’est interdit
Se souhaiter l’appétit
On peut fermer les yeux
Mais comme raviolis
Il y a beaucoup mieux

Allumons les décorations
La fête voilà la solution
La cuillère dans le goulot
Et dans la porte du frigo

Rien ne vaut le rire
Pour oublier de souffrir
On peut fermer les yeux
Mais comme désirs
Il y a beaucoup mieux

Cette ville n’est que peinte
Nous n’sommes que feintes
Alors on verra bien qui
Pourra déteindre sur qui

Rien ne sera plus retors
Que le Dieu de l’aurore
On pourra fermer les yeux
Mais comme petite mort
Il y a beaucoup mieux

Il n’y a que la mélodie
Pour combattre l’inertie
Je vais aller la retrouver
Où tout a commencé

Rien ne peut m’énerver
Comme un disque rayé
On peut fermer les yeux
Mais pour s’échapper
Il y a beaucoup mieux

L’étau

L’œuf ou la poule, Madame
Il pleut, je chante Rotterdam
Je m’suis baigné dans L’Œil
Sans faire le moindre écueil
Regarde à l’Est et à l’Ouest
Ne demande pas ton reste

Si j’ai eu un blanc-seing
Alors j’ai choisi fantassin
Mais rêvant du piédestal
Et de l’auréole du général
S’il n’y a aucun scénario alors vaut mieux qu’on improvise
J’apprends à aimer l’étau dans lequel ma tête est prise

C’est la merde des autres
Les lieux où ils se vautrent
Même si souvent je boude
Je sors l’huile de coude
Mais les travaux d’Hercule
Rapportent maigre pécule

Quand on finit le sale boulot
Encore ramasser les copeaux
Si on est pas dans la plaque
Il faudra que ça craque
Il n’y a jamais aucun repos dans toute la vaste entreprise
J’apprends à aimer l’étau dans lequel ma tête est prise

Quand je rentre au bercail
C’est la revue de détails
Le diable est si maniaque
L’amour sport de contact
Du jour au lendemain
Le champ pourrit le regain

Mon chemin de Damas
Est un tunnel d’angoisses
Certains sont très doués
Pour toujours se tromper
Comment distinguer les défauts, c’est une infinie banquise
J’apprends à aimer l’étau dans lequel ma tête est prise

Chauffage, fenêtre ouverte
Nous luttons pour la planète
Vous allez voir Douarnenez
Elle sera bientôt sur e-bay
Qu’on chante le Carpe Diem
Pour moi c’est blasphème

Il faudrait aller ailleurs
Pour les trains à l’heure
Le chien va retournant
Seul à son vomissement
Je ne toucherai plus le gros lot, j’veux récupérer ma mise
J’apprends à aimer l’étau dans lequel ma tête est prise

Je viens de l’adolescence
Et donc de cette science
De porter des vêtements
Démodés avant longtemps
J’conçois bien l’hypocrisie
Et je comprends l’ironie

Mais viens des certitudes
Et de la vilaine habitude
D’avaler tout l’hameçon
Le ver et jusqu’au plomb
On m’envoie souvent au tableau, ma leçon est-elle apprise ?
J’apprends à aimer l’étau dans lequel ma tête est prise

C’était une histoire d’amour

C’était une histoire d’amour
Et une histoire d’obscurité
Toi … tu étais l’amour …

J’attends au feu rouge
Que cette file bouge
La nuit s’amoncelle
Sur ma ville habituelle …
Michael Douglas craque et continue à pied – Voilà une histoire où tout devient laid – Pourquoi faut-il que je pense à ça ? – Je déteste ce navet – C’est n’importe quoi !

Moi … je suis le prisonnier

C’était une histoire d’amour
Et aussi une histoire de larmes
Toi … tu étais l’amour …

Enfin devant le cinéma
Trois voitures avant moi
Quelques gouttes éparses
Meurent dans l’essuie-glace …
Des garçons et des filles au Mortimer – Certains jours font qu’on ne peut être fiers – Pourquoi faut-il que je pense à ça ? – J’déteste mon caractère – C’est n’importe quoi !

Moi … je suis le gendarme

C’était une histoire d’amour
Et aussi une histoire de sort
Toi … tu étais l’amour …

Ça y est je suis passé
Et en route pour rentrer
Et la nuit me morcelle
Comme le jour avant elle …
J’ai avalé à la course tous les Bénédictins – Parce que je voulais rattraper mon destin – Pourquoi faut-il que je pense à ça ? – Car je déteste ce train – C’est n’importe quoi !

Moi … je suis le croque-mort

C’était une histoire d’amour
Toi … tu étais l’amour …
Et tu étais le bonheur …

Moi … je suis le veilleur

123

Commentaires récents


Surlesbordsdunjournal |
Nouvelles pleines d'es... |
9757169781 Thought Elevator... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Boulgom en 100 mots
| Pouvoir écrire la vie
| Nouvellesetseries