Archives pour la catégorie Cahier recyclé 3

Villa Seurat

Pourtant pas revivre
Mais relire – Relier – Tenter – Le martyr – De l’avenir – Qui tendait les bras
Pourtant pas revivre
A contre-courant – Ravaler – Le limon – Tout ce temps – Vers l’amont – Où tout se fera

Pourtant pas revivre
Pourtant pas revivre

Tout ce que cette vie-là sera
Finalement apportera

Pourtant pas revivre
Pourtant pas revivre
Mais se souvenir …
Et alors écrire

Archibald Pelletier

Bien, les enfants, on vient de voir qui était Archibald Pelletier, le grand explorateur et aventurier suisse, ce qu’il a fait et découvert, ses voyages et sa vie. Pourquoi et comment il a parcouru le monde presque sans relâche.
Il nous reste quelques minutes pour jeter un œil sur les seuls mots connus de lui. Il y a tout d’abord une suite, une sorte de poème, puis quelques couplets, peut-être une tentative de faire une chanson.

*** *** ***

Oh in utero – Pelletier – Archibald
Neuchâtel – Soulevant – Le silence
Mer mer mer – Montagnes – Arc-en-ciel

La Valette – Île de malt – Swan River
Gibraltar – Les Açores – Triangles
Pensacola – Mesa Verde – Vancouver

L’archipel – Archibald – Pelletier
Finistère – Eau miroir – Ton reflet
Lac aimant – Mon majeur – Ce miracle

*** *** ***

Certains jours suisses
Nos rêves sont éveillés
Et ils se tapissent
Sur ces montagnes assommées

Certains jours suisses
S’efface la main gantée
Du vieil alchimiste
Sur les hectares désolés

Certains jours suisses
Cette belle vie reflétée
N’est pas un caprice
De ce nectar parfumé

Par le voile savant d’une éclipse de banane
Que sera toujours sienne la terre de Lausanne

Avoirs

J’ai … toujours une clope au bec
J’ai … un monde à moi fais avec
Et à la tombée du jour
Droit à mon petit tour
L’ennui … est mon sombre cadeau
Mes jours, la nuit collent à la peau

Et si nous renaissons
Oh si nous renaissons
Et bien reconnaissons
Qui châtaigne qui marron
Qui mistral qui mousson

J’ai … un point de mire tenace
J’ai … un p’tit sourire de surface
Et un froid dans le cœur
Que l’on appelle honneur
L’ennui … est mon sombre cadeau
Mes jours, la nuit collent à la peau

Et si nous renaissons
Oh si nous renaissons
Et bien reconnaissons
Qui chemise qui pantalon
Qui retrait qui ambition

J’ai … presque plus le sens commun
J’ai … un état d’esprit inopportun
Et les mots pour le dire
Qui ne veulent pas venir
L’ennui … est mon sombre cadeau
Mes jours, la nuit collent à la peau

Et si nous renaissons
Oh si nous renaissons
Et bien reconnaissons
Qui freins qui champignon
Qui poupée et qui poupon

Qui chien-chien qui cochon
Qui abeille et qui frelon
Qui stridule qui ronron
Qui soldat qui Napoléon …

Qui est Dürer ?

Peut-être une dernière fois … les étoiles
Peut-être une dernière fois … la lune pâle

Qui est Dürer ?
Qui est Giotto ?
Moi, ils m’ont surnommé l’Etourneau

Si Giotto est bien celui que je crois
Alors Dürer est proche de moi
Oui, si j’ai bien compris pour Giotto
Alors ce Dürer est fatalement mon Iago

Et si je lis parfaitement bien
Entre ces lignes dans ma main
La nuit est proche et c’est mon destin

La question est celle-là : Pourquoi ?
Non pourquoi nous en sommes là
Ça n’a que peu de sens pour moi
Pourquoi me font-ils humer mon malheur ?
Sinon pour me torturer, aiguiser ma peur ?

Mais je ne peux avoir de regrets
Le pouvoir sait ce que je lui dois
Et même cette peur je ne l’ai pas
Même si mes mains crispées sur le papier …

Je ne suis que souvenirs et scélérats …
Qui est Dürer ? Dürer c’est moi
C’était moi il y a vingt ans déjà
J’étais Vautour et le roi Dahlia …

Peut-être une dernière fois … voir votre portrait peint
Peut-être une dernière fois … ce ciel-ci du baldaquin

L’infidèle

L’un qui pleurait sans larmes
Qui évoquait une arme
L’autre pour compagnie
Lui avec son whisky
A l’infidèle, à l’infidèle
Ils pensaient à l’infidèle

Anna attendait qui ?
Parti vers d’autres pays ?
Et Pierre ne voyait qu’elle
Défendait l’infidèle
Cette infidèle, cette infidèle
Ils pensaient à l’infidèle

Des fouets et d’autres chats
On s’est taillés de ça
Alexandrie pour lui
Alexandra … aussi
Mais l’infidèle, mais l’infidèle
Je pensais à l’infidèle

Moi je ne savais rien
Et j’en étais très loin
Ici en sais-je plus long
Par ton joli prénom ?
A l’infidèle, à l’infidèle
Je pense à l’infidèle

Montparnasse

Une petite gare près d’Orléans
Attristée par la pluie, le vent
On ne s’arrête que trois minutes
On a forcément un autre but

Toutes ces filles je me le rappelle
Aux yeux couleur … d’un train qui passe
Ce que je fus vraiment pour elles
Jamais Saint-Lazare, Montparnasse

Le temps Sophie

Qu’il est tard
A mes lèvres
Surgiront
Souvenirs
De plaisirs
Reviendront
Quelque soir
Des ténèbres

Les chemins
Escarpés
Ces chemins
Empruntés
Par mes doigts
Les voilà

Et partout
Oh oui où
Sur ma peau
Va rester
Et bientôt
Le passé

Car la route
Est sursis
Voir pour qui
Comme le doute
Officie

Le secret

Près de la mer, là où les rafales projettent le sable contre les rochers, où la chanson des vagues s’entête contre celle des hommes, à côté de l’arbre clairsemé qui semble servir de métronome, la maison avec le long sentier derrière, qui va plonger dans les terres …

C’est à l’intérieur de cette maison où juste en haut de l’escalier on peut trouver le salon, avec faisant face au balcon, son canapé et sa brûlure de cigarette et son souvenir de comment elle a été faite …

C’est dans le couloir à droite, derrière la première porte, dans la chambre verte, l’armoire près de la fenêtre …
C’est à l’intérieur de celle-ci, sur la dernière étagère, entre deux piles d’habits, dans une boîte en fer au couvercle un peu cabossé, avec quelques menus objets, qu’il y a le secret … notre secret …
Il est là, sur le papier qu’il faut déplier, et c’est entre les lignes qu’il faut le chercher, dans tes mots qui commencent à s’effacer.

Chiens

Moi j’ai juste super envie de rien
Moi j’ai juste super envie de rien

On n’me sert de la tendresse
Que sur des milliers de sms
N’ai que pour seule pitance
Un bol de lourd silence

Un chien qui me ressemble
Le matin me tient en laisse
Qui s’assemble se ressemble ?

Moi j’ai juste super envie de rien
Moi j’ai juste super envie de rien
Et j’en connais bien le chemin
Le plus beau des derniers trains
Moi j’ai juste super envie de rien
Moi j’ai juste super envie de rien

Sur le marché aux Loups
A la Foire des Innocents
On peut prendre des coups
On peut perdre ses dents

« Il m’agace bien ce chien
Quand il n’écoute rien ! »
Mais elle l’porte à son cou

Moi j’ai juste super envie de rien
Moi j’ai juste super envie de rien

Ménage à trois

If the road leads to eternity
Hard when the bottle’s empty
And I’m a too slow rider
Left our little town in Canada
In a strange ménage à trois

Our world is here, she says
Our life is now, she says
Look her happy girl’s waves
Betty, my shining black and blue
Betty, Miss Betty, oh I love you

People are thieves and danger
In the rain and in the thunder
I saw a lot of natural losers
We tried to move to Arizona
In our strange ménage à trois

Betty, my shining black and blue
Betty, Miss Betty, oh I love you
Betty, Betty black, Betty blue
Betty, Miss Betty, oh both of you

I’ll follow wherever she goes
No matter what Betty she chooses
Even with a little silent prayer
We are close to the frontera
In our strange ménage à trois

Our world is here, she says
Our life is now, she says
Look her happy girl’s waves
Betty, my shining black and blue
Betty, Miss Betty, oh I love you

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