Archives pour la catégorie ( Brumes )

Si je te parlais

Si je te parlais
De ce qui résonne
Dans les docks de Boston
Des Red Sox, des Bruins, des Celtics
Si je te parlais
De ces courbes câlines
Vues du Pont de Brooklyn
Et des rues glauques de la musique
Si je te parlais
Du paradis son revers
De l’Indiana jusqu’à Denver
Les motels plus miteux que mythiques
Si je te parlais
Du tatouage de Dana
Des montagnes Santa Lucia
Et de mon Amérique enfin onirique

Je ne sais pas
Si je te parlais de ça
Si t’aurais des réponses à tes « pourquoi ? »

Si je te parlais
D’un homme de hasard
Saisi sur ce quai de gare
Ressuscité à Saint-Lazare

A la portée de tes paumes
Quelques choses d’un fantôme
Mais je ne sais pas
Si je te parlais de ça
Si t’aurais des réponses à tes « pourquoi ? »

La rue du silence

Dans la rue du silence
Dans la rue du silence …

Aucune voiture ne passe
Aucune vaisselle ne casse
Pas de sirènes qui crient
Et aucun coup de fusil

Dans la rue du silence …

Pas d’gosses dans l’quartier
Pas d’bruit dans l’escalier
On n’entend pas le train
L’aéroport est bien loin

Aucune voiture ne passe
Aucune vaisselle ne casse
Pas de fêtes, pas d’bistrots
Pas d’rame de métro

C’est bien maintenant
J’ai un chouette appartement
Dans la rue du silence
Dans la rue du silence …

Aucune mobylette, aucune moto
Pas de marteaux-piqueurs, de travaux
Pas de musette, pas de java
D’AC/DC, de Metallica

C’est bien maintenant
J’ai un chouette appartement
Dans la rue du silence
Dans la rue du silence

Citadelle de velours

Elle rassemble la poussière
Elle passe la serpillière
Un chiffon sur le bureau
Fait disparaître les mégots

Citadelle de velours
Sur le point du jour
Ciel tout en nuages
La femme de ménage

De quoi parle-t-on ?
Comment le fait-on ?

C’est une heure avancée
Vraiment rien à en tirer
Oh une heure à la con
A ne rien faire de bon

Citadelle de velours
Sur le point du jour

Un ciel tout en nuages
Une femme de ménage
Une citadelle de velours
Sur le point d’un jour

A ceux qui …

Aux Napoléon qui m’ont entraîné dans des batailles que je n’ai jamais pu faire miennes
Aux Jésus qui ont fait naître une foi sans qu’aucune preuve, aucun miracle n’advienne

Ton passé est un bloc de pierre
Elle dit : Tu ne peux plus rien y faire

Aux César qui se sont ingéniés à m’appeler Brutus, se sont étonnés que je les trahisse
Aux Othello qui ont vu en moi une part de Iago alors que je n’étais qu’un Jocrisse

Tu ne peux plus rien y faire
Elle dit : Ça ne sert à rien d’être amer

Aux Gepetto qui ont voulu me façonner et d’une certaine manière y sont parvenus
A la Mina qui a bien dû croire en moi et que j’ai de toutes les manières déçu

Ça ne sert à rien d’être amer
Elle dit : de vouloir revenir en arrière

A ceux-ci, à tous les caps sur mon chemin
A ceux pour le mal et à ceux pour le bien

Il est où il doit être
Elle leur dit : Avec moi à cette fenêtre
Quelques secondes, il m’embrassera
C’est son présent que je veux moi

Quelqu’un, je sais plus qui

Il est passé hier, alors on est sortis
Chacun trois bières, notre place au Paris
Après on a traînés, et puis la Fnac
S’est pris le premier Massive Attack
J’ai dit : Je vais te le copier
Mais il voulait l’original en CD
Chez moi, on a pris l’apéro
On zappait sur plein d’radios

Je commence à trouver le temps long
Et ça n’a rien à voir avec la saison
Quelqu’un, je sais plus qui, m’a dit
Que ça s’rait p’t'être mieux à Paris
Mais je n’sais pas si c’est la vérité
Et puis je n’veux pas déménager

A un moment il a dit : Je suis parti
Et alors je m’suis foutu sur mon lit
Me suis relevé vers huit heures
M’suis fait un jambon-beurre
J’ai maté la télé toute la soirée
Un truc sur une caserne de pompiers
Après j’ai choisi entre Clara Morgane
Et Woody Allen et Manhattan

Je commence à trouver le temps long
Et ça n’a rien à voir avec la saison
Quelqu’un, je sais plus qui

J’voulais aller à Pôle Emploi c’matin
Mais m’suis levé trop tard … demain
D’t'façon, j’suis pas à la bourre
Il me reste encore trois jours
C’t'aprèm, je voulais me balader
Mais j’suis tombé dans l’escalier
Sur Chloé, ma voisine préférée
Elle devait avoir besoin d’parler

Je commence à trouver le temps long
Et ça n’a rien à voir avec la saison
Quelqu’un, je sais plus qui

J’sais pas c’que j’vais regarder
L’autre jour, ils ont repassé
Le gendarme de Saint-Tropez
J’l'connais par cœur mais … vous savez

Je commence à trouver le temps long
Et ça n’a rien à voir avec la saison
Quelqu’un, je sais plus qui, m’a dit
Que ça s’rait p’t'être mieux à Paris
Mais je n’sais pas si c’est la vérité
Et puis je n’veux pas déménager

Le bonheur

Je me suis réveillé
Avec un reste de rêve
Au bord des lèvres
Me suis mis à penser
A ce qui m’arrivait
Quand je t’embrassais

Je me suis réveillé
Avec tes cheveux
Devant les yeux
Je me suis réveillé
Avec ton visage
Comme sur un nuage …
Et alors ton corps
Dans ce décor …

Un reste de lèvres
Au bord de ce rêve
Je me suis réveillé …

Je me suis réveillé
Avec un reste de rêve
Au bord des lèvres
Me suis mis à penser
A ce qui m’arrivait
Quand je t’embrassais

Bohèmes

Fred avait du Floyd plein la tête
Surtout la période avec Syd Barrett
Alex se levait dans l’après-midi
Et il ne vivait que la nuit
Fifi était belle comme le jour
Ça même les jours de pluie
Mais certains étaient lourds
Plus lourds encore que l’ennui

Je nous voyais phalènes
J’écrivais des bohèmes

Le Grand Maître au Palace
Ses histoires dégueulasses
Mathy, ses bouts de chandelle
Des trucs de cœur qui déborde
Et puis Sallem, ses logiciels
Francis et son paperboard
Born in the USA à la radio
Et Baptiste mimant un solo

J’écrivais des bohèmes
Un peu toujours les mêmes

Le sauvage du groupe
Loin des entourloupes
Avec un œil sur Franky
Qui sortait avec Sophie
Elle, amoureuse de lui

Des trucs que sur place je ne voyais pas
Voilà ce que j’apprends encore sur ça

Je nous voyais phalènes
J’écrivais des bohèmes
Qu’il fallait bien inventer
Qu’il fallait bien m’inventer

Vasco

Cela me donne une idée
Cela me donne une idée

M’armer d’un sac à dos
Marcher plus lentement
M’asseoir sur un banc
Et relire du Rimbaud
( Tout en évitant
Les fientes d’oiseaux )
Ou alors
Faire un sort
Aux bords de la Vienne
Ou au dernier Woody Allen

Je ne vais pas travailler
Aujourd’hui c’est décidé
Je ne vais pas travailler
Et je suis bien décidé

Mais tu ouvres à la lumière
Gouttes glissant sur ta peau
Y a beaucoup mieux à faire
Regarde comme il fait beau

Tu me donnes une idée
Si t’allais pas travailler ?
Tu me donnes une idée
Toujours se réconcilier
Toujours se réconcilier



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