Archives pour la catégorie ( Brumes )

Railroad crossing

Chants de sentiers irréels
Certains hommes ont des ailes
Acides ou naturelles
Railroad crossing baby
I’m still in this city

Sérénades comme planant
Sur la montagne d’argent
Que l’on voit en venant
Railroad crossing baby
I’m still in this city

Musique tamisée, bruits soft
Les sons dans des coffres
C’est tout ce qu’on offre
Railroad crossing baby
I’m still in this city

Blues sur les voies ferrées
Mais ma guitare enterrée
Je sais plus où elle est
Railroad crossing baby
Have to leave this city
Railroad crossing baby

Le fleuve

Ce soir, près de notre fleuve
Du courant, de la nuit, je m’abreuve

D’étoiles, de chandelles, de reflets, je m’abreuve

Des ombres aussi, de leur contour, de ce pont entre les rives, je m’abreuve

Du froid, des frissons, de la solitude, du silence, je m’abreuve

Si seulement c’était de cet ordre-là
Si seulement c’était de cet ordre-là

Si c’était une autre femme
Je pourrais lutter
De mon âge ou même
Une jeune je pourrais lutter
Mais le vide
Le vide que tu m’as laissé
Est si
Impensable
Indéniable
Insoutenable
Indéchiffrable

Si seulement c’était de cet ordre-là
Si seulement c’était de cet ordre-là
Je pourrais lutter
Je pourrais lutter

Anna et Paul

Il est allongé sur le lit
Elle s’assoie à côté de lui
Se souvient-il de cela ?
Se souvient-il de ceci ?
Comme il ne répond pas
Elle soupire et lui sourit

Elle prend le gant dans la bassine
Elle va lui laver la poitrine
Les bras, les jambes, les pieds

Qui, dehors, ne cesse de klaxonner ?

Le diable des villes

Comme Moravagine
L’œil de la bête
Qui nous reflète
Celui qui dessine

Son esprit tournoyant
Dans la lourdeur du vent

De son regard s’essayant
De son brouillard obstruant
Le ciel des passants
Le soleil assombrissant

Parce qu’il
S’est fait hostile
Un jour banal
Et sans fin

Parce qu’il
Serait plus facile
De faire le mal
Que le bien

Le gringalet

Un gringalet
Fait des ronds sur l’eau
Avec des galets

Sa mère
Finit son Gin
S’allonge et rumine
Un gringalet
Fait des ronds sur l’eau
Avec des galets

Son père
Sous l’appentis
Nettoie son fusil
Un gringalet
Fait des ronds sur l’eau
Avec des galets

De mon glaive de diamant
Je combattrai tous les méchants
Qu’ils soient minus ou géants

Le gringalet
Fait des ronds sur l’eau
Avec ses galets

Couleur corail

J’ai offert confiant mon visage bancal
Suis entré pieds nus dans la cathédrale
J’ai vu le prêtre à la canne de bambou
Subi les foudres noires de son courroux

J’ai senti la pointe aiguisée du cimeterre
Fait gronder le monstre dans sa tanière
J’ai perçu la triste mélopée de l’orgue
Imprégné de cet acre parfum de morgue

Je voulais
M’émerveiller de ces aubes qui brillent
Qui sortent nues de leurs divines coquilles
Je voulais
Retenir du doigt l’aiguille du métronome
En changeant le plus possible d’uniforme
Mais tant à combattre sur ce champ de bataille
Comme dans ce délire perpétuel couleur corail

Être et avoir été

Être et avoir été
Naître et voir l’été
Le soleil se lever sur les blés
Cette esquisse dans la douce clarté

Être et avoir été
Être et chercher
Un ciel de beauté parsemé

Être et avoir été
Être et regretter
Ce ciel commence à s’égrener

Être et avoir été
Être et continuer
Le soleil sachant se faire discret
Ce tableau dans l’obscurité

Être et avoir été
Être et avoir rêvé
D’être d’avoir été
Plus que ce que l’on a été

Il pleut, il se peut

Il pleut, il pleut, il pleut
Il se peut, il se peut
Que l’on jouait à un jeu
Juste le jeu pour le jeu
Amoureux

Il pleut, il se peut
Il pleut, il se peut

Je ne voulais que soleil ciel bleu
Je ne voulais que soleil
Ciel bleu
Ciel bleu

Il pleut, il se peut

Laisse tomber
Laisse tomber
Laisse tomber

Il pleut
Il se peut
Je pleure
Je le peux
Encore
Encore

Ma dame d’orgueil

Elle a tous ses atouts
Mais à quel jeu on joue ?
Lahire toutes ces années
Je suis devenu Hogier

Ma
Dame d’orgueil
Balade entre les feuilles
L’automne qui lui prend
Un œil qui dément

Ma
Dame d’orgueil
Le soir qui s’effeuille
Et sa nudité lui rend
Ce corps troublant

Cette ville est un damier
Pour les esprits décidés
Si je ne suis qu’un pion
C’est bien là ma façon

Ma
Dame d’orgueil
Doit porter quelque deuil
Et je me dis parfois
D’un sentiment en moi

Alentours

Elle est en lumière / Que vogue la galère / L’eau est rouge aujourd’hui / Rouge aujourd’hui / Je la domptais jusqu’ici
C’est une histoire d’anonymat / Qui m’a fait m’éloigner de toi / C’est une histoire / Qui m’a fait
Ce monde merveilleux dont j’me sers / Est si parfait / Est si parfait que je m’y perds / Ce monde où je veux / Ce monde où je veux

C’est cette histoire qui / M’a fait m’éloigner de toi / Et c’est la surface qui / Choisit son combat
Je ne comptais jamais faire mon âge / L’eau est rouge aujourd’hui / Rouge aujourd’hui / Je la domptais jusqu’ici / Ça devait être mon plus beau voyage / Je la domptais jusqu’ici / Mais l’eau rouge aujourd’hui / Rouge aujourd’hui
Ce monde merveilleux dont j’me sers / Ce monde où je veux / Ce monde où je veux / Ce monde où je veux / Où je veux bien me perdre / Où je veux bien me perdre / Où

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