Le fleuve

Ce soir, près de notre fleuve
Du courant, de la nuit, je m’abreuve

D’étoiles, de chandelles, de reflets, je m’abreuve

Des ombres aussi, de leur contour, de ce pont entre les rives, je m’abreuve

Du froid, des frissons, de la solitude, du silence, je m’abreuve

Si seulement c’était de cet ordre-là
Si seulement c’était de cet ordre-là

Si c’était une autre femme
Je pourrais lutter
De mon âge ou même
Une jeune je pourrais lutter
Mais le vide
Le vide que tu m’as laissé
Est si
Impensable
Indéniable
Insoutenable
Indéchiffrable

Si seulement c’était de cet ordre-là
Si seulement c’était de cet ordre-là
Je pourrais lutter
Je pourrais lutter

2 commentaires à “Le fleuve”


  1. 0 Eeguab 23 fév 2021 à 8 h 33 min

    Si seulement oui, si seulement, si seulement j’avais été un peu plus courageux, un peu plus déterminé, un peu moins couard…Si suelement…Je me serais trompé encore, mais un peu moins.
    Très belles lignes, le fleuve,lui, continue. Le fleuve, lui, n’a pas de tentations. Magnifique et tellement émouvant. Indispensable.

    Répondre

  2. 1 V.s. 23 fév 2021 à 11 h 20 min

    Le fleuve et sa course sont propices aux divagations de l’esprit, aux émotions, noires ou joyeuses. Et le fleuve est indifférent …

    Répondre

Laisser un commentaire


Commentaires récents


Surlesbordsdunjournal |
Nouvelles pleines d'es... |
9757169781 Thought Elevator... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Boulgom en 100 mots
| Pouvoir écrire la vie
| Nouvellesetseries