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Archives pour novembre 2020

Ma dame d’orgueil

Elle a tous ses atouts
Mais à quel jeu on joue ?
Lahire toutes ces années
Je suis devenu Hogier

Ma
Dame d’orgueil
Balade entre les feuilles
L’automne qui lui prend
Un œil qui dément

Ma
Dame d’orgueil
Le soir qui s’effeuille
Et sa nudité lui rend
Ce corps troublant

Cette ville est un damier
Pour les esprits décidés
Si je ne suis qu’un pion
C’est bien là ma façon

Ma
Dame d’orgueil
Doit porter quelque deuil
Et je me dis parfois
D’un sentiment en moi

Alentours

Elle est en lumière / Que vogue la galère / L’eau est rouge aujourd’hui / Rouge aujourd’hui / Je la domptais jusqu’ici
C’est une histoire d’anonymat / Qui m’a fait m’éloigner de toi / C’est une histoire / Qui m’a fait
Ce monde merveilleux dont j’me sers / Est si parfait / Est si parfait que je m’y perds / Ce monde où je veux / Ce monde où je veux

C’est cette histoire qui / M’a fait m’éloigner de toi / Et c’est la surface qui / Choisit son combat
Je ne comptais jamais faire mon âge / L’eau est rouge aujourd’hui / Rouge aujourd’hui / Je la domptais jusqu’ici / Ça devait être mon plus beau voyage / Je la domptais jusqu’ici / Mais l’eau rouge aujourd’hui / Rouge aujourd’hui
Ce monde merveilleux dont j’me sers / Ce monde où je veux / Ce monde où je veux / Ce monde où je veux / Où je veux bien me perdre / Où je veux bien me perdre / Où

Ses yeux

Elle disait : Il faut …
Il faut …
Il faut …
Je ne sais plus
Que j’aille là
Que je vois ça
Il faut il faut il faut

Elle avait
Sa façon
Ses yeux
Douceur
Décision

Mais tout ça croulait sous la sagesse
Je voulais me laver à ses caresses

Elle disait : Je veux …
Je veux …
Je veux …
Je ne sais plus
Ça et ça
Quoi ou quoi
Je veux je veux je veux

Elle avait
Sa façon
Ses yeux
Ardeur
Abandon

Tout ça croulait sous ses caresses
Je ne voulais pas y voir la tristesse

J’avais
Ma façon
Mes yeux
Candeur
Dérision

Je sais maintenant qu’il faut
Bien se méfier de certains mots
Je sais maintenant qu’on peut
Mêler beaucoup dans certains yeux
Dans certains mots
De certains yeux

Le reptile

J’ai rampé longtemps vous savez
L’automne, les hivers, l’été
J’ai traversé
Des rayons de fumée
Détruit
Quelque chose du passé
Et la femme …

A vrai dire, je n’y crois plus vraiment
Maintenant que la nuit …
C’est la folie ma compagne
Qui m’accompagne

Elle comme un diable vous voyez
L’automne, les hivers, l’été
J’ai reculé
Une ombre soufflée
Remis
Du bois sur le bûcher
Et la flamme …

A vrai dire, je n’y crois plus vraiment
Maintenant que la nuit …
C’est la folie ma compagne
Qui m’accompagne

Toujours souffert vous le sentez
L’automne, les hivers, l’été
Je suis resté
En être prostré
Reconduit
Où j’avais commencé
Et la femme …

Du miel pour le prince

Sortez la grande table aux honneurs
Nappez-la de sa plus belle parure
Frottez, demoiselles, mettez du cœur
Que votre courage se fasse dorure
Faites revivre nos plus beaux habits
Je veux que cette demeure suinte la vie

Lavez verres, bois, sols et plafonds
Astiquez et dans les règles de l’art
De fond en combles de combles en fond
Que ces murs soutiennent mon regard
Faites reluire nos vieilles armoiries
Je veux bannir le non, encenser le oui

Ouvrez des bouteilles du meilleur vin
Adieu simplicité, bonjour succulence
Et que l’on me prépare ce grand festin
Il faut que ce soir soit excellence
Mettez les petits plats dans les grands
Je veux déterrer notre belle vie d’antan

Et que l’on serve du miel pour le prince
Que l’on ressorte ce sourire onctueux
Comme nous n’en avons pas deux
Ne mordons pas la main qui nourrit
On reconnait l’arbre à ses fruits
Et que l’on serve du miel pour le prince
Que l’on ressorte ce sourire onctueux
Comme nous n’en avons pas deux


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