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Archives pour septembre 2019

Dans son carquois se dressent

Dans son carquois se dressent
Et des flèches d’or et des flèches d’argent
La tête de son cheval caresse
L’idée d’affronter le vent
Les flammes du dragon et la fleur
Comme les nuages au vol ivre
Tous les manants pleurent
Car ils ne peuvent la suivre

Les oiseaux prennent la tangente
De la forêt des angles obtus
Ils virent, volent et enfin chantent
Sur la corde de l’arc tendue
La solution du rébus : marcheur
Le soleil cercle de cuivre
Puis certaines ombres pleurent
Car elles ne peuvent la suivre

Tout le monde est de jury
Au grand concours de ricochets
La rivière rêve d’être son lit
La lune se verrait pour chevet
Ainsi va la danse de ses heures
L’aube fera fondre tout le givre
Et de joie la vie pleure
Car elle peut la suivre

Un début

C’est la première fois
Que je reprends le même chemin
Qu’ayant fait un rêve je m’y tiens
C’est la première fois
Que je répète la même requête
Prends la mer avec sa tempête

Parce qu’une autre fois
J’aurais regardé le niveau du verre
J’aurais opté pour la machine-arrière

Il y a un début à tout dis-tu
Et tu as raison que veux-tu
C’est la première fois …
Que je continue

Elle embrasse divinement

Elle embrasse divinement
Se love idéalement
Elle innove à tout instant
L’espace environnant

Dites-moi, quels sont vos rêves ?
Avec vos lèvres, que cherchez-vous ?
Dites-moi, quelles sont vos tables ?
Avec vos fables, que cherchez-vous ?

Elle embrasse divinement
Se love idéalement
Elle innove à tout instant
L’espace environnant

On lui verrait d’un soupir
Assouvir quelque désir
Mais peut sans absolution
Son absence à disposition

Elle slalome entre les tables
Les hommes et leurs fables
Et enveloppe de sa chair
L’incarnation d’un mystère

Elle embrasse divinement
Se love idéalement
Elle innove à tout instant
L’espace environnant

Dis-moi, quel est ton rêve ?
Avec tes lèvres, que cherches-tu ?
Dis-moi, quelle est ta table ?
Avec cette fable, qui te crois-tu ?

C’est pas loin

Les portes sont grandes ouvertes. Ça n’arrive jamais, c’est la première fois qu’il voit ça, c’est la raison pour laquelle il est surpris. Comme il s’approche, il comprend que ce sont les deux mecs baraqués assis sur les marches de part et d’autre qui les tiennent dans cette position, laissant un maigre passage pour entrer et sortir.

A l’intérieur, il attend dans le couloir. On passe devant lui, on lui dit : Bonsoir, il répond. S’il attend là, c’est parce que doit s’y trouver la loge du gardien. Il s’aperçoit rapidement qu’à la place de la porte, il n’y a que le mur. Cette découverte le trouble.
Une femme sort mais à peine a-t-elle dépassé les deux montagnes sur les marches, il la voit hésiter et regarder dans sa direction. En fin de compte, elle revient sur ses pas, repasse en sens inverse devant lui, lui redit : Bonsoir et disparaît dans le couloir.

Une fille s’arrête à sa hauteur. Le fait qu’elle le fasse l’étonne car bien qu’il la connaisse de vue, il croit ne jamais lui avoir adressé la parole.
Son étonnement fait qu’il a beaucoup de mal à saisir ce qu’elle lui dit. Finalement, non, il ne rêve pas, elle l’invite à venir chez elle. Il la regarde intensément ou du moins il essaye de le faire ; elle lui sourit, elle est très jolie. Il accepte sa proposition sans vraiment réfléchir.
C’est pas loin, dit-elle.
Il a déjà fait un pas vers la sortie mais elle l’arrête en lui agrippant le bras. Lorsqu’il se retourne, il la voit qui ouvre une porte qu’il n’avait pas vue dans son dos. Elle pourrait dire : C’est juste là, mais elle ne dit rien.

Alors que la porte va se refermer, il aperçoit à nouveau la même femme, celle qui était sortie précédemment, ses yeux fixent l’endroit où il était quelques secondes auparavant.

La pièce est petite. Et qui plus est un lit en dévore une grande partie de la surface. Le lit se trouve derrière la porte, celle-ci a frappé un des montants quand elle a été ouverte. Elle est maintenant refermée.
Sur sa gauche, la pièce se prolonge et s’abîme progressivement en flèche vers le sol et il n’arrive pas à distinguer ce qu’il y a tout au bout. Il ne se demande pas par quel miracle tout de suite après avoir pénétré dans une pièce au rez-de-chaussée, on peut se retrouver sous un toit.

Il y a une autre fille assise sur le lit, blonde celle-là, qui regarde vers le milieu de la pièce où se trouvent un petit groupe de personnes très compact qui leur tournent le dos. Ils sont manifestement en train de fumer et de boire. Il ne les voit pas parler entre eux comme il serait naturel qu’ils le fassent.
Son hôtesse et lui s’asseyent sur le lit côte à côte et il lui voit une cigarette entre les doigts quand elle la porte à ses lèvres pour en tirer une bouffée. Mais il ne saurait dire ce que devient cette cigarette quand ils basculent ensemble sur le lit, qu’elle vient rapidement sur lui et l’embrasse.

Ils s’embrassent. Il embrasse l’autre fille. Puis à nouveau la première. Et les deux filles s’embrassent en commençant à le déshabiller. Cheveux blonds, cheveux châtains, il est enlacé entre les corps des deux filles.
Il prendra conscience de leur éloignement quand il se retrouvera couché sur le ventre, sa tête reposant sur son bras.

Soudain, il sait avec certitude que quelque chose vient. Il tourne la tête. Il ne voit rien, c’est-à-dire rien de plus que ce qu’il a vu en entrant, le plafond qui part en flèche, le groupe de personnes au centre de la pièce lui tournant le dos.

Il sent sur ses hanches, ses côtes, sur sa peau qui se plisse des instruments froids. Se faisant violence, il tourne une nouvelle fois la tête du plus qu’il peut. Il y a quelque chose.
Est-ce un homme, une femme ? Un gigantesque insecte noir ? Il n’a pas eu le courage de regarder plus longtemps. Sont-ce des doigts ? Des antennes ? Des pointes, comme celles de stylos-plume ?
Cela va, cela avance encore, sur lui. D’une seconde à l’autre son corps sera recouvert.
Il est assailli par une grande frayeur et bientôt il le sera par une plus grande encore.

La médecine, la cuisine, la loi et certains qui la font

Dès que franchi la porte d’entrée
Je tombais sur une fille en pleurs
On m’a dit de ne pas m’inquiéter
La manière de fêter les vainqueurs

Je venais d’une dernière consultation
Où j’avais guéri ma petite cousine
Ayant découvert cette nouvelle vocation
J’arrêtais tout de suite la médecine

J’ai mis un point d’honneur …
Coûte que coûte
Goutte après goutte …

Je frottais casseroles, frottais couverts
Le batteur puis toute la batterie
Je me croyais un grand reporter
Dans les coulisses de la vie

Était-ce l’entrée ou le dessert ?
Mais le chef avait au bout du fil
Quelqu’un avec qui décoller de terre
Je crois que c’était son nombril

J’ai mis un point d’honneur …
Coûte que coûte
Doute après doute …

Le roi du pétrole a amené Madame
Consigne donnée dans l’établissement
Fallait éviter toute gaffe tout drame
Il n’était pas venu depuis longtemps

Le fric dégoulinait des propriétaires
La bêtise du goulot du sommelier
Si j’avais décidé de me taire
Ma vie aurait été facilitée

J’ai mis un point d’honneur …
Coûte que coûte
Joute après joute …

Je posais mes lèvres sur les siennes
Glissait deux mains sur ses fesses
M’a fallu encore une autre semaine
Pour qu’elle m’autorise l’inverse

Alors je recommençais la médecine
Mais cette fois en étant patient
Ma doctoresse était très câline
Prescrivait de bons traitements

J’ai mis un point d’honneur …
Coûte que coûte
Goutte après goutte …

Rien ne s’est arrangé au boulot
C’était vrai de très beaux culs
Mais combien combien plus de faux
Et pas la moindre de leurs « vertus »

Souvent la soupe à la grimace
Pour le vilain petit canard
Tout ça peut laisser des traces
Comme se faire traiter de cafard

J’ai mis un point d’honneur …
Coûte que coûte
Croûte après croûte …

Non j’n'ai pas touché à la recette
Mais celle du voleur celle de l’emploi
Ils savaient bien où placer ma tête
Et les cafards n’ont pas d’avocat

Coûte que coûte
Coûte que coûte …

Vous voulez savoir pour ma copine ?
Elle m’a donné chaud m’a battu froid
Et puis c’est un peu ma routine
Ne m’a plus fait ni chaud ni froid

Coûte que coûte
Coûte que coûte …

Ils ont dû retrouver ma tenue dans un champ
Mais moi longtemps que j’n'étais plus dedans …

J’avais continué droit devant tout droit devant
Droit devant … jusqu’au tournant suivant

J’ai fait un doigt d’honneur …


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