Archives pour juin 2019

Patience d’ange

J’attends la fourche noire pleine de broussailles
C’est tout un tas de pensées qui m’assaillent

Ma patience … d’ange à ton bras
Mais ce feu … à l’intérieur de moi
Je ne sais
Qui l’a allumé

Tant et tant de choses sont devenues cendres
Mais la colère des flammes est encore grande

Ma patience … d’ange à ton bras
Et ce feu … à l’intérieur de moi
Devinez
Un feu sans fumée

Et si c’était quelque chose de l’enfance
Qui aujourd’hui encore tient lieu d’essence

Ma patience … d’ange à ton bras
Et ce feu … à l’intérieur de moi
Qui me fait
Me détruit
Le brasier
Ce brasier
Qui me fuit
Me construit
Le brasier
Ce brasier
Me séduit
M’éconduit
Le brasier
Ce brasier
Écœuré
Fasciné

Montparnasse

Une petite gare près d’Orléans
Attristée par la pluie, le vent
On ne s’arrête que trois minutes
On a forcément un autre but

Toutes ces filles je me le rappelle
Aux yeux couleur … d’un train qui passe
Ce que je fus vraiment pour elles
Jamais Saint-Lazare, Montparnasse

Le temps Sophie

Qu’il est tard
A mes lèvres
Surgiront
Souvenirs
De plaisirs
Reviendront
Quelque soir
Des ténèbres

Les chemins
Escarpés
Ces chemins
Empruntés
Par mes doigts
Les voilà

Et partout
Oh oui où
Sur ma peau
Va rester
Et bientôt
Le passé

Car la route
Est sursis
Voir pour qui
Comme le doute
Officie

Le secret

Près de la mer, là où les rafales projettent le sable contre les rochers, où la chanson des vagues s’entête contre celle des hommes, à côté de l’arbre clairsemé qui semble servir de métronome, la maison avec le long sentier derrière, qui va plonger dans les terres …

C’est à l’intérieur de cette maison où juste en haut de l’escalier on peut trouver le salon, avec faisant face au balcon, son canapé et sa brûlure de cigarette et son souvenir de comment elle a été faite …

C’est dans le couloir à droite, derrière la première porte, dans la chambre verte, l’armoire près de la fenêtre …
C’est à l’intérieur de celle-ci, sur la dernière étagère, entre deux piles d’habits, dans une boîte en fer au couvercle un peu cabossé, avec quelques menus objets, qu’il y a le secret … notre secret …
Il est là, sur le papier qu’il faut déplier, et c’est entre les lignes qu’il faut le chercher, dans tes mots qui commencent à s’effacer.

Chiens

Moi j’ai juste super envie de rien
Moi j’ai juste super envie de rien

On n’me sert de la tendresse
Que sur des milliers de sms
N’ai que pour seule pitance
Un bol de lourd silence

Un chien qui me ressemble
Le matin me tient en laisse
Qui s’assemble se ressemble ?

Moi j’ai juste super envie de rien
Moi j’ai juste super envie de rien
Et j’en connais bien le chemin
Le plus beau des derniers trains
Moi j’ai juste super envie de rien
Moi j’ai juste super envie de rien

Sur le marché aux Loups
A la Foire des Innocents
On peut prendre des coups
On peut perdre ses dents

« Il m’agace bien ce chien
Quand il n’écoute rien ! »
Mais elle l’porte à son cou

Moi j’ai juste super envie de rien
Moi j’ai juste super envie de rien

Ménage à trois

If the road leads to eternity
Hard when the bottle’s empty
And I’m a too slow rider
Left our little town in Canada
In a strange ménage à trois

Our world is here, she says
Our life is now, she says
Look her happy girl’s waves
Betty, my shining black and blue
Betty, Miss Betty, oh I love you

People are thieves and danger
In the rain and in the thunder
I saw a lot of natural losers
We tried to move to Arizona
In our strange ménage à trois

Betty, my shining black and blue
Betty, Miss Betty, oh I love you
Betty, Betty black, Betty blue
Betty, Miss Betty, oh both of you

I’ll follow wherever she goes
No matter what Betty she chooses
Even with a little silent prayer
We are close to the frontera
In our strange ménage à trois

Our world is here, she says
Our life is now, she says
Look her happy girl’s waves
Betty, my shining black and blue
Betty, Miss Betty, oh I love you

( Bleu )

Une image qui lui était venue en rêve. Elle était forte mais aussi d’une manière incompréhensible, floue. Dans le rêve, il avait eu une impression de bleu et de rouge. A son réveil, il n’avait retenu que ça de cette image et que cette image de ce rêve.
Ça l’avait obnubilé une partie de la matinée. Si bien qu’au bout d’un moment, il put affiner l’image : un point bleu sur un fond rouge.
Il savait où il était. Il était sur le seuil de leur maison. S’il le savait, c’était par rapport à la distance qui le séparait de ce qu’il voyait. Il était seul dans la maison. Il le sentait. Il n’avait pas besoin de regarder derrière lui pour ça.
La direction vers laquelle il regardait, c’était le pré là-bas à côté de la grange. Leur troupeau de vaches s’était regroupé le long de la clôture.
Et il le comprit, ce qu’il cherchait en sortant comme ça sur le seuil, c’était sa mère. Elle n’était pas à la maison avec lui et c’était bien elle qui était là-bas au milieu du troupeau, c’était forcément elle. Elle était sûrement en train de les compter et de les examiner pour voir si toutes allaient bien.
Le bleu, la couleur de son tablier.
Finalement, une simple image de son enfance.


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