C’était une histoire d’amour

C’était une histoire d’amour
Et une histoire d’obscurité
Toi … tu étais l’amour …

J’attends au feu rouge
Que cette file bouge
La nuit s’amoncelle
Sur ma ville habituelle …
Michael Douglas craque et continue à pied – Voilà une histoire où tout devient laid – Pourquoi faut-il que je pense à ça ? – Je déteste ce navet – C’est n’importe quoi !

Moi … je suis le prisonnier

C’était une histoire d’amour
Et aussi une histoire de larmes
Toi … tu étais l’amour …

Enfin devant le cinéma
Trois voitures avant moi
Quelques gouttes éparses
Meurent dans l’essuie-glace …
Des garçons et des filles au Mortimer – Certains jours font qu’on ne peut être fiers – Pourquoi faut-il que je pense à ça ? – J’déteste mon caractère – C’est n’importe quoi !

Moi … je suis le gendarme

C’était une histoire d’amour
Et aussi une histoire de sort
Toi … tu étais l’amour …

Ça y est je suis passé
Et en route pour rentrer
Et la nuit me morcelle
Comme le jour avant elle …
J’ai avalé à la course tous les Bénédictins – Parce que je voulais rattraper mon destin – Pourquoi faut-il que je pense à ça ? – Car je déteste ce train – C’est n’importe quoi !

Moi … je suis le croque-mort

C’était une histoire d’amour
Toi … tu étais l’amour …
Et tu étais le bonheur …

Moi … je suis le veilleur

3 commentaires à “C’était une histoire d’amour”


  1. 0 Eeguab 8 avr 2019 à 7 h 55 min

    « C’était une histoire d’amour »
    Le sort, les larmes, l’obscurité…Je crois comprendre et j’aime ce texte, y compris sa touché d’hermétisme. Et cet imparfait de l’indicatif, cet assassin. Merci Patrick.

    Répondre

  2. 1 Célestine 8 avr 2019 à 12 h 32 min

    Ah ! bonheur !
    Un poème de toi…
    J’aime beaucoup la construction parfaitement symétrique des trois épisodes de cette histoire d’amour, de larmes et de sort…
    Imparfait pour le temps, mais parfait pour ma métrique personnelle, moi qui ai toujours les chansons en trois parts.
    Brassens était spécialiste de cette construction. Bécassine, l’ancêtre, le grand pan, les sabots d’hélène, l’auvergnat…et j’en oublie.
    Chouette retour Patrick.
    J’ai aimé me mettre dans la peau de cette fille qui bouge.
    Je t’embrasse
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

    Répondre

  3. 2 Vs 8 avr 2019 à 13 h 05 min

    Merci à vous deux les amis. Pour votre fidélité et votre enthousiasme.
    Le passé et son imparfait sont des assassins en effet et dans les lieux qui ont connus le bonheur, ils trouvent des bons terrains de chasse.
    J’utilise souvent le « format chanson » parce que je ne suis pas fichu d’écrire de la poésie libre. De la poésie de forme classique non plus d’ailleurs. Et puis c’est ce que je préfère : les chansons. C’est la faute à Dylan :) entre autres.
    A bientôt.

    Répondre

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