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Archives pour décembre 2018

Le présent

POUR CELESTINE ET CLAUDE, MES LECTEURS FIDÈLES

Le dixième jour après Noël
Mon amour m’a envoyé
Dix seigneurs en train de sauter
Le neuvième jour après Noël
Mon amour m’a envoyé
Neuf dames en train de danser
Le septième jour après Noël
Mon amour m’a envoyé
Sept cygnes en train de nager

1-2-3 L’attente voilà
5-6-7 Voilà la quête
22-23 La quête de quoi ?
26-27 Un air de fête ?

32-33 Je fais les cent pas
40-41 Examine le sapin
41-42 Ses mots lumineux
42-43 Appel à la joie

Qu’est-ce qui se passera
Quand je parviendrai à cent ?
Est-ce que ça recommencera
Cette fois en décroissant ?

Je suis rempli de doutes
Suis-je sur la bonne route ?
Je me pose des questions
Faut-il changer de chanson ?

52-53 Mais qu’entends-je là-bas ?!
61-62 C’est un mystère mélodieux
76-77 Mais c’est Claude et Céleste
79-80 Et avec un air de Dublin

Le deuxième jour après Noël
Mon amour m’a envoyé
Deux amis en train de chanter

( Inspiré du chant de Noël The twelve days of Christmas ( Les douze jours de Noël )

La part du feu

Des images d’elle
Me reviennent en mémoire
Maintenant d’elle
Que la plus belle part

Son pied qui joue de l’escarpin
Ses yeux d’un réveil grimaçant
Son rire dans l’escarcelle du vent
Des caresses nichées entre les reins

Et des images de moi
Me reviennent en mémoire
Maintenant de moi
Que la plus belle part

Par ses cheveux mes doigts frôlés
Ma langue humide de ses baisers

Le retard de l’amoureux
A fait la part du feu
Le retard de l’amoureux
A fait la part du feu

Le châtain clair attaché
De ses épaules dégagées

A un moment

Mes autres potes et moi, on avait pas mal de choses.
J’avais un tombereau de disques et des posters sur les murs. Un avait un bordel, on ne pouvait pas s’y tourner. Un avait tout un attirail : un tableau à dessin, un rameur et des haltères, même si manifestement il ne devait s’en servir que rarement. Un autre avait la télé. Mais lui, il n’avait rien de tout ça.
Il avait un petit poste radio et une boîte à chaussures avec quelques cassettes dedans. Les murs étaient dans le même état qu’il les avait trouvés quand il était arrivé, c’est-à-dire nus. Sur sa table, il y avait ses classeurs de cours impeccablement entassés les uns sur les autres et son cartable était posé par terre contre le mur. Le lit était fait au carré et c’était très propre, pas un mouton de poussière, pas une miette.

On ne restait pas. Je ne faisais qu’y passer le chercher. Ça pouvait nous arriver de prendre ma voiture mais le plus souvent nous allions à pied. On allait boire un verre dans le centre, on faisait parfois une partie de billard.

Un soir, alors qu’on se trouvait pas loin d’elles, on s’est mis à en parler. J’ai compris au bout d’un moment qu’il serait partant. Je lui avais posé la question en rigolant mais sa réponse me laissa penser qu’il ne plaisantait pas lui, même s’il souriait.
Bien sûr, nous n’avons rien fait. Nous étions lamentables.
A un moment, nous sommes passés non loin d’une des filles, les fesses posées sur une rambarde. Comme nous la regardions, elle nous a appelés. Elle voulait une cigarette. Malheureusement pour elle, je ne fumais pas encore à l’époque. « Désolé », je lui ai fait, les paumes en l’air. Puis on s’est éloignés.
Je me souviens avoir observé mon pote tout le long du trajet du retour.

Jalousie

Mes yeux sont jaloux des yeux qui te voient
Mes oreilles de celles qui entendent ta voix

Que signifie
Ce sale défi ?
L’effet d’être
Le seul être ?

Il ne faut pas que je me déunisse
Rien n’a existé et puis rien n’existe
Que des trottoirs où cracher ma colère
L’obscurité autour du réverbère

Mon torse envie celui où se blottissent tes bras
Mes pieds ceux qui suivent chacun de tes pas

Que signifie
Ce sale défi ?
L’effet d’être
Le seul être ?

Il ne faut pas que je me définisse
Rien n’a existé et puis rien n’existe
Qu’un grand arbre avec des oiseaux-lyres
Et des pantins d’un musée de cire

Que signifie
Ce sale défi ?
Que signifie
Cette jalousie ?

Que je me démantèle il ne faut pas
Rien n’existe et puis rien n’existera
Peut-être des miroirs et des regards fixes
Verront mourir pour de bon le phénix

Caldeira

Je l’aime et …

Plus que, maintenant, ça et là, quelques fumerolles. Les reflets d’un temps. La caldeira d’une période folle.

Parcours

Je l’aime et …

J’étudie des parcours. Je note les étapes. Je note les temps de silence et les accélérations ou bien la régularité. J’essaie de comprendre avec le recul qui est le mien les accidents.

Un parcours même timide, peu remarquable, est, dans sa finalité, parfait.

Il y a les lents et ceux rapides. Il y a les secs et ceux aux nombreux relais.
Il y a les longs et puis il y a bien sûr les étoiles filantes. Je suis admiratif des uns. Je suis obsédé par les autres.

Connaissant la moitié du mien. Plus ? La majeure partie ?

Il est des sanglots

Je l’aime et …

Il est des sanglots comme il est des peurs, comme il est du choeur.

Il est des sanglots comme il est des pensées, comme une ombre portée.

Il est des sanglots comme il est des fantômes, comme il est de la nuit, comme il est des hommes, comme il est de cette vie.

Il est des sanglots, comme il est des hommes, comme il est de la nuit.

Elle était dans mes bras

Je l’aime et …

Sapins, toiles irisées, cristal, rosée, je l’ai déshabillée, de fil en aiguille, je l’ai déshabillée.

Elle était dans mes bras, elle était dans mes bras comme je ne savais pas.

Tous ses habits, tous ses atours, tous ses attraits, je l’ai déshabillée. Tous ses baisers, tous ses regards, tous ses regrets, je l’ai déshabillée.

Je ne savais pas ce qu’il y aurait après. Elle était dans mes bras tout ce que j’avais connu.

Elle était dans mes bras comme je ne savais pas.

Elle était dans mes bras mais de fil en aiguille, je me suis retrouvé dans les siens. Comme je ne savais pas. Elle m’avait déshabillé.

Le fil

Dans la cage, dans ma cage
Je maudis tous les mariages
Ceux du jour, ceux de la nuit
Ceux du soleil, de la pluie
Dans la cage, dans ma cage
Je me nappe de mes nuages
Pour me priver de la lune
La forme de ma rancune

Mais dans la cage, dans ma cage
Des vagues viennent au rivage
Comme de l’eau de roche
Si loin pourtant si proche
Mais dans la cage, dans ma cage
Je m’abrutis de paysages
Ceux dans lesquels tu vis
Ceux-là même que j’ai fui
Mais dans la cage, dans ma cage
Je me perds en des voyages
Libre sur toutes les routes
Et empruntant mille doutes

Dans la cage, dans ma cage
Si je suis là, c’est mon gage
Refaire de ma vie un fil
Le fameux fleuve tranquille

Ce fil, ce fil est, ce fil est ténu
Ce fil, ce fil est, ce fil est ténu
Comme tenace
L’angoisse
Qui l’a rompu

Mais bout à bout je remets
Des morceaux je renoue
Mais bout à bout je remets
Des morceaux je renoue
Mais bout à bout je remets
Des morceaux je renoue



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