Rue de Châteauroux

19 nov

Soupir, hochements de tête
Il est posté à la fenêtre
Il regarde le ciel
Une passante puis le ciel
Quelques nuages s’effilent
De leur pelote inutile
Pierre taillée, angle de vue
Voilà bien une guerre sans issue

Il fouille dans sa veste
Faut finir ce qu’il reste
Il regarde le buffet
La table puis le buffet
Les Coquelicots de Monet
Dont le rouge est passé
Pas de nerfs, point de chute
Voilà une ville sans aucun but

Le fauteuil ou le canapé
Un mégot sur lequel tirer
Il se ferme le visage
Les yeux puis le visage
Un autre pourra venir
Lui arracher un sourire
Toute colère dans la cohue
Beau temps qu’on ne croit plus

Et puis l’autre viendra
Puis l’autre repartira
Ils auront parlé du temps
De celui d’avant puis du temps
C’est une vue sur un petit trou
Un trou Rue de Châteauroux
Toute tristesse à son insu
Beau temps qu’il n’a pas plu

Cet homme existe, n’existe pas
Cet homme, ce n’est pas moi
Mais bien une partie de moi
C’est mon refrain, mon après-midi
C’est le même qu’hier aujourd’hui
Ce sera le même demain
Si jamais demain devient …

Je pense à demain
A aujourd’hui puis à demain

2 Réponses à “Rue de Châteauroux”

  1. Célestine 20 novembre 2018 à 1 h 17 min #

    Superbe rythme pour ce texte Patrick.
    C’est comme une vague qui sac et qui ressac
    C’est comme le temps qui nous envahit et puis qui fuit
    C’est comme l’amour qui nait qui vient qui enfle et puis qui disparaît
    •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

  2. Vs 20 novembre 2018 à 16 h 53 min #

    C’est comme une humeur qui va qui vient
    Un chemin avec ses déliés ses pleins
    Une vie avec ses hauts ses bas
    En dents de scie en dents de ça

    Merci Célestine. Bises.

Laisser une réponse

Surlesbordsdunjournal |
Nouvelles pleines d'es... |
9757169781 Thought Elevator... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Boulgom en 100 mots
| Pouvoir écrire la vie
| Nouvellesetseries