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Archives pour novembre 2018

Certains l’ont

Je l’aime et …

Certains l’ont, certains courent. Certains l’ont et d’autres non.

Certains l’ont. Ce n’est pas possible qu’ils ne se rendent compte de rien.

Ils sont forcément heureux – sinon qui saurait l’être ?

Ils doivent bien se rendre compte comme le vent, même fort, est tendre avec eux, comme la lumière les cerne. Ils doivent bien s’en rendre compte s’ils se rendent compte de ce que certains n’ont pas.

Certains l’ont et certains courent après. Mais ça ne sert à rien. Certains l’ont, d’autres non.

Désir et beauté retrouvés

Je l’aime et …

Formes parfaites, veste ouverte et c’est une fille en jean que j’ai retrouvé. Boots noires en prime.
Décolleté, poitrine esquissée : c’est une fille sensualité que j’ai retrouvé. La démarche en prime.

Douceur, soleil, légère brise, avril en novembre : c’est une beauté assurée que j’ai retrouvé.

Mal-être, malaise, vertige, honte et nausée : c’est la beauté que j’ai retrouvé.

C’est la beauté que j’ai retrouvé ; elle avait disparu, je l’ai retrouvé.
C’est mon désir que j’ai retrouvé ; il s’était perdu, je l’ai retrouvé.

C’est mon désir, sa vaine démesure ; c’est la beauté que j’ai retrouvé.

Rue de Châteauroux

Soupir, hochements de tête
Il est posté à la fenêtre
Il regarde le ciel
Une passante puis le ciel
Quelques nuages s’effilent
De leur pelote inutile
Pierre taillée, angle de vue
Voilà bien une guerre sans issue

Il fouille dans sa veste
Faut finir ce qu’il reste
Il regarde le buffet
La table puis le buffet
Les Coquelicots de Monet
Dont le rouge est passé
Pas de nerfs, point de chute
Voilà une ville sans aucun but

Le fauteuil ou le canapé
Un mégot sur lequel tirer
Il se ferme le visage
Les yeux puis le visage
Un autre pourra venir
Lui arracher un sourire
Toute colère dans la cohue
Beau temps qu’on ne croit plus

Et puis l’autre viendra
Puis l’autre repartira
Ils auront parlé du temps
De celui d’avant puis du temps
C’est une vue sur un petit trou
Un trou Rue de Châteauroux
Toute tristesse à son insu
Beau temps qu’il n’a pas plu

Cet homme existe, n’existe pas
Cet homme, ce n’est pas moi
Mais bien une partie de moi
C’est mon refrain, mon après-midi
C’est le même qu’hier aujourd’hui
Ce sera le même demain
Si jamais demain devient …

Je pense à demain
A aujourd’hui puis à demain

Si je te parlais

Si je te parlais
De ce qui résonne
Dans les docks de Boston
Des Red Sox, des Bruins, des Celtics
Si je te parlais
De ces courbes câlines
Vues du Pont de Brooklyn
Et des rues glauques de la musique
Si je te parlais
Du paradis son revers
De l’Indiana jusqu’à Denver
Les motels plus miteux que mythiques
Si je te parlais
Du tatouage de Dana
Des montagnes Santa Lucia
Et de mon Amérique enfin onirique

Je ne sais pas
Si je te parlais de ça
Si t’aurais des réponses à tes « pourquoi ? »

Si je te parlais
D’un homme de hasard
Saisi sur ce quai de gare
Ressuscité à Saint-Lazare

A la portée de tes paumes
Quelques choses d’un fantôme
Mais je ne sais pas
Si je te parlais de ça
Si t’aurais des réponses à tes « pourquoi ? »



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