Bientôt

Je l’aime et …

C’est lundi et je vais être en week-end. On perçoit dans ce début d’hiver la douceur qui fera frémir les feuilles mortes, bientôt un plus grand souffle les fera remonter sur leurs arbres respectifs, renaître.

Je regarde là-bas des personnes âgées se lever. Si elles frissonnent, ce n’est plus de froid. Des adultes eux, se sont mis à courir, à jouer. Une partie de football improvisée doit bien être en train de germer dans l’esprit de l’un d’eux.

Mes angoisses et ma tristesse sont toujours là mais désormais c’est comme si elles me tonifiaient, me rendaient de plus en plus fort. Je n’aurais bientôt plus de regrets, je n’aurais plus de remords.

La ville aussi change rapidement – je ne pourrais dire si elle se simplifie ou se complique.
Il y a un fleuve non loin et c’est pourquoi des gens ont posé ici sa première pierre.

Le circuit que j’ai décidé de prendre aujourdhui m’enchante, c’est celui par l’allée des conifères ( je vois certaines de leurs aiguilles reverdir ) et il fait que je ne pense plus à la mort.
Peut-être fera-t-il que je serais bientôt dans l’état d’esprit propice à en découdre avec la source de mon désespoir.

5 commentaires à “Bientôt”


  1. 0 Célestine 15 déc 2017 à 23 h 13 min

    Je suis passée, sur l’avenue jonchée de feuilles.
    J’ai regardé en l’air en direction de ta fenêtre.
    Les rideaux étaient obstinément tirés.
    J’ai essayé de deviner à quoi tu pensais, mais je n’ai rien trouvé sous les pavés durcis par le gel.
    Rien que la poudre du temps qui s’effiloche sur les sapins, là-bas, au loin. Où tu n’es pas.
    Où tu n’es pas.
    ¸¸.•*¨*• ☆

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  2. 1 V. s. 16 déc 2017 à 20 h 23 min

    Je m’y retrouve parfaitement. Mais dans le « je ». Souvent je suis passé devant des fenêtres aux rideaux fermés. Et me demandant si étaient derrière les personnes que je cherchais.
    Merci de ce beau commentaire, Celestine. Bises.

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  3. 2 Eeguab 17 déc 2017 à 11 h 51 min

    Te voilà prêt à en découdre. Le preux chevalier se révèle ou se reveille. Nul doute que ce circuit sera celui de la guérison. Quant à moi j’ai tout de même un peu peur de ne plus être parmi ceux qui vont improviser une partie de foot, mais parmi ceux qui se lèvent en frissonnant. A bientôt Patrick.

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  4. 3 V. s. 17 déc 2017 à 16 h 56 min

    Je me suis souvenu en écrivant le texte de ce que m’a dit un jour quelqu’un : « Quand je vais à pied au centre-ville, je ne prends jamais le même chemin pour revenir chez moi. »
    Merci de ton passage Claude. A bientôt.

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