Rochechouart ( Etude )

L’aube dans le brouillard
Quelque part
Rochechouart
C’est l’enfance de l’art

Une partie de la nuit, l’ancienne gare était en fête
Un petit comité de rires, d’alcools et de pétards
Quelque chose rappelant aisément d’autres fêtes

Ce matin, le jour peine à se lever sur la médiathèque
Y a-t-il là-bas dans les rayons mon William Saroyan
Cet « audacieux jeune homme au trapèze volant ? »

C’est quoi ton histoire ?
Rochechouart ?
Okay y’a une éternité
Une pierre est tombée …

Ton aube dans le brouillard
Rochechouart
Quelque part
C’est l’enfance de l’art

4 commentaires à “Rochechouart ( Etude )”


  1. 0 Eeguab 31 août 2017 à 20 h 12 min

    Bouleversant.Je crois que ton texte prête à nombre d’interprétations. La mienne m’entraîne vers la petite ville qui est souvent celle de notre enfance, avec son lot de meurtrissures et d’incompréhensions. Avec fête et défaites, ça me touche terriblement, et ce rapport à la littérature, à l’audace, à la jeunesse. Qu’ai-je fait de mon talent? Extraordinaire comme tes mots retentissent en moi. Au moment où je vis « un peu difficile », plus crépuscule qu’aube, mais tout autant brouillard.Somptueux, déchirant. J’aimerais qu’on redécouvre Saroyan, à commencer par moi-même. A bientôt Patrick.

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  2. 1 V.s. 1 sept 2017 à 10 h 48 min

    Claude, je suis touché à mon tour. Mon texte a été écrit dans une humeur particulière, laissant un peu le champ libre à l’interprétation et selon moi ton commentaire le complète parfaitement. Je suis donc touché par cette « connexion » qu’il peut y avoir entre nous.
    La littérature et l’audace oui, je suis toujours émerveillé par cette espèce de liberté de certains écrivains. Et Saroyan en fait partie.
    A bientôt.

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  3. 2 Célestine 1 sept 2017 à 18 h 55 min

    Assise à la table près de la fenêtre, je vous regarde, mes lunettes glissent sur le bout de mon nez, le livre de Blake que j’étais en train de lire ne réussit pas à m’arracher à votre contemplation.
    Deux amis en train de se sourire en redécouvrant Saroyan. Le ciel pleure des larmes chaudes sur les marronniers derrière les carreaux.
    ¸¸.•*¨*• ☆

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  4. 3 V.s. 2 sept 2017 à 10 h 42 min

    Ah oui, je visualise très bien la scène. Une fraction de seconde, je détourne la tête pour regarder les marronniers et je m’aperçois que tu as été invité à rejoindre notre table. :)
    Bises.

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