Archives pour avril 2017

Eglise

Je l’aime et …

Le temps et la distance qui nous séparent s’associent, laissent sur moi l’impression d’être couché sur le dos à même le sol froid du transept d’une église, tentant de me remettre debout, de regarder l’autel, d’en enregistrer durablement les différents éléments, comme je le ferais pour l’église entière, comme je le ferais pour chacune des scènes bibliques sur les vitraux, à travers lesquels passe un soleil éblouissant.

Bossa nova

Sur le chevet Fleurs de ruine de Modiano
Sur la platine le l.p. joue Corcovado
Oh le beau, le beau
Le beau cadeau
Mais ce qu’on ne voit pas
Le sable blanc dans les draps
Souvenir des amants
Tous disparus sûrement
Sur la plage de Copacabana

Sur le chevet Chien de printemps Modiano
Sur la platine lentement Desafinado
Oh le beau, le beau
Le beau cadeau
Mais ce qu’on ne voit pas
Le sable blanc dans les draps
Souvenir des amants
Tous disparus sûrement
Sur la plage de Copacabana

Sur la platine How insensitive Mme Gilberto
Sur le chevet Voyage de noces de Modiano
Le cadeau, quel beau
Quel beau cadeau
Mais ce qu’on ne voit pas
Le sable blanc dans les draps
Souvenir des amants
Tous disparus sûrement
Sur la plage de Saint-Jean Cap-Ferrat

Introduction

Voilà. La Maison de bois est finie. Il est donc temps que je fasse une introduction. Comme il s’agit d’une catégorie d’un blog, le dernier texte devient le premier, le dernier fut le premier posté et cette introduction sert aussi de conclusion, ce début de fin. Mais ce n’est pas très grave, cette suite de textes est je l’espère une espèce de palindrome, comme ceux de L’histoire de Baptiste.
Dans ma tête, il y a trois parties distinctes. La première allant jusqu’à « Je vais voir l’heure à la gare », la troisième commençant avec « Portée disparue / Alice est si là », la deuxième pouvant s’appeler Les coquillages. Trois parties, parce que trois c’est bien, vingt-neuf textes parce que c’est comme ça et neuf personnages principaux dans le groupe parce que c’est la vie.
Hélène et Franny sont sœurs. Max et Marianne sont en couple, la maison de bois est leur foyer, Sarah est la fille de Max d’un précédent mariage, ensemble ils ont deux autres enfants en bas âge. Au moment des faits, tous les autres sont de jeunes adultes.
Thomas est le je. Un jour, il avait demandé à son père la raison pour laquelle celui-ci lui avait donné ce prénom. Son père lui répondit : « C’est à cause de Dylan Thomas. J’ai pris son nom pour t’en faire un prénom ». Et il éclata de rire.
Neuf constellations donc, parmi celles qui brillent dans le Petit ciel dont Justine, la jeune fille de Max, parle et si l’on devait en faire la carte, les dessins des constellations seraient obtenus en reliant les lettres formant leurs prénoms selon la place de ces lettres sur le clavier Azerty. La constellation Thomas juste à côté de la constellation Alice.

Les yeux d’Alice

Malicieux comme nous planons
« Demain, je veux une chanson »
Cet étrange air du Japon

Cache-cachés par ses cheveux
« Mais un baiser, c’serait mieux »
Moi qui exhausse son vœu

Les yeux d’Alice
Les yeux d’Alice
Les yeux d’Alice dans les miens
Et leur mystère dans les miens

Pensifs devant Bob Marley
« Alors, c’est là qu’vous jouez »
Derrière l’écran de fumée

Chatoyants cette soirée-là
« Oh mais, c’est très gentil ça »
La première fois dans mes bras

Les yeux d’Alice
Les yeux d’Alice
Les yeux d’Alice dans les miens
Et leur mystère dans les miens



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