V. s.

Textes divers

 

Une mèche de ses cheveux 11 février 2017

Classé dans : La maison de bois — V.s. @ 10 h 47 min

Je passais pensif entre mes doigts
… … Alice cachée par un pli du drap
Son collier d’argent à la tête de mort
… … Cette seule fissure dans le décor

Une mèche
Une petite mèche
Une mèche

Tes cheveux ondulant dans le vent
Personne ne peut – nous verra
Comme nous sommes – nous serons
Tes cheveux ondulant dans le vent
Personne ne sait – ne conçoit
Comme nous sommes – dans le fond

Je posais sur la table de chevet
… … Alice venant contre moi se coller
Son collier d’argent à la tête de mort
… … M’enivrant du parfum de son corps

Une mèche
Une petite mèche
Une mèche

Tes cheveux ondulant dans le vent
Nulle époque – ne stoppera
Ce que nous sommes – et serons
Tes cheveux ondulant dans le vent
Nulle époque – ne rangera
Ce que nous sommes – dans le fond

Son collier d’argent à la tête de mort
M’enivrant du parfum de son corps
M’enivrant du parfum de son corps

Que voulait-elle vraiment dire par :
« J’ai eu une période bizarre » ?

 

3 Commentaires

  1.  
    Célestine
    Célestine écrit:

    Toujours aussi visuels, tes poèmes, Patrick. Il règne dans cette chambre une ambiance d’amour chaud et languissant, un travelling à mi-chemin entre la Chamade de Sagan et le Mépris de Godard
    Les filles ont toujours une période bizarre…
    ¸¸.•*¨*• ☆

  2.  
    Eeguab
    Eeguab écrit:

    J’abonde dans le sens de Celestine. Et la mèche tu l’aimes comment? Alors, tu l’aimes totalement? J’adore le télescopage des verbes, le présent, le futur. Du bel art.
    P.S. Moi aussi j’ai eu une période bizarre, depuis environ 1965, et j’y suis encore, un peu moins. Cette période porte un nom, ou plutôt deux, les filles, les femmes. Ca fait affreusement homme, ça, non?

  3.  
    V.s.
    V.s. écrit:

    Merci, les amis, de votre passage. De vos commentaires bien sentis. J’ai écrit ce texte d’après un souvenir mais je n’y avais pas pensé, j’ai été marqué par le ton et la liberté de Sagan tout comme par les scènes de « chambre » de Godard. L’énumération du Mépris et aussi celle d’A bout de souffle. « Arrive ici, Patricia !  » Oui les filles sont bizarres et Claude, je suis dans une période comme toi depuis longtemps. A bientôt.

Commenter

 
 

Surlesbordsdunjournal |
Nouvelles pleines d'es... |
9757169781 Thought Elevator... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Boulgom en 100 mots
| Pouvoir écrire la vie
| Nouvellesetseries