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Archives pour février 2017

Chemins

J’ai juste laissé un Mathy
En Gandhi sur le canapé
Dans sa version de « Tu verras »
Dans la rue j’ai juste suivi
Jusqu’à un bar karaoké
Une fille en robe chocolat

J’ai juste rencontré Dédé
Ai demandé le pourquoi
Comment d’sa mine affreuse
M’a dit : Ce film qu’j'ai maté
Les Infirmières 23
Ne s’passe pas en Creuse

Je n’ai fait qu’emprunter des chemins
Je ne vais pas les rendre, c’est certain
Je n’ai fait qu’emprunter des chemins
Et pourrais-je un jour les dire miens ?

Je vais et dès aujourd’hui
Écrire à l’imparfait
Ce que je vis maintenant
Voilà ce que j’me suis dit
Mais je ne l’ai pas fait
M’suis juste laissé le temps

Je n’ai fait qu’emprunter des chemins
Je ne vais pas les rendre, c’est certain
Je n’ai fait qu’emprunter des chemins
Et pourrais-je un jour les dire miens ?

Avant que j’arrive à voler
A Alice un premier baiser
Elle m’a fait lire un poème
Et a dit : Mon seul poème

Feng shui

Mathy fouille les immondices pour un briquet – Il croit que les choses reprendront leur place – Mais alors qu’il essaie d’nous faire du café – Que c’est sûr, on allait dans une impasse
Il croit en l’amour
Pas tous les jours
Hier
Disait le contraire
Aujourd’hui
D’accord avec lui

Derrière la fumée de sa nouvelle cigarette – Il s’demande comment ça a pu arriver – Il s’assoit, se relève, va ouvrir la fenêtre – Que c’était inévitable, veut le démontrer
Il croit au couple
D’une manière souple
Hier
Disait le contraire
Aujourd’hui
J’n'ai rien compris

Hélène me regarde longtemps sans rien dire – La blague de Mathy débarrassant une chaise – Ne permet pas d’évacuer tous les malaises – Comme ceux qui percent nos sourires
Ils savent mon amour
Pas tous les jours
Hier
Disait le contraire
Aujourd’hui
Chacun prend parti

Hélène dit qu’elles n’ont pas parlé de ça – Mathy critique Alice, mais ne le pense pas – Moi j’m'en veux, j’aurais dû appeler Sarah – Me promets d’le faire sitôt sorti de là
Je sais mon amour
Pas tous les jours
Hier
Disait le contraire
Aujourd’hui
C’est comme un cri

Une mèche de ses cheveux

Je passais pensif entre mes doigts
… … Alice cachée par un pli du drap
Son collier d’argent à la tête de mort
… … Cette seule fissure dans le décor

Une mèche
Une petite mèche
Une mèche

Tes cheveux ondulant dans le vent
Personne ne peut – nous verra
Comme nous sommes – nous serons
Tes cheveux ondulant dans le vent
Personne ne sait – ne conçoit
Comme nous sommes – dans le fond

Je posais sur la table de chevet
… … Alice venant contre moi se coller
Son collier d’argent à la tête de mort
… … M’enivrant du parfum de son corps

Une mèche
Une petite mèche
Une mèche

Tes cheveux ondulant dans le vent
Nulle époque – ne stoppera
Ce que nous sommes – et serons
Tes cheveux ondulant dans le vent
Nulle époque – ne rangera
Ce que nous sommes – dans le fond

Son collier d’argent à la tête de mort
M’enivrant du parfum de son corps
M’enivrant du parfum de son corps

Que voulait-elle vraiment dire par :
« J’ai eu une période bizarre » ?

Allure raisonnable

15 h 27 Une musique parfaite
Le vent par la fenêtre
Caresse la plante verte
15 h 30 Même chose
16 h 15 Même chose

23 h 37 Clope, allumette
Pour remettre un visage
Sur la solitude en gage
Minuit 2 Même chose
Minuit 5 Même chose

Je vais d’une allure raisonnable
Je vais d’une allure respectable
Sur la voie inévitable
Sur la voie inévitable

11 h 10 Capsules se dévissent
Ce printemps semble fier
De ressembler à un hiver
11 h 30 Même chose
12 h 15 Même chose

1988 Est-ce mon car si vite ?
Sous la pluie, la fière allure
Va, chevalier sans armure
1989 Même chose
1990 Même chose

Je vais d’une allure raisonnable
Je vais d’une allure respectable
Sur la voie inévitable
Sur la voie inévitable

Minuit 10 Même chose
Minuit 20 Même chose

1 h 15 Même chose

Coquelicot

Ah cette musique
Encore cette musique
Je ne l’écoute plus …
Plus qu’en pleurs
Ah cette musique
Et ce nom de fleur
Pour mélancolie

Il me semble qu’on vit
Et puis …

Encore cette musique
Ah cette musique
Je ne l’entends plus …
Comme autrefois
Ah cette musique
Et il était une fois
Ma mélancolie

Il me semble qu’on vit
Et puis …
Qu’on apprend à vivre
Qu’on apprend à vivre
Et puis …

( Amapola : Bande originale Il était une fois en Amérique ( Sergio Leone )



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