Archives pour mai 2016

Parallèle

Ton homme extraordinaire est en mille morceaux
La colombe atteinte par la bave du crapaud
Comment avons-nous fait ?
Qu’est-ce qui nous défini ?
Animale que tu es
Parasite que je suis

N’y a plus rien à espérer de ce lit défait
N’y a plus aucun diamant sur aucun canapé
Comment avons-nous fait ?
Qu’est-ce qui nous défini ?
Horizontale tu l’es
Parallèle je le suis

On peut s’engueuler pour un oui ou pour un nom
Et voilà que nous revenons à nos prénoms
Comment avons-nous fait ?
Qu’est-ce qui nous défini ?
Singulière tu l’es
Paradoxal je suis

Le beau rêve s’est effondré avec la maison
Les pensées ne sont pas belles en cette saison
Comment avons-nous fait ?
Qu’est-ce qui nous défini ?
Verticale que tu es
Parallèle que je suis

Tableau de bord

On était parti dans l’après-midi
Après avoir un peu dormi
Mais je me frottais les yeux
Et je ne voyais rien de mieux

Pourtant quand tu t’endors
Les pieds sur le tableau de bord

Avec son masque de l’infini
Ce pays nous mettait au défi
Si j’avais su qu’on irait si loin
Je n’aurais pas pris ce chemin

Pourtant quand tu t’endors
Les pieds sur le tableau de bord …

Pourtant quand tu t’endors
Les pieds sur le tableau de bord
Pourtant il n’y a rien à faire
Les moments que je préfère
C’est encore quand tu t’endors
Les pieds sur le tableau de bord
Pourtant cela semblait plausible
Un pays où tout serait possible
Maintenant il n’y a rien à faire
Les moments que je préfère
C’est encore quand tu t’endors
Les pieds sur le tableau de bord

Alors j’oublie ton Amérique
Et n’entends plus sa musique
Le coin de l’oeil sur le compteur
Je compte
Je compte
Compte bien tromper ma torpeur

Les volets bleus

Derrière les volets bleus
Peut-être des gens heureux …

On ne se connaîtra pas
A cela
Rien n’y fera

Peu importe le temps passé
Passé à tes côtés
Notre lot journalier
De tendresse, d’intimité

Derrière leurs volets bleus
Peut-être des gens heureux …

Peu importe
L’ouverture de portes
Et le temps passé
Passé à t’écouter
Notre lot journalier
De rires et de baisers

Mon amour par hasard
Mon amour, par hasard
Nos volets seraient-ils noirs ?

Christelle

Christelle,

Cela fait maintenant si longtemps que tu es là, avec moi, et pourtant, tu vois, c’est la première fois que me vient cette idée. Est-ce parce qu’aujourd’hui je sais, je le sais, je vais finir, mourir dans tes bras ?
Un prénom féminin, on ne se refait pas. Christelle, celui-ci est très joli, alors pourquoi pas ? Les Christelle ne m’en voudront pas, je crois.
Bon, l’autre nouvelle dans tout ça : tu vas mourir en même temps que moi. Mais vois-tu, je ne te plains pas, c’est la condition, c’est Ta condition …
D’autres ont chanté la leur, mais ça ne me parle pas. Tu es unique, je ne peux pas dire le contraire. Et puis, personne ne le peut.
Allez, il est tard, je suis fatigué. Je vais me coucher. Donc, cette lettre ne sera pas longue, pas aussi longue que j’aurais voulu – pourtant si tu savais combien j’ai de choses à te dire. Des réflexions par exemple sur qui a créé l’un, qui a créé l’autre, sur qui est le maître et qui est l’esclave. Oh, mais que je suis bête, bien sûr que tu le sais. Tu sais tout de moi.
Je ne t’embrasse pas.
Je te dis juste : à demain. Quand tu m’ouvriras les yeux, je serai là aussi.

P.S. Plutôt que cette lettre, je voulais écrire une chanson. Je n’y suis pas parvenu. Il ne reste que ce refrain, peut-être :

Christelle – tu es une certitude
Ma solitude
Ma dernière chanson, Christelle
Elle s’appellera Christelle
Parlera de toi, Christelle
Dorénavant tu as
Je te donne un prénom – Christelle



Surlesbordsdunjournal |
Nouvelles pleines d'es... |
9757169781 Thought Elevator... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Boulgom en 100 mots
| Pouvoir écrire la vie
| Nouvellesetseries