Cinq pieds de neige

Une éponge simplement humectée d’eau ; j’essaie de frotter mais c’est comme pisser dans un violon.
Le jour est définitivement bien entamé.
Je pose l’éponge. Je fais aller mon regard de droite à gauche, lentement.
Le village de Chatillon dans les hauteurs servira d’arrière-plan. En bas, si proche finalement, la Sédelle s’en ira passer sous la petite route, longer la cour de l’école primaire dont je sais le moindre recoin, se glisser sous la départementale et continuer sa course indifférente, par les près et par les champs, contournant le bourg, s’en allant perpétuelle jusqu’au pont des Petites Chapelles – où déjà aujourd’hui, mes yeux ne peuvent plus la voir – et alors plus loin et beaucoup plus encore.

1 commentaire à “Cinq pieds de neige”


  1. 0 Célestine 31 juil 2015 à 22 h 51 min

    Je connais un Châtillon, mais ce n’est sûrement pas le même…Le mien est celui de Giono…
    ¸¸.•*¨*• ☆

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