Quentin :

J’y pense encore, c’est pour dire. Moi qui me croyais fort, moi qui croyais que rien ne pouvait me déstabiliser, j’y pense encore. C’est dire si ça m’a marqué. Il y avait un aquarium. Dans cet aquarium, il y avait un énorme bouledogue et ce bouledogue avait la gueule toute en bouillie, toute déchiquetée. A ses pieds dans le fonds de l’aquarium, il y avait plein de limaces, d’insectes, et ça grouillait. Ces limaces et ces insectes bouffaient la gueule du chien et lui aussi, il mettait sa gueule dans le tas et bouffait les insectes et les limaces. C’est à dire qu’il était bouffé par ce qu’il bouffait. Moi, j’étais devant l’aquarium et c’était un cauchemar parce que j’étais là et que je ne pouvais rien faire. J’étais là, je regardais. Je ne pouvais pas intervenir. C’est pour dire. J’y pense encore – ça fait longtemps et j’y pense encore.

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