Fenêtre sur cour

On a une femme qui fait les carreaux
Et un homme qui retire son polo
On écoute la musique très très fort
On va faire pisser le labrador
Puis on lance des regards de glace
Aux p’tits gosses du pavillon d’en face

Sans le plâtre
James Stewart
Mes journées qui passent
Et les journées passent

Voilà on a rempli un caddy
Mon Dieu c’est vrai on est samedi
Si t’es Espagnol, sors ton drapeau
On chasse un chat noir de son capot
On change le jaune pour le marron
Mais on se gare de la même façon

Sans le plâtre
James Stewart
Sans femme qui trépasse
Sans visite, sans grâce

On est sur les réseaux jusqu’à tard
Une fois son soutif, qui veut le voir ?
Verse un pichet dans la jardinière
Sur les bigoudis d’la ménagère
T’as une fille qui grandit à vue d’œil
Elle fait chauffer son lait toute seule

Sans le plâtre
James Stewart
Mes journées qui passent
Et les journées passent

J’ouvre le volet tous les matins
Vais l’après-midi chez mon voisin
Un jour le voisin n’ouvrira pas
Mon volet ne se lèvera pas

Sans le plâtre
James Stewart
Sans femme qui trépasse
Sans visite … de Grace

Sans le plâtre
James Stewart

4 commentaires à “Fenêtre sur cour”


  1. 0 Celestine 23 juin 2015 à 20 h 36 min

    Woueee ! Pas mal le remake du grand classique de Hitchcock…
    C’est vrai que la visite de Grace aurait enjolivé ces tableaux de famille bucoliques…
    ¸¸.•*¨*• ☆

    Répondre

  2. 1 Celestine 23 juin 2015 à 20 h 38 min

    J’en profite pour te dire que mon blog « principal » se trouve ici:

    http://celestinetroussecotte.blogspot.com

    Bises et merci de ton passage

    Répondre

  3. 2 Eeguab 26 juin 2015 à 8 h 47 min

    Ce texte est formidable et me touche au plus haut point et pas seulement comme cinéphile.

    Répondre

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