V. s.

Textes divers

 

Chemins 22 février 2017

Classé dans : ( La maison de bois ) — V.s. @ 17 h 32 min

J’ai juste laissé un Mathy
En Gandhi sur le canapé
Dans sa version de « Tu verras »
Dans la rue j’ai juste suivi
Jusqu’à un bar karaoké
Une fille en robe chocolat

J’ai juste rencontré Dédé
Ai demandé le pourquoi
Comment d’sa mine affreuse
M’a dit : Ce film qu’j'ai maté
Les Infirmières 23
Ne s’passe pas en Creuse

Je n’ai fait qu’emprunter des chemins
Je ne vais pas les rendre, c’est certain
Je n’ai fait qu’emprunter des chemins
Et pourrais-je un jour les dire miens ?

Je vais et dès aujourd’hui
Écrire à l’imparfait
Ce que je vis maintenant
Voilà ce que j’me suis dit
Mais je ne l’ai pas fait
M’suis juste laissé le temps

Je n’ai fait qu’emprunter des chemins
Je ne vais pas les rendre, c’est certain
Je n’ai fait qu’emprunter des chemins
Et pourrais-je un jour les dire miens ?

Avant que j’arrive à voler
A Alice un premier baiser
Elle m’a fait lire un poème
Et a dit : Mon seul poème

 

 

Feng shui 18 février 2017

Classé dans : ( La maison de bois ) — V.s. @ 11 h 17 min

Mathy fouille les immondices pour un briquet – Il croit que les choses reprendront leur place – Mais alors qu’il essaie d’nous faire du café – Que c’est sûr, on allait dans une impasse
Il croit en l’amour
Pas tous les jours
Hier
Disait le contraire
Aujourd’hui
D’accord avec lui

Derrière la fumée de sa nouvelle cigarette – Il s’demande comment ça a pu arriver – Il s’assoit, se relève, va ouvrir la fenêtre – Que c’était inévitable, veut le démontrer
Il croit au couple
D’une manière souple
Hier
Disait le contraire
Aujourd’hui
J’n'ai rien compris

Hélène me regarde longtemps sans rien dire – La blague de Mathy débarrassant une chaise – Ne permet pas d’évacuer tous les malaises – Comme ceux qui percent nos sourires
Ils savent mon amour
Pas tous les jours
Hier
Disait le contraire
Aujourd’hui
Chacun prend parti

Hélène dit qu’elles n’ont pas parlé de ça – Mathy critique Alice, mais ne le pense pas – Moi j’m'en veux, j’aurais dû appeler Sarah – Me promets d’le faire sitôt sorti de là
Je sais mon amour
Pas tous les jours
Hier
Disait le contraire
Aujourd’hui
C’est comme un cri

 

 

Une mèche de ses cheveux 11 février 2017

Classé dans : ( La maison de bois ) — V.s. @ 10 h 47 min

Je passais pensif entre mes doigts
… … Alice cachée par un pli du drap
Son collier d’argent à la tête de mort
… … Cette seule fissure dans le décor

Une mèche
Une petite mèche
Une mèche

Tes cheveux ondulant dans le vent
Personne ne peut – nous verra
Comme nous sommes – nous serons
Tes cheveux ondulant dans le vent
Personne ne sait – ne conçoit
Comme nous sommes – dans le fond

Je posais sur la table de chevet
… … Alice venant contre moi se coller
Son collier d’argent à la tête de mort
… … M’enivrant du parfum de son corps

Une mèche
Une petite mèche
Une mèche

Tes cheveux ondulant dans le vent
Nulle époque – ne stoppera
Ce que nous sommes – et serons
Tes cheveux ondulant dans le vent
Nulle époque – ne rangera
Ce que nous sommes – dans le fond

Son collier d’argent à la tête de mort
M’enivrant du parfum de son corps
M’enivrant du parfum de son corps

Que voulait-elle vraiment dire par :
« J’ai eu une période bizarre » ?

 

 

Allure raisonnable 5 février 2017

Classé dans : ( La maison de bois ) — V.s. @ 17 h 51 min

15 h 27 Une musique parfaite
Le vent par la fenêtre
Caresse la plante verte
15 h 30 Même chose
16 h 15 Même chose

23 h 37 Clope, allumette
Pour remettre un visage
Sur la solitude en gage
Minuit 2 Même chose
Minuit 5 Même chose

Je vais d’une allure raisonnable
Je vais d’une allure respectable
Sur la voie inévitable
Sur la voie inévitable

11 h 10 Capsules se dévissent
Ce printemps semble fier
De ressembler à un hiver
11 h 30 Même chose
12 h 15 Même chose

1988 Est-ce mon car si vite ?
Sous la pluie, la fière allure
Va, chevalier sans armure
1989 Même chose
1990 Même chose

Je vais d’une allure raisonnable
Je vais d’une allure respectable
Sur la voie inévitable
Sur la voie inévitable

Minuit 10 Même chose
Minuit 20 Même chose

1 h 15 Même chose

 

 

Coquelicot 1 février 2017

Classé dans : ( La maison de bois ) — V.s. @ 16 h 25 min

Ah cette musique
Encore cette musique
Je ne l’écoute plus …
Plus qu’en pleurs
Ah cette musique
Et ce nom de fleur
Pour mélancolie

Il me semble qu’on vit
Et puis …

Encore cette musique
Ah cette musique
Je ne l’entends plus …
Comme autrefois
Ah cette musique
Et il était une fois
Ma mélancolie

Il me semble qu’on vit
Et puis …
Qu’on apprend à vivre
Qu’on apprend à vivre
Et puis …

( Amapola : Bande originale Il était une fois en Amérique ( Sergio Leone )

 

 

Mélanie 29 janvier 2017

Classé dans : ( La maison de bois ) — V.s. @ 10 h 36 min

J’aime à penser
Que Marie est soeur de Bonnie
Avec un Clyde qui souvent varie
Son corps transpire la rébellion,
Le bruit, la fureur, l’insoumission

Elizabeth – Betty pour les intimes
Est devenue une sorte de victime

J’aime à penser
Que Léa a tout de l’espionne
Qu’aucune des trahisons n’étonne
Qu’on ne lui fera pas donner
Là sa véritable identité

Astrid – est encore un mystère
Mais je trouverai quoi en faire

Nadine – souvent, je n’y crois pas
Mais bien sûr, parfois, je la vois

J’aime à penser
Qu’Irina est la femme d’un mari
Cette circonstance a pour fruit
Des kilomètres d’insolence
Cachés sous des apparences

J’aime à penser
Qu’Esther n’aura jamais peur
De toute vitesse, de toute vie
Et que pour elle la pudeur
N’est jamais que du mépris

Mélanie – moi, tout mon être
Et mon prénom en sept lettres
J’ai ma pensée
J’aime à penser et …
Ça m’fait penser : Peut-être
Il me faut une autre Elizabeth

 

 

Histoire souterraine 24 janvier 2017

Classé dans : ( La maison de bois ) — V.s. @ 16 h 43 min

C se changeait derrière la Renault
Mathy et les autres déjà dans l’eau
… … … J’attendais pour descendre avec elle
… … … Regardant vers le siège de Rachel
… … … … … … Je me disais à cause du bosquet
… … … … … … Que vont-ils bien pouvoir penser ?
… … … J’ai voulu rire tout comme elle
Elle fut prête en une étincelle

… … … … … … Et ce ne fut plus la même idée
… … … … … … Comme celle juste à notre arrivée
Elle poussant le son de la radio
… … … Moi sortant hurlant de la Renault
… … … … … … Comme celle encore avant ça
Quand Mathy l’avait dans ses bras
Pour qu’elle aussi puisse monter
Dans les ruines, la tour de Bridiers

… … … … … … Et plus du tout le même Cheix
Celui des après-midi désœuvrés
Son corps … … … … … … une pub pour Aubade
Quand Rachel surveillait la baignade

 

 

La nature splendide 7 décembre 2016

Classé dans : ( La maison de bois ) — V.s. @ 12 h 52 min

………………………………………………………… …………………………….. e
………………………………………………………. I M ………………………. id
……………………………………………………. A ….. E …………………. nd
………………………………………………….. J’. Tu es J’ ………………. le
………………………………………………….. A … la .. A ……………. sp ……. e
…………………………………………………… I nature I …………… re ……. id
………………………………………………….. M Et le . M ………… tu ……. nd
………………………………………………. tu E dauphin . E ….. na ……. le
………………………………………….. la es . T qui va et T .. la …….. sp
……………………………………….. na ….. E . qui vient E ……….. re
…………………………………… tu …. tu . S entrant sortant S …. tu
………………………………. re ….. es … S de l’eau entrant . S na
…………………………… sp ….. la ….. U sortant de l’eau . U la
…………………………….. le ….. na ….. R nageant autour . R
………………………………. nd …… t … F de ton cou ce …. F
…………………………………. id ……… A . dauphin bleu A
…………………………………… e …… C . me semble .. C
…………………………………….. E … heureux de nager E
………………………………….. S … à mes côtés me .. S
…………………………….. C .. semble heureux de me . C
…………………………. O .. voir nager à ses côtés …… O
………………………… M . aussi heureux qu’il y a un … M
……………………… P instant les papillons roses sur ton P
…………………… L .. caraco me semblaient ………….. L
……………….. E …………… heureux de s’envoler …. E
…………… X ………….. X ………………………. X
………. E ………….. E ………………………. E
.. S …………….. S …………………….. S

 

 

Le fantôme 5 décembre 2016

Classé dans : ( La maison de bois ) — V.s. @ 18 h 16 min

Triste
Nick Drake était triste
Il l’était ce jour
Où j’ai dû voir le jour
Où les Floyd n’avaient pas concert
Neil, Bob et Léonard pas matière
Et las se sentait Tim Buckley

De ce blues je ne m’en sortirai pas vivant
Je n’me sortirai jamais de ce blues vivant
Le fantôme de Carson peut venir tous les ans
Pour que l’on souffle nos bougies en vacillant
De ce blues je ne m’en sortirai pas vivant
Je n’me sortirai jamais de ce blues vivant

Magique
Franny est magique
Elle l’est comme le jour
Où elle a vu le jour
Les Floyd fourmillaient d’idées
Neil, Bob, Léonard étaient inspirés
A Londres chantait Tim Buckley

De ce blues je ne m’en sortirai pas vivant
Je n’me sortirai jamais de ce blues vivant
Never get out of this blues alive, John Lee
Never get out of this blues alive, moi aussi
De ce blues je ne m’en sortirai pas vivant
Je n’me sortirai jamais de ce blues vivant

 

 

Je vais voir l’heure à la gare 30 novembre 2016

Classé dans : ( La maison de bois ) — V.s. @ 18 h 37 min

Sac sur l’épaule, poings dans les poches
Je passe la porte, juste sous la cloche
Et je les trouve, sans avoir à chercher
Ils sont en bas, font un cercle imparfait
Kiki sourit, s’écarte pour me faire une place
Mais moi j’ai déjà décidé de faire l’impasse

Baptiste au ping, lui tape sur l’épaule
Évacue les résultats de football
Je tourne la tête, David sort du foyer
Pas de besoin de préciser, accompagné
Je vais vous dire je vais voir l’heure à la gare
Et je vais revenir lorsqu’il sera bien trop tard

Il m’aperçoit, fait un signe de la main
Elle dans son blouson, ça n’fait rien
A la grille, je descends les escaliers
Certains jours, rien n’nous est épargné
Il me faut croiser la Reine Fanny et sa cour
Dans mon dos cette fois, pas d’mot d’amour

Des deux côtés, des groupes se pressent
Et parmi eux, notre Théodule Alceste
Qui a dit que le mur était impressionnant ?
Et puis qui a dit que le faire était fatigant ?
Je vais vous dire je vais voir l’heure à la gare
Et je vais revenir lorsqu’il sera bien trop tard

Au JP, quelques instants sur un banc
Celui de Cécile encore comme un gant
Chez Lourdaud j’achète les cigarettes
Et par les cuves se poursuit ma quête
Sur la rivière à côté, ma barque est si menue
Qu’elle est vite emportée hors de ma vue

Il est 9 h 05 lorsque je vais entrer
Il est 14 quand je sors sur le quai
17, je pousse la porte des toilettes
Je ne sais plus à la première cigarette
Je vais vous dire je vais voir l’heure à la gare
Et je vais revenir lorsqu’il sera bien trop tard

De suite au fond de la bibliothèque
Prends une table près de la fenêtre
Elle s’essaie avec un vieux à Hugo
Alors je sème des haïkus de Bâsho
Elle va aller à l’espace réservé aux enfants
Pour s’y accroupir, son petit gilet se relevant

Devant elle, trois livres dans les mains
Je ne vois que la chute de ses reins
Qui a dit que le mur était impressionnant ?
Et puis qui a dit que le faire était fatigant ?
Je vais vous dire je vais voir l’heure à la gare
Et je vais revenir lorsqu’il sera bien trop tard

La route de Limoges après le Cyrano
Ensuite en bas, vers le Puycharraud
Sur le parking gris du supermarché
C’est une vieille que je vais accoster
« Il est exactement 10 h 50, jeune homme »
« Que vas-tu faire jusqu’à midi, pauvre Tom ?

Continuer sans aucun but comme ça
Jusqu’au car pour rentrer chez toi »
Qui a dit que le mur était impressionnant ?
Et puis qui a dit que le faire était fatigant ?
Je vais vous dire je vais voir l’heure à la gare
Et je vais revenir lorsqu’il sera bien trop tard

 

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