La nature splendide

Posté le Mercredi 7 décembre 2016

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…………………………………. id ……… A . dauphin bleu A
…………………………………… e …… C . me semble .. C
…………………………………….. E … heureux de nager E
………………………………….. S … à mes côtés me .. S
…………………………….. C .. semble heureux de me . C
…………………………. O .. voir nager à ses côtés …… O
………………………… M . aussi heureux qu’il y a un … M
……………………… P instant les papillons roses sur ton P
…………………… L .. caraco me semblaient ………….. L
……………….. E …………… heureux de s’envoler …. E
…………… X ………….. X ………………………. X
………. E ………….. E ………………………. E
.. S …………….. S …………………….. S

V.s. @ 12 h 52 min
Enregistré dans ( La maison de bois )
Le fantôme

Posté le Lundi 5 décembre 2016

Triste
Nick Drake était triste
Il l’était ce jour
Où j’ai dû voir le jour
Où les Floyd n’avaient pas concert
Neil, Bob et Léonard pas matière
Et las se sentait Tim Buckley

De ce blues je ne m’en sortirai pas vivant
Je n’me sortirai jamais de ce blues vivant
Le fantôme de Carson peut venir tous les ans
Pour que l’on souffle nos bougies en vacillant
De ce blues je ne m’en sortirai pas vivant
Je n’me sortirai jamais de ce blues vivant

Magique
Franny est magique
Elle l’est comme le jour
Où elle a vu le jour
Les Floyd fourmillaient d’idées
Neil, Bob, Léonard étaient inspirés
A Londres chantait Tim Buckley

De ce blues je ne m’en sortirai pas vivant
Je n’me sortirai jamais de ce blues vivant
Never get out of this blues alive, John Lee
Never get out of this blues alive, moi aussi
De ce blues je ne m’en sortirai pas vivant
Je n’me sortirai jamais de ce blues vivant

V.s. @ 18 h 16 min
Enregistré dans ( La maison de bois )
Je vais voir l’heure à la gare

Posté le Mercredi 30 novembre 2016

Sac sur l’épaule, poings dans les poches
Je passe la porte, juste sous la cloche
Et je les trouve, sans avoir à chercher
Ils sont en bas, font un cercle imparfait
Kiki sourit, s’écarte pour me faire une place
Mais moi j’ai déjà décidé de faire l’impasse

Baptiste au ping, lui tape sur l’épaule
Évacue les résultats de football
Je tourne la tête, David sort du foyer
Pas de besoin de préciser, accompagné
Je vais vous dire je vais voir l’heure à la gare
Et je vais revenir lorsqu’il sera bien trop tard

Il m’aperçoit, fait un signe de la main
Elle dans son blouson, ça n’fait rien
A la grille, je descends les escaliers
Certains jours, rien n’nous est épargné
Il me faut croiser la Reine Fanny et sa cour
Dans mon dos cette fois, pas d’mot d’amour

Des deux côtés, des groupes se pressent
Et parmi eux, notre Théodule Alceste
Qui a dit que le mur était impressionnant ?
Et puis qui a dit que le faire était fatigant ?
Je vais vous dire je vais voir l’heure à la gare
Et je vais revenir lorsqu’il sera bien trop tard

Au JP, quelques instants sur un banc
Celui de Cécile encore comme un gant
Chez Lourdaud j’achète les cigarettes
Et par les cuves se poursuit ma quête
Sur la rivière à côté, ma barque est si menue
Qu’elle est vite emportée hors de ma vue

Il est 9 h 05 lorsque je vais entrer
Il est 14 quand je sors sur le quai
17, je pousse la porte des toilettes
Je ne sais plus à la première cigarette
Je vais vous dire je vais voir l’heure à la gare
Et je vais revenir lorsqu’il sera bien trop tard

De suite au fond de la bibliothèque
Prends une table près de la fenêtre
Elle s’essaie avec un vieux à Hugo
Alors je sème des haïkus de Bâsho
Elle va aller à l’espace réservé aux enfants
Pour s’y accroupir, son petit gilet se relevant

Devant elle, trois livres dans les mains
Je ne vois que la chute de ses reins
Qui a dit que le mur était impressionnant ?
Et puis qui a dit que le faire était fatigant ?
Je vais vous dire je vais voir l’heure à la gare
Et je vais revenir lorsqu’il sera bien trop tard

La route de Limoges après le Cyrano
Ensuite en bas, vers le Puycharraud
Sur le parking gris du supermarché
C’est une vieille que je vais accoster
« Il est exactement 10 h 50, jeune homme »
« Que vas-tu faire jusqu’à midi, pauvre Tom ?

Continuer sans aucun but comme ça
Jusqu’au car pour rentrer chez toi »
Qui a dit que le mur était impressionnant ?
Et puis qui a dit que le faire était fatigant ?
Je vais vous dire je vais voir l’heure à la gare
Et je vais revenir lorsqu’il sera bien trop tard

V.s. @ 18 h 37 min
Enregistré dans ( La maison de bois )
Jeu de l’oie

Posté le Dimanche 27 novembre 2016

La bave du crapaud
L’avion a décollé
Entend le coq chanter
Et au feu, les pompiers !
Coquille de l’escargot
Labyrinthe et château

Tout ça, ce n’est que le jeu de l’oie
Tu vois, ce n’est que le jeu de l’oie
Toutes les neuf cases, revoilà l’oie
Tout ça, ce n’est que le jeu de l’oie
Qui prend ce labyrinthe vers le château
Doit retourner au chat dans son sabot

Danseuse et cerceau
Cheval, son cavalier
Clepsydre ou sablier
Motard sur une moto
Le jardinier, malchance ?
La mort … recommence

Chalet sous la neige
Usine, sa cheminée
Voilier, voiles gonflées
L’enfant, son manège
Fillette au téléphone
Puis une cloche qui sonne

Tout ça, ce n’est que le jeu de l’oie
Tu vois, ce n’est que le jeu de l’oie
Toutes les neuf cases, revoilà l’oie
Tout ça, ce n’est que le jeu de l’oie
On peut bien de ce lièvre être la tortue
Et de ce puits payer le prix convenu

V.s. @ 17 h 56 min
Enregistré dans ( La maison de bois )
Palimpseste

Posté le Mercredi 23 novembre 2016

Quand Mathy entra dans la pièce
Tom écrivait penché sur la table
Qu’il venait d’entrer dans la pièce
Trouvant Mathy écrivant à la table

Derrière la porte, derrière la porte
Il y a un homme derrière la porte
C’est comme l’homme sur le toit
Tu ne sais pas pourquoi il est là

C’est comme l’homme sur le toit
Tu ne sais pas pourquoi il est là
Si tu n’sais pas pourquoi il est là
Sais-tu pourquoi il n’est pas là ?

Dans le clair de lune ce miel – Christelle descend, Tom à ses côtés – Au niveau de la place de Rachel – Bientôt vont traverser les bosquets
Dire qu’il n’y a pas une heure de ça – Elle était si légère dans mes bras – Pour qu’elle puisse aussi monter – Dans les ruines, la tour de Bridiers
Cette virée nocturne, c’était l’idée – Rachel surveillant pas la baignade – Devant dormir à poings fermés – Sa peau comme noix de muscade

Derrière la porte, derrière la porte
Il y a un homme derrière la porte

Derrière la porte, derrière la porte
Qui est-ce ce mec derrière la porte ?
Et maintenant un homme sur le toit
T’iras nulle part avec ce refrain-là !

V.s. @ 18 h 24 min
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Sophie Camusat

Posté le Vendredi 18 novembre 2016

WEEK-ENDS

Sophie fait l’ménage le samedi
Avec abnégation et NRJ
Sophie se balade en tenue légère
Devance les slogans publicitaires

S’astreint à des rites pathétiques
Et vénère des icônes de plastique
Mais comparaison n’est pas raison
Et l’air ne fait pas la chanson

PROVERBES

Qui aime bien châtie bien
Qui trop embrasse mal étreint
Ce que femme veut, Dieu veut
Un homme avertit en vaut deux

Qui ne dit mot consent
Petite pluie abat grand vent
A quelque chose malheur est bon
L’air ne fait pas la chanson

LA CÉLÈBRE PHOTO DU CHÉ

Allo Sophie, c’est moi, parle-moi
Qu’est-ce qui n’va pas avec moi ?
Je t’imagine recroquevillée
Sous ta célèbre photo du Ché

Dis-moi pourquoi es-tu comme ça ?
Réponds-moi, Sophie, cette fois
J’espère ne pas avoir raison
Si j’dis : l’air va faire la chanson

V.s. @ 18 h 34 min
Enregistré dans ( La maison de bois )
Infirmière à domicile

Posté le Mercredi 16 novembre 2016

Bien sûr je peux aussi commencer
Si je veux par le commencement
Alors sa main rugueuse de paysan
Remonte mon mollet lentement

Infirmière à domicile
Rien n’est plus facile
Dans ma tête je fais le circuit
Retrouve ces gestes oubliés
Me rappelle la bicoque décatie
La petite route pour arriver

Le lendemain j’avais un pantalon
Je rangeais seringue et flacons
Lui reluquait à sa même place
Mes fesses reflétées dans la glace

Infirmière à domicile
Rien n’est plus facile
Je retrouve la cour endormie
Au bout de sa voie sans issue
Et me revient tout mon esprit
Toute ma volonté, ma retenue

La chambre de l’ancien temps
Oh quelle sensation vraiment !
Et m’être « dérober » à sa vue !
Et sur ces draps-là d’être nue !

Infirmière à domicile
Rien n’est plus facile
Je me retrouve, me revois
Quand je partais, qu’il regardait
« Ai-je remis mes habits sur moi ? »
Voilà souvent ce que j’pensais

Rien n’est plus facile
Infirmière à domicile
Rien n’est plus facile

V.s. @ 18 h 31 min
Enregistré dans ( La maison de bois )
Soir de blues

Posté le Lundi 14 novembre 2016

Un soir de blues … un soir comme ce soir …
Quelques mois plus tard, quand Romain s’était remémoré cette histoire, s’interrogeant sur la raison qui l’avait poussé dehors, il avait conclut que ça ne pouvait être qu’un soir de blues, un soir où l’on prend sa voiture pour rouler sans but si ce n’est peut-être celui de retarder un peu, à défaut de le supprimer, le moment où on prend conscience qu’il est le énième – qu’il ne fera aussi que précéder le énième plus un, le énième plus deux, etc … – d’une longue série en solitaire et non le premier de quelque chose – quoi ? – d’autre, de nouveau. Même si justement, ce moment où le blues, la déprime nous choisit pour aller traîner, il pleut des cordes.

Ses vêtements, son sac à dos, son visage, ses cheveux dégoulinants – c’est sur le bord de cette route du Palais qu’il le trouva. Et au moment où l’homme monta, Romain tourna le bouton de la radio pour l’éteindre, sans s’en rendre compte, comme il avait quelques secondes auparavant ralenti et stoppé sa voiture une dizaine de mètres après l’avoir dépassé.
Vous allez où ? demanda Romain lorsque l’homme fut assis à côté de lui.
Au foyer.
Au foyer ?
Au foyer Emmaus, j’espère qu’il est encore ouvert, sinon … Il ferma les yeux un très court instant, qui lui permit de préciser dans le confort de cette obscurité : Celui en ville est fermé.
Romain se tourna vers le profil de l’homme pour la première fois. Je ne sais pas où est celui-ci, demanda-t-il, c’est encore loin ? Puis rapidement, il regarda de nouveau la route.
Non, pas trop.
Vous me direz ?
L’homme ne répondit pas, posant les yeux sur le paquet de cigarettes sur le tableau de bord.
Servez-vous.
Non, merci, merci, non.
C’est un peu impressionnant.
Eh quoi ?
Ça, fit Romain, la pluie, le vent. Et du coin de l’œil, il vit sur le visage de son passager ce qu’il prit pour un petit rictus narquois.
Sur le bord de sa route, sous les trombes d’eau, l’homme devait presque toucher au but car tout de suite après un petit bois, une allée apparut sur la droite. Sans un mot toujours, il posa la main sur le volant.
Ça a l’air ouvert, observa Romain après s’être arrêté.
L’homme regarda dans la direction de la faible lumière que l’on distinguait derrière le voile de pluie. Il sourit, s’apprêtant à descendre, ouvrant déjà la portière et le passage aux rafales humides. Romain eut à ce moment-là le pressentiment que l’inconnu n’allait rien dire, s’en aller comme ça – il ne souhaitait aucun remerciement, ce n’était pas ça …
Alors, à une prochaine fois peut-être, choisit-il de dire.
L’homme qui regardait l’allée sombre, fit en la désignant d’un infime signe de tête : Oui, là, peut-être.
Alors qu’il avait déjà posé un pied sur la terre ferme, l’homme prit désormais tout son temps pour s’extraire du véhicule et se retrouver à nouveau sous la pluie qui paraissait tomber de plus belle. Et lorsqu’il fut enfin descendu et eut claqué la portière, il devînt silhouette derrière la vitre et alors, pendant une seconde mais qui lui sembla très longue, Romain eut l’impression d’un être étrange, peut-être comme il s’imaginait quelque créature mythologique. Peut-être y eut-il aussi un éclair ? en tous cas, cette silhouette disparut dans la nuit – à jamais ?

V.s. @ 18 h 15 min
Enregistré dans ( Poses et problèmes )
Un courant d’air

Posté le Mercredi 19 octobre 2016

Penser à elle
Penser à elle

Enrouler des routes en rouleaux
Dessiner des cercles des arceaux

Penser à elle
Des pensées d’elle

Enrouler des routes en rouleaux
Dessiner des cercles des arceaux
Et ne s’arrêter qu’aux ruisseaux
Compiler des chants d’oiseaux

Un courant d’air, courant d’elle
Un courant d’air, courant d’eau
Un courant d’air, courant d’elle
Un courant d’air, courant d’eau

V.s. @ 17 h 36 min
Enregistré dans ( La vie est une fantaisie )
Négligés

Posté le Mardi 18 octobre 2016

Ce fut cette nuit où, se sont renversées les passions, où, se sont révélées des trahisons. Ce fut cette nuit où, sont tombées sur le plancher, des pensées cachées, comme avant l’on fait des négligés.

Ce fut cette nuit où, dans le jour qui l’a précédé, j’étais comme toujours, abattu, résigné, cette nuit où, dans les jours qui l’ont précédés, j’étais comme toujours, prévisible, emprunté.

Ce fut cette nuit où, dans les années qui l’ont précédées, j’ai tout fait je crois, j’ai tout fait pour en arriver là, à c’qu’a été cette nuit, cousue de fil blanc, à c’qu’a été ma vie jusque là, à ce dénouement.

V.s. @ 18 h 14 min
Enregistré dans ( Cahier recyclé )
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