L’araignée du matin blues

Y’avait l’araignée du matin
Et puis la toile qu’elle tisse
Y’avait l’araignée du matin …
Et les appels des lendemains
Et cet espoir qu’ils hissent

Y’avaient des filles, brunes ou bien blondes
Pas en dire davantage
Y’avaient des filles, brunes ou bien blondes …
On avait découvert un monde
On était mais sans âge

Bien sûr que tout n’est pas perdu
Les murs blancs, la cantine
Bien sûr que tout n’est pas perdu …
Quelques visages et quelques culs
Les chansons de Springsteen

Fenêtre blues

Il doit bien y avoir une raison
On vient de me descendre d’un étage
Il doit bien y avoir une raison …
Cette chambre donne sur l’arrière
Et il y a là moins de passage

Qu’est-ce qu’il y a là-bas sur le toit ?
Qu’est-ce que j’entends ? Le tonnerre qui gronde ?
Qu’est-ce qu’il y a là-bas sur le toit ? …
Jusqu’à la salle de bains
Et puis voilà tout le bout du monde

Ma fenêtre aussi est sur l’arrière
Les bois et le village dans le fond
Ma fenêtre aussi est sur l’arrière …
Non n’y suis pas devin
Mais là-bas je connais les saisons

Festins du ciel

Te voilà revenue
Toi la merveille
Que peut le soleil
Mais je sais par le sang dans mes veines
Qu’il n’y a aucun mirage qui tienne

L’espoir est têtu
A revendiquer
Cette façon de t’aimer
Mais je les sais par cœur ces éclaircies
Ces festins du ciel que j’ai déjà vomi

Te voilà reconnue
Ton parfum de nuée
Et de fatalité
Et je les ai en tête ces éclairs-ci
Et ils finissaient toujours en pluie

Mais je sais par le sang dans mes veines
Qu’il n’y a aucun mirage qui tienne
Mais je sais par le sang dans mes veines
Je sais par le sang
Je sais par le sang

Blues

Je ne lui ai chanté que des blues
Je ne lui ai chanté que des blues
Cette nana me tapait sur les nerfs
De tels tremblements de terre
Des sept sur l’échelle de Richter
Tout ça pour nourrir mon ulcère
Elle voulait faire de moi un père
Peut-être bien aussi que je l’épouse
J’avais le « Comment me sortir de cet enfer ? » blues

Je ne lui ai chanté que des blues
Je ne lui ai chanté que des blues
Quand on va trop sous la surface
On trouve un fond dégueulasse
Quand la surface n’est pas sensass
Guerre froide, soupe à la grimace
Avec aucune gomme qui nous efface
Sinon à caresser la fameuse grouse
J’avais le « Et si j’attendais qu’ça passe ? » blues

Je ne lui ai chanté que des blues
Je ne lui ai chanté que des blues
Une bonne ou une mauvaise chose ?
Comptais chaque jour mes ecchymoses
Traitait les factures à la Burroughs
Pensant à ce que le couple présuppose
A ce contrat tordu et à ses clauses
Tous ces bateaux, hommage à La Pérouse
J’avais le « Mais part donc, si tu l’oses ! » blues

Je ne lui ai chanté que des blues
Je ne lui ai chanté que des blues
Je me souviens de la dernière danse
Pas et de loin la moins intense
Mais j’avais acquis une belle prudence
Quand à toutes nos réjouissances
Quittais a jamais les dépendances
Pourquoi se venger alors de la pelouse
J’ai le « Prends le parti du silence » blues

La fiancée des esclaves

Vous voilà encore après cette fiancée des esclaves
Vous voilà encore après …
Je ne peux comprendre votre intérêt pour cette image

Je ne peux d’ailleurs que très peu vous dire sur elle
Je ne peux d’ailleurs que …
Aux uns elle n’existe pas, aux autres c’est une belle

Chevalier, vous ne devriez pas nous offrir ce spectacle
Chevalier, vous ne devriez pas …
Ce n’est que phantasme, une reine de cour des miracles

( Au détour de ma page, je bute sur ce passage
Réfléchissant à qui je suis et qui sont les esclaves )

Nocturnes blues

Comme tout est bleu
Le monde est allumé
Comme tout est bleu …
Je suis heureux
Car ils sont à mes côtés

C’est une nocturne
A chaque fois différente
C’est une nocturne …
Coule le diurne
Parce que mes nuits sont vivantes

De pleins visages
Nuages et lunes abstraites
De pleins visages …
Mon camouflage
Ma conversation secrète

Attendez-moi !

Oh vous avez vu là-bas
Tout ce que je voulais voir
Oh vous avez vu là-bas …
Oh avez appris là-bas
Ce que je devrais savoir

Oh si vous venez ici
Me parler de votre voyage
Oh si vous venez ici …
Oh si vous venez ici
Vous moquez pas de mon âge

Vous savez cet horizon
Est consolation si brève
Vous savez cet horizon …
Oh et ce trop-plein de rêves
Que voulez-vous ? que j’en crève ?

Compagnie blues

J’avais laissé la porte ouverte
Est entré un drôle de Monsieur
J’avais laissé la porte ouverte …
Il n’était ni jeune ni vieux
Ne portait ni fourche, ni corne, ni queue

Il m’a salué m’a souri
Et il s’est assis à notre table
Il m’a salué m’a souri …
Puis ont commencé ses fables
Il était vraiment intarissable

Mais tout ce que j’essaie de faire
C’est vous dire ici l’indicible
Mais tout ce que j’essaie de faire …
Moi j’étais si invisible
Et pourtant la plus parfaite des cibles

Dans son carquois se dressent

Dans son carquois se dressent
Et des flèches d’or et des flèches d’argent
La tête de son cheval caresse
L’idée d’affronter le vent
Les flammes du dragon et la fleur
Comme les nuages au vol ivre
Tous les manants pleurent
Car ils ne peuvent la suivre

Les oiseaux prennent la tangente
De la forêt des angles obtus
Ils virent, volent et enfin chantent
Sur la corde de l’arc tendue
La solution du rébus : marcheur
Le soleil cercle de cuivre
Puis certaines ombres pleurent
Car elles ne peuvent la suivre

Tout le monde est de jury
Au grand concours de ricochets
La rivière rêve d’être son lit
La lune se verrait pour chevet
Ainsi va la danse de ses heures
L’aube fera fondre tout le givre
Et de joie la vie pleure
Car elle peut la suivre

Un début

C’est la première fois
Que je reprends le même chemin
Qu’ayant fait un rêve je m’y tiens
C’est la première fois
Que je répète la même requête
Prends la mer avec sa tempête

Parce qu’une autre fois
J’aurais regardé le niveau du verre
J’aurais opté pour la machine-arrière

Il y a un début à tout dis-tu
Et tu as raison que veux-tu
C’est la première fois …
Que je continue

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