Je ne peux pas l’aimer à ce point

Telle
Une ballerine danser
Telle
Une maîtresse glisser
Sur tant de fausses pistes
Telle vipère

Chanter
Changer
Totalement la nature des choses
En un clin d’œil

Plusieurs histoires
Dans chaque paume
Alors qu’au même instant
Mes mains étaient vides
Et crispées
Faire fi
De toute ma poésie
Bien qu’étant pour elle
Mettre le doigt
Appuyer sur
L’inutilité de tout ça
Pire
En rire

Toutes questions
Toutes réponses
Tout savoir et tout dire

Une chance cruelle
Quelque pu être le jeu

Le regard noir
Aucune tendresse
Descendre
Des fleuves d’indifférence

Imaginer
Une suite à donner à tout ça

Me fixer longtemps
Intensément
Alors qu’elle me savait déjà hypnotisé

Regarder ailleurs
Vers d’autres plus à même
De la guider ou de la consoler
Au choix

On est tous autant qu’on est

Nous sommes minuscules sous la voûte
Nous attendons les premiers mots glacials

Si des ombres palpitent
Autour
Nous avons peur
De savoir pourquoi

Des têtes baissées regardent leurs pieds
Leurs mains ou le vide associé

Des hommes des femmes qui …
On est tous autant qu’on est
Des hommes des femmes qui …
Des hommes des femmes qui …
On est tous autant qu’on est
Des hommes des femmes qui …

Je voudrais pouvoir rêver
A des choses douces
Des endroits neutres
A des horizons
Dont on peine
A entrevoir la fin

Il me faudra absolument trouver
Le courage d’oublier et
De me souvenir

La sensation

Pour
Une fois les laisse comme ça
Ne les relève pas derrière l’oreille
De profil
Des cheveux lui barrent la joue
Vont jusqu’à la commissure

La sensation …
Je pense à la sensation

Sur
Le clavier de son ordinateur
Comme ceux d’une pianiste
Ses doigts
Ou allant s’enrouler autour
De quelque fruit trop mûr

La sensation …
Je pense à la sensation
Car sans cesse …
Parler en son nom
En son nom

Une
Tige frêle enserrant sa cheville
Arabesque le long de sa jambe
Tatouage
Que je ne peux qu’imaginer
Tombant sur ses chaussures

La sensation …
Je pense à la sensation
Cette sensation …
Qui fait faux bond
Fait faux bond

J’avais l’habitude

J’avais l’habitude
De reculer des quatre fers
Devant les brigades
Du doute
L’habitude d’avoir
De longues obsessions
Des femmes

J’avais l’habitude
De m’étonner du monde
Devant sa folie
Son calme
L’habitude d’avoir
Toute lenteur
En horreur

J’avais l’habitude de monter quatre à quatre
Les escaliers de mes désirs
Tout rêve nouveau de l’accueillir
De me laisser cueillir
Par l’effet de foehn

J’avais l’habitude d’être jeune

J’avais l’habitude
De ne jamais finir
Les repas même
Les meilleurs
L’habitude d’avoir
Des certitudes
Ces leurres

J’avais l’habitude
De danser sur l’échine
De mes nuits
Les blanches
L’habitude de n’avoir
Pour habitude
Aucune routine

J’avais l’habitude de monter quatre à quatre
Les escaliers de mes désirs
Tout rêve nouveau de l’accueillir
De me laisser cueillir
Par l’effet de foehn

J’avais l’habitude d’être jeune

Complices

Si je devais revenir
On ne revient pas
Mais admettons
Jamais
En arrière si je devais revenir
Ne serait-ce pas là
Et ce jour-là ?

Aujourd’hui c’est difficile
Tout aplani, gravillonné
Une voiture à sa place

Un sureau
Il y avait un sureau là-bas
Contre le mur de la grange
Et sa robe d’été était rouge
Avec des points blancs

La pluie dégoutte
De toute
La carrosserie
Ma complice
En mélancolie

Elle souriait
Comme l’herbe souriait
Qui lui caressait
Juste ce qu’il fallait
De cuisses
Ma complice
En espièglerie

Mezzanine

Moi
Si je suis bien là
J’y suis invisible
Dommage collatéral
Si tout tombe en ruine
Si la guillotine …

Mezzanine
Fais-moi signe
Fais-moi un signe

Je passe la machine
Un coup dans un sens
Un coup dans l’autre
Le dernier pour Papa
Hop, tout est propre

Et j’en vois
Qui en font
Des caisses
Qui en connaissent
Un rayon
Qui en ont
En réserve

Mezzanine
Fais-moi signe
Fais-moi un signe
Dis-moi
Que voit-on par toi ?
Un reste d’énergie ?
Un début d’agonie
Dans de beaux habits ?

Dis-moi
Ta petite petite société
Ses petites hiérarchies
Ses petites pauvretés
Les petites petites fiertés
Et les petits camouflets

Tu dis quoi

Baisse la tête
Baisse la tête
T’es presque à terre
Dommage collatéral
Si tout tombe en ruine
Si la guillotine …

Les Grandes Fougères

Ce soir aux Grandes Fougères
N’a pas commencé notre labeur
On attend le changement d’heure
On en a fait toute une cafetière
On peut en rire jusqu’aux lueurs

Ce soir aux Grandes Fougères
Trop peu nombreux pour une cène
On vient d’écouter Ferré, Knopfler
R.E.M. et Leonard Cohen

Il faut nous y faire
On a la vie devant nous, il faut nous y faire
Il faut nous y faire
On a la vie devant nous, il faut nous y faire

Et si je me projette dans l’avenir
Je peux nous voir à travers
Ce voile blanc devant certains souvenirs

Et si je me projette dans l’avenir
On a la vie devant nous, il faut nous y faire
Il faut nous y faire
On a la vie devant nous, il faut nous y faire

Surprises

J’aime bien les surprises quand la surprise du jour c’est elle
J’aime bien mes journées ici quand elle en prend une part
J’aime bien ce travail quand je me dis le faire pour elle
J’aime bien les surprises quand elles n’doivent rien au hasard

Depuis un bon moment déjà
Dieu parle, je l’écoute pas
Il peut m’excommunier
Je ne sais pas me crucifier
Car je regarde au-delà
De son épaule d’acier

Rien que je veuille modifier
D’autres psaumes à psalmodier
Rien que je veuille justifier
D’autres péchés à confesser

Mais des fantasmes de
Nymphes, d’houris
De muses, d’égéries
De dryades
D’hamadryades
Mais des fantasmes de

La divine remonte l’allée
Elle le fait à pas comptés
Elle le fait à pas comptés
Voilà mon nouveau métier

J’aime bien les surprises quand la surprise du jour c’est elle
J’aime bien mes journées ici quand elle en prend une part
J’aime bien ce travail quand je me dis le faire pour elle
J’aime bien les surprises quand elles n’doivent rien au hasard

Salamandre

Au gré
Au gué
En creux
Au creux
De la salamandre
Je me ressemble à me méprendre

Douleur
Enflée
Ancrée
Au cœur
De la salamandre
A quoi pouvions-nous prétendre ?

Destin
Enfin
Devine
La ruine
De cette Samarcande
Que m’reste-t-il pour me défendre ?

Au feu
C’est mieux
Du dos
La peau
De la salamandre
Je me ressemble à me méprendre

Dernier rêve

Vous portiez un panache des tenues
Avec lesquelles je vous avais vue
Vêtue de cette manière complexe
Vous n’pouviez qu’incarner le sexe

Je voulais savoir ce que ça pouvait signifier
Je voulais savoir ce que ça pouvait signifier

Je voulais que me soit révélé le grand mystère
Le grand mystère de mousse et de bruyère
Le grand mystère de feuilles et de branches
De bouches, de seins, de cuisses, de hanches

Vous étiez dans mon dernier rêve
Je voulais savoir ce que ça pouvait signifier
Vous étiez dans mon dernier rêve
Mon dernier rêve éveillé

Maintenant que je ne sais de quoi je crève
Maintenant que je ne sais de quoi je crève
Que je ne suis que ce de quoi je crève
Maintenant que je ne sais de quoi je crève

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