Montparnasse

Une petite gare près d’Orléans
Attristée par la pluie, le vent
On ne s’arrête que trois minutes
On a forcément un autre but

Toutes ces filles je me le rappelle
Aux yeux couleur … d’un train qui passe
Ce que je fus vraiment pour elles
Jamais Saint-Lazare, Montparnasse

Le temps Sophie

Qu’il est tard
A mes lèvres
Surgiront
Souvenirs
De plaisirs
Reviendront
Quelque soir
Des ténèbres

Les chemins
Escarpés
Ces chemins
Empruntés
Par mes doigts
Les voilà

Et partout
Oh oui où
Sur ma peau
Va rester
Et bientôt
Le passé

Car la route
Est sursis
Voir pour qui
Comme le doute
Officie

Le secret

Près de la mer, là où les rafales projettent le sable contre les rochers, où la chanson des vagues s’entête contre celle des hommes, à côté de l’arbre clairsemé qui semble servir de métronome, la maison avec le long sentier derrière, qui va plonger dans les terres …

C’est à l’intérieur de cette maison où juste en haut de l’escalier on peut trouver le salon, avec faisant face au balcon, son canapé et sa brûlure de cigarette et son souvenir de comment elle a été faite …

C’est dans le couloir à droite, derrière la première porte, dans la chambre verte, l’armoire près de la fenêtre …
C’est à l’intérieur de celle-ci, sur la dernière étagère, entre deux piles d’habits, dans une boîte en fer au couvercle un peu cabossé, avec quelques menus objets, qu’il y a le secret … notre secret …
Il est là, sur le papier qu’il faut déplier, et c’est entre les lignes qu’il faut le chercher, dans tes mots qui commencent à s’effacer.

Chiens

Moi j’ai juste super envie de rien
Moi j’ai juste super envie de rien

On n’me sert de la tendresse
Que sur des milliers de sms
N’ai que pour seule pitance
Un bol de lourd silence

Un chien qui me ressemble
Le matin me tient en laisse
Qui s’assemble se ressemble ?

Moi j’ai juste super envie de rien
Moi j’ai juste super envie de rien
Et j’en connais bien le chemin
Le plus beau des derniers trains
Moi j’ai juste super envie de rien
Moi j’ai juste super envie de rien

Sur le marché aux Loups
A la Foire des Innocents
On peut prendre des coups
On peut perdre ses dents

« Il m’agace bien ce chien
Quand il n’écoute rien ! »
Mais elle l’porte à son cou

Moi j’ai juste super envie de rien
Moi j’ai juste super envie de rien

Ménage à trois

If the road leads to eternity
Hard when the bottle’s empty
And I’m a too slow rider
Left our little town in Canada
In a strange ménage à trois

Our world is here, she says
Our life is now, she says
Look her happy girl’s waves
Betty, my shining black and blue
Betty, Miss Betty, oh I love you

People are thieves and danger
In the rain and in the thunder
I saw a lot of natural losers
We tried to move to Arizona
In our strange ménage à trois

Betty, my shining black and blue
Betty, Miss Betty, oh I love you
Betty, Betty black, Betty blue
Betty, Miss Betty, oh both of you

I’ll follow wherever she goes
No matter what Betty she chooses
Even with a little silent prayer
We are close to the frontera
In our strange ménage à trois

Our world is here, she says
Our life is now, she says
Look her happy girl’s waves
Betty, my shining black and blue
Betty, Miss Betty, oh I love you

( Bleu )

Une image qui lui était venue en rêve. Elle était forte mais aussi d’une manière incompréhensible, floue. Dans le rêve, il avait eu une impression de bleu et de rouge. A son réveil, il n’avait retenu que ça de cette image et que cette image de ce rêve.
Ça l’avait obnubilé une partie de la matinée. Si bien qu’au bout d’un moment, il put affiner l’image : un point bleu sur un fond rouge.
Il savait où il était. Il était sur le seuil de leur maison. Si il le savait, c’était par rapport à la distance qui le séparait de ce qu’il voyait. Il était seul dans la maison. Il le sentait. Il n’avait pas besoin de regarder derrière lui pour ça.
La direction vers laquelle il regardait, c’était le pré là-bas à côté de la grange. Leur troupeau de vaches s’était regroupé le long de la clôture.
Et il le comprit, ce qu’il cherchait en sortant comme ça sur le seuil, c’était sa mère. Elle n’était pas à la maison avec lui et c’était bien elle qui était là-bas au milieu du troupeau, c’était forcément elle. Elle était sûrement en train de les compter et de les examiner pour voir si toutes allaient bien.
Le bleu, la couleur de son tablier.
Finalement, une simple image de son enfance.

C’est dans ce bar

Boire boire boire
J’aimerais pouvoir
Voir voir voir
Qu’est-ce que veut dire tout ça
Qu’est-ce que ce principe-là

C’est dans ce bar que j’ai laissé mon appétit
Dans ce bar mon argent et les clés de ma vie
C’est ce bar où j’ai tout laissé
Se vider en remords en regrets
Aller à vau-l’eau
A en devenir schizo

Mais non, c’est pas celui-là

C’est dans ce bar qu’a commencé notre histoire
Dans ce bar que j’ai accroché ton regard
C’est ce bar que j’ai à mon revers
Avec la belle compagnie de l’enfer
A la morte fontaine
Que je me promène

Mais non, c’est pas là, tais-toi

C’est dans ce bar le plus beau de mes écarts
Dans ce bar où tu m’as rejoint au comptoir
C’est ce bar où je veux commencer
Ou bien alors commencer à arrêter
Personne ne rembourse
Et ça coule de source

Boire boire boire
J’aimerais pouvoir
Car car car
Encore ce soir
J’m'sens sobre parmi les ivrognes
Ou aveugle dans un hôtel borgne

Alors venez oui venez
Me voir à ce comptoir
Venez versez remplissez
A ras mon verre d’espoir

Espero

Assis seul à une table
Je regarde mon portable
Jette un œil à la terrasse
Un couple avec enfants passe
J’attends en faisant semblant de t’attendre
Assis derrière le volant
Je regarde droit devant
Un paysage comme inutile
Les aiguilles paraissent immobiles
J’attends en faisant semblant de t’attendre
J’attends en faisant semblant de t’attendre
Que le passé vienne me reprendre
Debout et une pluie fine
Je regarde des ballerines
Il tire fort sur sa laisse
Le petit chien noir sans cesse
J’attends en faisant semblant de t’attendre
Debout donc au comptoir
Je regarde reste un quart
D’autres aussi espèrent
Comme moi face à leur bière
J’attends en faisant semblant de t’attendre
J’attends en faisant semblant de t’attendre
Que le passé vienne me reprendre
Couché un rayon de soleil
Je regarde elle se réveille
C’est notre certitude
Rien à comparer à l’habitude
J’attends en faisant semblant de t’attendre
J’attends en faisant semblant …
Que le passé vienne me reprendre !

La reine

Je l’aime et …

La reine est sur son trône. Elle gouverne son royaume.

Son trône est parfait. Son royaume est partout.

Que me faut-il faire pour une audience auprès d’elle ? Et si je l’obtiens ? Dois-je y faire étalage de toute ma peine ? Ou bien la lui dissimuler ?

Ikebana

Du soleil sur la maison
Et un chat sur le perron
Et je viens de me réveiller
Avec une vieille, vieille idée

Ikebana
Je ne sais pas quoi
Sans doute composer
Mon bouquet
Avec des regrets

Je suis assis en terrasse
Un livre ouvert un café
L’appel de la ville trace
Ma tête au firmament
Ne sais plus où la donner
Une rumeur va s’amplifiant
Dans les arpèges du vent
Mon regard accroche le hasard
Le torrent des possibilités
Même si je viens d’arriver
Je me teste sur le départ

Ikebana
Je ne sais pas moi
Sans doute mon bouquet
Le composer
Avec mes regrets

Je suis debout maintenant
Et une chaise est renversée
Ma femme regarde un instant
Des yeux qui l’ont occultée

Ikebana
Je ne sais pas moi
Sans doute composer
Avec des regrets

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