V. s.

Textes divers

 

Le jour et la nuit 23 mai 2017

Classé dans : ( Cahier recyclé ) — V.s. @ 18 h 13 min

Le jour creusois d’une nuit parisienne
Le jour religieux d’une nuit païenne
Le jour indécis d’une nuit déterminée
Ou le jour cendres d’une nuit brasier

Le jour éclipsé d’une nuit étoilée
D’une nuit inventée
Le jour imaginaire
Le jour ver de terre
D’une nuit aux cimes
Le jour assassin de sa nuit victime

On est le jour et la nuit
On est le jour et la nuit
Tu es le jour, je suis la nuit
C’est toujours ce qu’elle me dit

Le jour morne plaine d’une nuit Etna
D’une nuit Esmeralda
Le jour Quasimodo
Ou le jour radeau
D’une nuit Santa Maria
Le jour Malraux d’une nuit Garcia Lorca

Le jour Qui es-tu ? d’une nuit J’sais pas
Le jour Dis-moi tout d’une nuit etc …

On est le jour et la nuit
On est le jour et la nuit
Entre le jouir et le nuire
C’est ce que je lui fais dire

On est le jour, on est la nuit
Mais on est le jour et la nuit
On est le jour, on est la nuit
Mais on est le jour et la nuit

 

 

02 – 08 – 2012 17 mai 2017

Classé dans : ( Journal intime ) — V.s. @ 17 h 44 min

Je l’aime et …

Aujourd’hui je me sens comme ce jour où ça paraissait facile. Où je voulais absolument le suivre, faire comme lui. Pour lui, ça n’avait rien été. Alors pourquoi ça aurait dû être quelque chose pour moi ?

Il avait pris son élan et il avait atterri de l’autre côté. Au moment où je m’apprêtais à l’imiter, j’ai entendu quelqu’un derrière moi et cette voix disait de ne pas le faire. Je n’ai pas réfléchi à ça, j’étais déjà lancé. Je n’ai pas pensé à ça, je ne voulais pas. Je voulais le suivre, c’est tout. Et peut-être avoir la possibilité après, comme il l’avait fait lui, si tel était mon souhait, d’arborer ce sourire de vainqueur sur mon visage. Même si finalement, j’aurais sûrement opté pour la fausse modestie.

J’ai bondi. Et mon pied s’est dérobé en touchant la pierre, cette même pierre sur laquelle je l’avais pourtant bien vu y poser le sien. Et je suis tombé dans la rivière.

Un moment qui m’a paru très long, j’ai battu des mains, essayant d’attraper quelque chose et en fin de compte, c’est à cette même pierre, celle qui m’avait en quelque sorte trahie, que je me suis raccroché. Puis on m’a sorti de l’eau.

Oui, ce jour-là, rien, personne n’est mort, ni moi bien sûr, mais pas non plus le sentiment qui m’a assailli alors que j’avançais sur le sentier derrière la classe, mes habits tellement lourds sous un soleil moqueur.

 

 

06 – 01 – 2009 15 mai 2017

Classé dans : ( Journal intime ) — V.s. @ 18 h 10 min

Je l’aime et …

C’est un rêve encore qui me réveille.

Je reste longtemps la tête sur l’oreiller, essayant d’ouvrir les yeux en grand, puis, les fermant à nouveau un moment quand je les rouvre et décide de me tourner, de m’allonger sur le dos, je la vois déjà se levant et s’éloignant vers la salle de bains.
Lorsqu’elle en revient, je suis toujours dans la même position, je n’ai pas bougé d’un cil. Mais alors je le fais pour lui sourire.
Je la regarde … le visage … tout d’abord puis je descends … mais descends encore … et encore … jusqu’à ce que le matin … et moi, nous soyons complètement affolés …
Viens, fais-je.
T’aimerais, hein, que je vienne ? fait-elle.
Oui, j’aimerais.

Je ne sais pas si elle vient.

 

 

11 – 02 – 2005 9 mai 2017

Classé dans : ( Journal intime ) — V.s. @ 18 h 14 min

Je l’aime et …

Dis-moi, ma chérie, quelle est cette série ?

L’enterrement puis … survient la maladie ?

Si j’étais policier, je pourrais : capturer le criminel, me lancer à sa poursuite et en recevoir l’ordre.

Tu es enceinte, ne l’es plus et le redeviens. Ma chérie, combien d’enfants qui ne naissent jamais avons-nous ?

L’histoire d’amour et, je suppose viendra, le jour où je t’ai connu. Est-ce qu’après la séparation reviendra cet instant-ci ? Où je te demande : Quelle est cette série ? Combien d’épisodes, combien de saisons ?

 

 

J’aime la musique mais les chats noirs … 3 mai 2017

Classé dans : ( La vie est une fantaisie ) — V.s. @ 18 h 17 min

Gardien de nuit. Oui, c’est ça, je garde la nuit. Toutes les fois et elle luit. En fait, je lui tiens compagnie. Je m’imagine un peu la retenir aussi avant qu’il lui vienne l’envie de s’en aller du côté de l’Asie. Oui toujours, le jour surgit et c’est normal, elle m’oublie.
Mon patron, qui est un obscur apôtre, ne connaît rien de mes autres vies ; il croit que ce fut toujours pour moi cette même litanie. Que je zieutais déjà le dessous des armoires et sursautais aux courses de gros rats noirs … mais j’aimais la musique. Et j’aime toujours la musique.

Aiguilleur du ciel. Oui, j’ai aiguillé le ciel, avec des mains en ombrelles, des aimants aux semelles. En fait, je lui tenais compagnie aussi. Mais bien sûr il me prenait pour une fourmi, se foutait carrément de mon avis.
Mes collègues me traitaient en abruti, me faisaient des vacheries, des blagues de toutes sortes, des seaux sur le dessus des portes, jusqu’à ce qu’une fois, ils me fassent croire que Dieu venait là avec son lourd pas noir … mais j’aimais la musique. Et j’aime toujours la musique.

Laboureur de mer. Voilà, j’ai labouré la mer, striant un peu l’immensité, des poissons aux pieds. Elle aussi, je lui tenais compagnie.
Les autres me laissaient à l’écart, me surprenant dans le brouillard, utilisant mes peurs de toutes sortes dans de sales coups pour que je m’emporte, jusqu’à ce qu’ils cassent ma guitare alors que j’étais coincé sur le grand mât noir … mais j’aimais la musique. Et j’aime toujours la musique.

Chasseur de papillons. Mais … vous le sentez déjà : je n’avais pas la vocation pour me monter une collection.
La psychologue, après tous les tests de Rorschach, m’a fait comprendre son embarras. Mes yeux se sont accrochés par hasard dans les fins sillons de ses beaux bas noirs … mais j’aimais la musique. Et j’aime toujours la musique.

Gardien de nuit. Je garde la nuit et toutes les fois, elle me nuit. Mais je continue : je lui tiens compagnie. Et si des fois certains matins, certains soirs, des nuages se ramassent en de gros tas noirs … mais j’aime la musique. Et j’aime toujours la musique.

 

 

15 – 10 – 2008 30 avril 2017

Classé dans : ( Journal intime ) — V.s. @ 11 h 01 min

Je l’aime et …

Le temps et la distance qui nous séparent s’associent, laissent sur moi l’impression d’être couché sur le dos à même le sol froid du transept d’une église, tentant de me remettre debout, de regarder l’autel, d’en enregistrer durablement les différents éléments, comme je le ferais pour l’église entière, comme je le ferais pour chacune des scènes bibliques sur les vitraux, à travers lesquels passe un soleil éblouissant.

 

 

Bossa nova 21 avril 2017

Classé dans : ( La vie est une fantaisie ) — V.s. @ 18 h 08 min

Sur le chevet Fleurs de ruine de Modiano
Sur la platine le l.p. joue Corcovado
Oh le beau, le beau
Le beau cadeau
Mais ce qu’on ne voit pas
Le sable blanc dans les draps
Souvenir des amants
Tous disparus sûrement
Sur la plage de Copacabana

Sur le chevet Chien de printemps Modiano
Sur la platine lentement Desafinado
Oh le beau, le beau
Le beau cadeau
Mais ce qu’on ne voit pas
Le sable blanc dans les draps
Souvenir des amants
Tous disparus sûrement
Sur la plage de Copacabana

Sur la platine How insensitive Mme Gilberto
Sur le chevet Voyage de noces de Modiano
Le cadeau, quel beau
Quel beau cadeau
Mais ce qu’on ne voit pas
Le sable blanc dans les draps
Souvenir des amants
Tous disparus sûrement
Sur la plage de Saint-Jean Cap-Ferrat

 

 

Introduction 9 avril 2017

Classé dans : La maison de bois — V.s. @ 17 h 37 min

Voilà. La Maison de bois est finie. Il est donc temps que je fasse une introduction. Comme il s’agit d’une catégorie d’un blog, le dernier texte devient le premier, le dernier fut le premier posté et cette introduction sert aussi de conclusion, ce début de fin. Mais ce n’est pas très grave, cette suite de textes est je l’espère une espèce de palindrome, comme ceux de L’histoire de Baptiste.
Dans ma tête, il y a trois parties distinctes. La première allant jusqu’à « Je vais voir l’heure à la gare », la troisième commençant avec « Portée disparue / Alice est si là », la deuxième pouvant s’appeler Les coquillages. Trois parties, parce que trois c’est bien, vingt-neuf textes parce que c’est comme ça et neuf personnages principaux dans le groupe parce que c’est la vie.
Hélène et Franny sont sœurs. Max et Marianne sont en couple, la maison de bois est leur foyer, Sarah est la fille de Max d’un précédent mariage, ensemble ils ont deux autres enfants en bas âge. Au moment des faits, tous les autres sont de jeunes adultes.
Thomas est le je. Un jour, il avait demandé à son père la raison pour laquelle celui-ci lui avait donné ce prénom. Son père lui répondit : « C’est à cause de Dylan Thomas. J’ai pris son nom pour t’en faire un prénom ». Et il éclata de rire.
Neuf constellations donc, parmi celles qui brillent dans le Petit ciel dont Justine, la jeune fille de Max, parle et si l’on devait en faire la carte, les dessins des constellations seraient obtenus en reliant les lettres formant leurs prénoms selon la place de ces lettres sur le clavier Azerty. La constellation Thomas juste à côté de la constellation Alice.

 

 

Les yeux d’Alice 5 avril 2017

Classé dans : La maison de bois — V.s. @ 17 h 23 min

Malicieux comme nous planons
« Demain, je veux une chanson »
Cet étrange air du Japon

Cache-cachés par ses cheveux
« Mais un baiser, c’serait mieux »
Moi qui exhausse son vœu

Les yeux d’Alice
Les yeux d’Alice
Les yeux d’Alice dans les miens
Et leur mystère dans les miens

Pensifs devant Bob Marley
« Alors, c’est là qu’vous jouez »
Derrière l’écran de fumée

Chatoyants cette soirée-là
« Oh mais, c’est très gentil ça »
La première fois dans mes bras

Les yeux d’Alice
Les yeux d’Alice
Les yeux d’Alice dans les miens
Et leur mystère dans les miens

 

 

Chemins 22 février 2017

Classé dans : La maison de bois — V.s. @ 17 h 32 min

J’ai juste laissé un Mathy
En Gandhi sur le canapé
Dans sa version de « Tu verras »
Dans la rue j’ai juste suivi
Jusqu’à un bar karaoké
Une fille en robe chocolat

J’ai juste rencontré Dédé
Ai demandé le pourquoi
Comment d’sa mine affreuse
M’a dit : Ce film qu’j'ai maté
Les Infirmières 23
Ne s’passe pas en Creuse

Je n’ai fait qu’emprunter des chemins
Je ne vais pas les rendre, c’est certain
Je n’ai fait qu’emprunter des chemins
Et pourrais-je un jour les dire miens ?

Je vais et dès aujourd’hui
Écrire à l’imparfait
Ce que je vis maintenant
Voilà ce que j’me suis dit
Mais je ne l’ai pas fait
M’suis juste laissé le temps

Je n’ai fait qu’emprunter des chemins
Je ne vais pas les rendre, c’est certain
Je n’ai fait qu’emprunter des chemins
Et pourrais-je un jour les dire miens ?

Avant que j’arrive à voler
A Alice un premier baiser
Elle m’a fait lire un poème
Et a dit : Mon seul poème

 

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